La cuvée 2018 du Canadien au repêchage se compare favorablement au reste de la ligue

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L’histoire principale qui a suivi le repêchage du Canadien concernait encore une fois le manque de joueurs québécois choisis par le Tricolore lors de cette séance. Il y a deux camps bien établis dans ce débat et ça ne sert à rien d’y replonger, mais heureusement, il s’est dissipé lors du camp de développement de l’équipe alors que les partisans ont pu voir les nouveaux membres de l’organisation pour la première fois.

Bien évidemment, ces camps sont remplis d’optimisme et on a toujours l’impression que le club vient de connaître un excellent repêchage. Malheureusement, ça ne veut pas dire grand chose et c’est juste logique qu’il y ait un gars ou deux qui ressortent lors de ces exercices.

Par contre, ça ne veut pas dire que l’impression que l’équipe vient de connaître un bon repêchage est fausse. Il ne faut juste pas se baser sur des impressions de quelques jours de camp de développement pour arriver à cette conclusion.

À ce niveau, l’exercice d’Emmanuel Perry a un peu plus de valeur. Ce dernier a calculé à peu près toutes les ligues de hockey du monde qui mènent à la LNH pour voir ce que l’équivalent d’un point dans ces ligues vaut dans la LNH. Ça fait en sorte que l’on peut mettre tous les espoirs repêchés  au même niveau et ainsi, voir quels espoirs ont fourni la meilleure production au cours de leur année de repêchage.

C’est là que les espoirs du Tricolore ressortent particulièrement puisqu’ils ont cinq espoirs dans le top 50 (Kotkaniemi, Fonstad, McShane, Hillis et Olofsson). C’est la seule équipe avec autant de joueurs dans ce palmarès et ils sont bien placés puisque quatre d’entre eux sont dans le top 27 et que Kotkaniemi prend le cinquième échelon.

C’est donc vraiment une bonne récolte pour Montréal puisque la meilleure façon de prédire les résultats futurs est de voir les résultats passés. Ça veut dire que si tu veux que tes gars produisent dans le futur, il faut au moins qu’ils soient en mesure de le faire dans leur ligue actuelle.

Ceci étant dit, ce n’est évidemment pas une technique parfaite. Elle ne prend aucun contexte en compte, que ce soit l’âge du joueur ou la qualité de ses coéquipiers, ce qui est toujours important lorsqu’on regarde la production offensive. Comme on parle de statistiques, elles nous montrent aussi que ce qui vient de se passer et non leur potentiel d’évolution, ce qui devient le travail des recruteurs. On peut aussi dire que le Canadien est avantagé par cette formule puisqu’ils avaient une tonne de choix et qu’ils n’ont choisi que deux défenseurs. À cause de leur position, ceux-ci ont évidemment plus de difficulté à se retrouver dans le top 50.

Malheureusement, pour le moment, on ne peut pas évaluer le travail de l’équipe de Trevor Timmins, mais ces statistiques dressent un portrait intéressant des joueurs sélectionnés par le Tricolore, particulièrement en ce qui concerne Cole Fonstad, un choix de cinquième ronde que cette statistique adore. Ça nous donne donc le droit d’être optimiste et on peut seulement espérer que cette production se maintienne et évolue comme il faut dans le futur.

La cuvée 2018 du Canadien