Les pires et meilleurs différentiels de la dernière décennie chez le Canadien

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Crédit photo - USA Today

Le différentiel n’est certes pas un outil parfait pour évaluer la valeur d’un joueur. Celui-ci ne prend pas en considération si un joueur est responsable d’un but marqué alors qu’il est sur la patinoire. Le différentiel ne dit pas non plus quels sont les autres joueurs sur la glace en même temps, autant dans la même équipe que chez l’adversaire.

Un différentiel durant un match ne reflète pas toujours le type de rencontre qu’a connu un joueur. Sur une saison, on commence à avoir un portrait plus juste.

J’ai donc décidé de regarder les différentiels cumulatifs de tous les joueurs du Canadien de la saison 2009-2010 à la campagne 2018-2019. J’en ai ressorti les cinq meilleures et cinq pires fiches de la dernière décennie.

 

Les 5 meilleurs différentiels

1- Brendan Gallagher | +49

Travailleur acharné et habile buteur lorsqu’il est placé devant le filet adverse, Brend Gallagher arrive en tête de liste.

Depuis ses débuts dans la LNH, le petit attaquant n’a connu qu’une campagne négative. En 2017-2019, il avait conclu la saison avec une fiche de -13.

Sa meilleure saison à ce jour est celle de 2014-2015 durant laquelle il avait cumulé un différentiel de +18. Il a fini avec un fiche d’au moins +10 quatre fois en huit campagnes.

 

2- Andrei Markov | +46

Général à la défense pendant de très nombreuses saisons, Andrei Markov s’est distinguée autant offensivement que défensivement.

Au cours de la dernière décennie, le joueur russe a connu sa pire saison en 2012-2013, alors qu’il avait terminé avec un fiche de -9.

Ses meilleures campagnes sont celle de 2014-2015 (+22) et sa dernière avec le CH, en 2016-2017 (+18).

 

3- Max Pacioretty | +39

Max Pacioretty était souvent appelé à effectuer des missions défensives. En plus d’être un excellent franc-tireur, l’ailier gauche était plutôt efficace en repli défensif.

Ça ne l’a pas empêché de connaître deux campagnes plus difficiles: 2015-2016 )-10) et 2017-2018 (-16).

Néanmoins, sa fiche de +38 récoltée en 2014-2015 fait énormément gonfler son différentiel cumulatif.

 

4- Tomas Plekanec | +37

L’homme au col roulé a toujours été un bon joueur dans les deux sens de la patinoire.

Au cours de la dernière décennie, Tomas Plekanec n’a fini dans les négatifs qu’une seule fois avec le CH. c’était en 2011-2012 (-15). Le reste du temps, il finissait chaque saison avec un différentiel oscillant entre +3 et +11.

 

5- David Desharnais | +36

En sept saisons avec le Canadien, David Desharnais n’a jamais fait pire que sa fiche de -6 en 2015-2016. Le Québécois a connu ses meilleures saisons en 2013-2014 (+11) et 2014-2015 (+22).

 

Les 5 pires différentiels

 

1- Jeff Petry | -41

Généralement, Jeff Petry est un joueur plutôt apprécié des partisans du Canadien. Le défenseur américain est venu ajouter du talent et de la stabilité à une brigade qui en avait cruellement besoin.

La situation n’est pas rose, mais Jeff Petry fait un travail honnête. Il est toutefois souvent surtaxé. Ça se ressent dans son différentiel cumulatif.

En effet, l’Américain a terminé sous zéro quatre fois en cinq ans depuis son arrivée à Montréal. Généralement, on parle d’une fiche d’environ -5 par saison. Bref, rien de catastrophique.

Néanmoins, son différentiel de -30 en 2017-2018 pèse très lourd dans sa fiche totale.

 

2- Jonathan Drouin | -36

Jonathan Drouin n’a disputé que deux saisons complètes avec le tricolore, mais disons qu’elles ne se sont pas trop bien déroulées défensivement parlant.

En 2017-2018, il avait terminé avec une fiche de -28, alors que l’an dernier, il a conclu avec un différentiel de -8.

Avant de se blesser cet automne, Drouin avait conservé une fiche de +4 en 19 rencontres.

Ça semble s’améliorer, donc gardons espoir!

 

3- Lars Eller | -35

Avec ses 435 matchs dans l’uniforme du Canadien, Lars Eller est de loin celui qui a disputé le plus de rencontres parmi les pires différentiels du CH au cours de la dernière décennie.

On s’est longtemps interrogé pour savoir si le Danois était un joueur offensif ou défensif.

Au niveau de la fiche, disons que son séjour à Montréal n’a pas été rose. Il a commencé avec des saisons de -4 et -5, puis a enchaîné avec une campagne de +8 en 2012-2013. Ça s’est ensuite gâté lors des trois campagnes suivantes (-15, -6 et -13). Lars Eller a ensuite quitté pour Washington.

 

4- Alex Galchenyuk | -34

La carrière d’Alex Galchenyuk était pleine de promesses lorsqu’il a fait ses débuts avec le CH en 2012-2013. Lors de sa saison recrue, le 3e choix au total de 2012 avait inscrit 27 points en 48 matchs, ne plus de conclure avec une fiche de +14.

L’année d’après, il n’a pas connu le même succès, terminant avec un différentiel de -12. Tout a semblé se replacer en 2014-2015 (+8), mais ça n’a pas vraiment été le cas lors des saisons subséquentes (-8 en 2015-2016 et -5 en 2016-2017).

La chaîne a complètement débarqué en 2017-2018 alors qu’il a conclu la campagne avec une fiche de -31. Il a ensuite été échangé aux Coyotes.

 

5- Rene Bourque | -27

Le séjour de Rene Bourque à Montréal a été bref: quatre saisons, 141 matchs et 39 points.

Au niveau des différentiels, ça a débuté avec un -16 en seulement 38 matchs lors de la campagne 2011-2012. Les deux saisons suivantes, Bourque a terminé avec deux fiche identiques de -1.

En 2014-2015, son différentiel de -9 en 13 rencontres a contribué à l’envoyer dans la Ligue américaine, puis chez les Ducks.