Le Canadien doit résoudre l’énigme de l’avantage numérique

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Ça n’a pas été un sujet trop brûlant cet été à cause de la 13e place du Canadien dans la LNH en termes d’efficacité (19,7%), mais les partisans qui ont un peu plus de mémoire se rappellent que l’avantage numérique du club était un gros problème en fin de saison. À partir de février, Montréal avait le troisième pire avantage numérique de la ligue (12%) et comme on parle d’un échantillon de plus de 30 matchs, ce n’est pas quelque chose que l’on peut balayer du revers de la main.

C’est encore plus vrai lorsqu’on regarde les chiffres de Hockey Abstract, une publication annuelle voulant vulgariser les statistiques avancées. Ces chiffres nous montrent que cette tendance se préparait tout au long de la saison et que l’équipe semble avoir été aidé par un bon % de réussite en début de saison. Il faut dire que ça a peut-être pris quelque temps aux équipes de l’Est à s’habituer à Shea Weber, mais l’ajustement semble avoir été fait.

Au cours de la dernière saison, aucune équipe ne tentait moins de tirs par 60 minutes de jeu sur l’avantage numérique que le Canadien (81,4). L’Avalanche, qui a terminé au 28e rang à ce chapitre, avait trois tirs d’avance. Même les Coyotes, qui ont fini 29es, avait une avance semblable. En 2016-17, si tu as fait quelque chose de moins bien que l’Avalanche et les Coyotes, tu dois te poser des questions.

C’était une baisse de plus de 12 tirs sur la saison précédente alors que le Tricolore était déjà bien loin du sommet de la ligue. D’ailleurs, la moyenne pondérée du club à ce niveau au cours des trois dernières saisons les place au 28e échelon de la LNH, donc c’est un problème qui existe depuis un bon bout et qui a seulement explosé l’an passé.

De ce côté, le départ d’Andrei Markov ne peut pas rassurer, mais c’est peut-être une bonne nouvelle cachée puisque ça ouvre la porte à Jonathan Drouin sur la première unité. Ce dernier excelle dans les entrées de zone contrôlées, ce qui est un problème à Montréal depuis un bon moment. C’est beaucoup plus facile de créer de l’attaque quand tu es capable de revenir en zone offensive après un dégagement et il aidera clairement de ce côté.

C’est un must quand ton avantage numérique est basé sur un défenseur qui tire de la pointe puisque ça crée plus de dégagements. C’est une stratégie qui est de plus en plus douteuse lorsqu’on regarde ce qui se passe à San Jose, mais quand tu as Shea Weber, tu n’as pas vraiment le choix de l’utiliser.

Même si c’est sous son règne que ça a planté, on peut espérer que Claude Julien ait les réponses pour ce problème puisqu’au cours des trois dernières saisons, les Bruins sont ceux qui ont généré le plus de tirs dans cette situation (111,9). J’imagine donc qu’avec un camp d’entraînement, il aura le temps d’assimiler quelques concepts et une philosophie qui aideront Montréal à se sortir de cette situation qui pourrait leur coûter plusieurs points au classement.