Le Canadien poursuivi par l’ex-responsable de la patinoire du Centre Bell

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Crédit photo - Capture d'écran Facebook

L’ancien responsable de la glace du Centre Bell François Martindale affirme avoir été harcelé psychologiquement pendant une vingtaine d’années. L’homme de 58 ans poursuit également l’Aréna des Canadiens parce qu’il affirme avoir été victime d’un congédiement déguisé et injustifié. L’Aréna des Canadiens est en fait la société mère qui gère notamment le club de hockey du tricolore.

 

Harcèlement psychologique

François Martindale allègue qu’un important dirigeant du groupe CH l’a harcelé pendant plus de 20 ans. Le dirigeant en question l’aurait tourmenté jusqu’à ce qu’il quitte son emploi en 2017. Le patron visé par la poursuite aurait dénigré le responsable de la patinoire et l’aurait aussi menacé de le congédier s’il ne se soumettait pas à l’horaire qui lui était imposé. Le dirigeant aurait même menacé

François Martindale de lui montrer la porte s’il osait prendre un congé maladie. `En novembre 1997, l’expert de la glace a du prendre un tel congé en raison d’un épuisement professionnel. Son absence aurait aggravé sa relation avec son patron. Trois ans plus tard, M. Martindale a d’ailleurs été congédié, mais a dû être rembauché après qu’il ait envoyer une mise en demeure. Le harcèlement aurait recommencé et son supérieur aurait ensuite augmenté de manière considérable les tâches du responsable de la patinoire.

 

Étrange attitude de l’organisation

Dans sa plainte, François Martindale ne nomme pas le dirigeant en question. Il affirme toutefois avoir rapporté le harcèlement aux plus hauts dirigeants du Canadien. Ceux-ci auraient alors demandé à M. Martindale de les aider à monter un dossier contre le patron problématique. D’autres employés ont participé à cette enquête interne, mais ont tous été remerciés par l’organisation par la suite.

Lorsque le présumé tourmenteur a quitté ses fonctions à l’automne 2017, la direction du club se serait alors mise à ignorer François Martindale et à tenter de l’isoler.

En janvier dernier, le responsable de la patinoire a appris qu’il était la cible d’une enquête interne, alors qu’il avait maintenu un dossier disciplinaire irréprochable pendant 25 ans. Selon lui, il ne s’agissait que d’une tactique malveillante pour l’inciter à démissionner. D’ailleurs, la direction lui a soumis une offre de règlement; une sorte de congédiement déguisé, selon François Martindale.

Il a refusé de signer le document, mais a tout de même quitté ses fonctions, se disant humilié et traité injustement par l’organisation qu’il a servie de 1994 à 2019. Il a s’est d’ailleurs trouvé un autre emploi sur la côte ouest des États-Unis.

 

Plus de 240 000$ réclamés

Dans sa poursuite, François Martindale souhaite obtenir 166 823 dollars en indemnités, ce qui correspondait à un préavis de 24 mois. Il réclame également 75 000$ en dommages. Sa plainte ne vise pas le dirigeant qui l’aurait harcelé, mais plutôt l’organisation qui, selon lui, lui a fait perdre son travail en montant une fausse enquête de toutes pièces simplement dans le but de le congédier de manière déguisée.