Le rachat de Karl Alzner ne viendra pas nécessairement dans les prochains jours

Embed from Getty Images

La fenêtre de rachat de contrat s’ouvre vendredi dans la LNH. Ça veut dire que le nom de Karl Alzner va recommencer à faire surface à Montréal. Après tout, le principal intéressé avait même mis sa maison sur le marché l’été passé parce qu’il pensait être racheté.

Au cours des deux dernières saisons, celui qui a un impact de 4,625 M$ sur la masse salariale n’a joué que 13 matchs pour le Canadien, passant la majorité de son temps avec le Rocket de Laval à la Place Bell. Alors que le plafond salarial stagne et que les rachats vont pleuvoir dans la LNH, le dossier Karl Alzner semble logique à ajouter dans cette pile.

Par contre, comme James Mirtle le note dans l’Athlétique mardi, financièrement parlant, ce n’est peut-être pas la meilleure décision pour le Canadien. C’est ainsi à cause du bonus de signature de 1,5 M$ qui vient avec le contrat de Karl Alzner.

Voici ce qu’un rachat dans les prochains jours donnerait au Canadien via l’indispensable CapFriendly :

En gros, ce que ce tableau démontre, c’est que le Canadien sauverait moins d’argent pour la prochaine saison en rachetant Alzner (666 666$) plutôt qu’en l’envoyant à Laval où il sauverait plus d’un million sur la masse salariale du club.

Un rachat cette année aurait également des conséquences jusqu’en 2024 avec un impact d’un peu plus de 830 000$ lors de deux saisons après l’échéance initialement prévue par son contrat.

Le scénario le plus probable serait donc un rachat en 2021 puisque Marc Bergevin se donnerait plus d’espace pour négocier les nouveaux contrats (ou ceux de leurs remplaçants) de Danault, Gallagher, Petry, Tatar, Armia, Kotkaniemi et Lehkonen.

Voici ce que ça donnerait :

On parlerait donc d’un impact beaucoup moins long, mais comme il est étendu sur deux saisons au lieu de quatre, c’est un impact supérieur de plus de 300 000$ en 2021-22 et 2022-23 alors que le plafond salarial du Tricolore sera beaucoup plus serré. C’est donc un impact légèrement supérieur sur ces deux saisons plus serrées pour libérer 2023-24 de plus de 800 000$ et sauver près de 400 000$ cette année.

Bref, sur le plan financier, même si ce n’est pas parfait, la meilleure option semble être le rachat de contrat en 2021 puisque c’est plus économique cette année et que tu te lies les mains moins longtemps.

En faisant ça, tu t’assures aussi de garder, pendant une saison de plus, un excellent mentor à Laval pour les jeunes défenseurs. Alzner y portait d’ailleurs un « A » sur son chandail. Il a été collé à Josh Brook tout au long de la dernière saison et la vérité, c’est qu’une autre saison de la sorte ne serait pas de trop. Brook n’est pas encore prêt pour la LNH, mais dès qu’il avait une chance cette saison, il vantait l’impact d’Alzner sur son développement.

En plus d’être utile avec les jeunes, c’est aussi un bon défenseur pour le Rocket et son bon jeu en fin de saison lui avait même valu un rappel avec le grand club avant que la pandémie coupe la saison. Pour paraphraser Joël Bouchard, c’est donc un bon vétéran à avoir autour de l’équipe.

Pour revenir au rachat, c’est toutefois aussi ce bon comportement qui pourrait pousser Bergevin à le faire dans les prochains jours même si ce n’est pas son plan A au niveau financier.

Malgré une situation difficile, Karl Alzner a été un vétéran exemplaire au niveau de l’attitude et c’est possible que l’organisation décide de le récompenser en lui donnant le rachat qu’il attendait l’an passé pour lui donner une dernière chance de relancer sa carrière ailleurs dans la LNH.

Ce sera donc un dossier à surveiller au cours des prochains jours puisque contrairement à ce qu’on pourrait croire, c’est une décision assez compliquée pour le Canadien et Marc Bergevin.