Le rush de trouver un entraineur pour les Canadiens

coupe memorial marc bergevin
coupe memorial marc bergevin

« Presser » rime souvent avec « Rater ». En fait, les deux mots riment tout le temps, mais je vous parle du sens et surtout, du résultat. Les partisans du Canadien se sont plaints un peu cette semaine de ne pas encore avoir d’entraîneur-chef 22 jours après l’embauche de Marc Bergevin à titre de nouveau directeur général.

On voudrait bien avoir un entraîneur avant le repêchage, mais à bien y penser, qu’est-ce que ça changerait si on n’en avait pas? L’entraîneur va serrer la main aux joueurs sélectionnés, c’est tout ce qu’on lui demandera les 22 et 23 juin. On peut s’en passer, chez le Canadien. Surtout si l’absence d’un entraîneur à la fin du mois de juin était synonyme d’un processus de sélection de meilleure qualité. Je parle bien sûr de la sélection de l’entraîneur.

Marc Bergevin sait ce qu’il fait et sans vraiment vouloir revenir sur le dossier Pierre Gauthier, il faut reconnaître que Bergevin a l’air un peu mieux organisé. Quand on lui demande s’il a une date butoir pour l’embauche du prochain instructeur en chef, il répond ceci : « Les Devils du New Jersey ont trouvé leur gars au mois de juillet l’an passé, ça ne leur a pas trop fait mal. »

Il faut reconnaître qu’il a raison. L’entraîneur-chef, dans le fond, doit être embauché avant le camp d’entraînement. Un mois avant si possible, mais il n’y a aucune nécessité à l’avoir aux côtés de Timmins, Bergevin et le joueur du Canadien désigné cette saison à la table du repêchage.

Il faut prendre le temps de bien faire les choses. De toute façon, qui a dit qu’on était pressé?

*Photo: @MarioMorissette