La séquence des salles combles du Canadien a pris fin lundi soir

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Crédit photo - Capture d'écran Twitter

Une des plus grandes farces que raconte le Canadien depuis plusieurs années, c’est celle des salles combles. Depuis la saison dernière, et même avant ça, on a pu constater à plusieurs reprises qu’il y avait de nombreux billets non-vendus seulement quelques heures avant une rencontre du CH au Centre Bell. Et si vous êtes allés voir un match des Canadiens ou même si vous le regardez à la télé, vous aurez certainement constaté que des sièges vides, il y en a souvent beaucoup au domicile du tricolore.

L’ancien responsable des ventes et du marketing du Canadien Ray Lalonde avait même remis en doute l’automne dernier les prétendues salles combles que le CH continuait de proclamer à chaque match.

Pourtant, depuis le lockout de 2005, le tricolore continue d’annoncer des salles combles à chaque rencontre présentée à Montréal. Cette mascarade a pris fin lundi soir. Alors que l’équipe de Claude Julien a assommé les Red Wings 7-3, le Canadien a annoncé une foule de 20 323 spectateurs. Or, une salle comble équivaut à 21 302 spectateurs.

La séquence de «salles combles» du CH était la plus longue de la LNH.

 

Geoff Molson l’avait vu venir…

Le sujet de la vente des billets avait été abordé par Geoff Molson lors du tournoi de golf du Canadien il y a un mois. Le propriétaire du club avait dit que les ventes allaient bien. Le premier match à domicile s’annonçait pour faire une autre salle comble.

Toutefois, lorsqu’il a été interrogé sur le deuxième match à domicile, Geoff Molson s’est contenté de dire qu’il «espérait» que celui-ci soit également présenté à guichets fermés.

Il a avoué que son organisation avait beaucoup de travail à faire pour regagner l’appui des partisans.

 

La revente de billets nuit au Canadien

En septembre dernier, Geoff Molson avait aussi dit que la popularité des sites de revente avait modifié la façon dont les partisans achetaient leur billets. Les fans n’ont plus le sentiment d’urgence d’acheter leurs billets; ils savent qu’il y en aura de disponibles jusqu’à la dernière minute.

De plus, les insuccès du club sur la patinoire et à la billetterie font en sorte que le prix des billets sur ces sites de reventes n’est souvent pas très loin du prix que payeraient les amateurs s’ils faisaient directement affaire avec le Canadien.

 

Via Montreal Gazette & La Presse