Le Canadien a mis Andrew Shaw dans la vitrine

Embed from Getty Images

Si tu te demandais qu’est-ce qu’Andrew Shaw faisait au centre de la première unité d’avantage numérique hier soir alors qu’il avait été le 11e joueur le plus utilisé par Montréal sur l’attaque à cinq  avant la rencontre, Elliotte Friedman a peut-être la réponse et elle est venue avant même que le match commence.

L’informateur de Rogers a publié son 31 thoughts en fin d’après-midi qu’il a appuyé avec une intervention à la télévision quelques heures plus tard. Dans cette colonne, il a révélé que Marc Bergevin était déterminé à ne pas faire de geste de panique, mais qu’il pense que l’équipe serait prête à se départir d’Andrew Shaw.

Lors de son intervention télévisuelle, il a précisé qu’il pense qu’ils vont tester le marché sur Andrew Shaw. Par contre, comme c’est difficile d’échanger des gars avec des contrats à plus long terme, il croit que l’équipe devra être flexible pour l’échanger, que ce soit en retenant un peu de salaire ou en prenant un gros contrat en retour.

La deuxième option me semble plus avantageuse pour le Canadien puisque cinq ans de rétention peut être encombrant, particulièrement quand on sait qu’il y a une limite au niveau du nombre de contrats retenus. En plus, Montréal est dans une situation rare pour eux alors qu’ils ont de l’espace sous le plafond salarial et ils devraient en profiter pour éponger un gros contrat cette année, ce qui aiderait leur partenaire d’échange potentiel. Après tout, cette place sous le plafond salarial est un atout et Bergevin devrait s’en servir, que ce soit pour s’améliorer ou pour effacer une erreur passée.

Ironiquement, quand l’entente avait été signée, j’avais écrit que le contrat de Shaw allait être plus facile à échanger que prévu. Par contre, je pensais plus à la période à partir du 2 juillet 2019 alors qu’il ne restera que 7,9 M$ à payer sur trois ans, ce qui n’est pas si mal pour un gars qui a un impact de 3,9 M$ sur la masse. C’est ainsi à cause de la répartition des bonus de signature. C’est moins flagrant, mais on le voit aussi si l’on regarde à partir du 2 juillet 2017 puisqu’au lieu du salaire moyen de 3,9 M$ que son impact salarial suggère, il aura un salaire moyen de 3,18 M$ pour le reste de son contrat, ce qui est important pour les formations qui regardent leurs finances de plus près que le Canadien.

Pour revenir à la présence de Shaw sur la première unité d’avantage numérique, celle-ci peut être expliquée par ses prouesses au cercle des mises au jeu, qui ont d’ailleurs été mises en valeur sur le deuxième but (il a fini la soirée 7 en 8). Par contre, c’est difficile de ne pas croire que cette information de Friedman par rapport à sa disponibilité n’a pas eu son rôle à jouer, particulièrement quand on voit que 15 équipes étaient représentées au Centre Bell hier soir. Ça comprend le DG des Jets, Kevin Cheveldayoff, qui est aussi un ancien de l’organisation des Hawks.

Quand la moitié de la ligue se présente à ton aréna et qu’un joueur qui vient d’atterrir sur le marché des échanges est placé dans une bonne situation, on peut certainement se poser des questions même si ce n’est pas la première fois qu’il obtient ce rôle. Marc Bergevin aura toutefois un gros défi devant lui puisque c’est pratiquement impossible d’obtenir autant en retour d’Andrew Shaw que le prix qu’il avait payé pour faire son acquisition. Ce prix fait en sorte que Shaw ne sera jamais apprécié à sa juste valeur à Montréal, mais une transaction pourrait remettre le blâme sur la bonne personne et c’est pour ça que le DG du Canadien sera extrêmement prudent dans ce dossier.

L’intervention d’Elliotte Friedman à propos d’Andrew Shaw