Claude Julien a failli perdre sa job avec les Bruins à cause du Canadien en 2011

Avec les Bruins de Boston qui se sont qualifiés pour les séries éliminatoires pour la 7e année consécutive et qui ont gagné un 4e titre de division sous Claude Julien, c’est le temps de se rappeler que le Canadien a failli détruire cette relation si fructueuse en 2011.

C’est Bob McKenzie qui a confirmé cette histoire sur les ondes de TSN Radio hier après-midi. En 2011, tout s’est bien terminé pour les Bruins qui ont gagné la Coupe Stanley en battant les Canucks de Vancouver en 7 matchs en série finale. Toutefois, ça aurait pu être une toute autre histoire alors que Boston a eu besoin de 7 matchs pour battre le Canadien en 1ère ronde des séries. Selon McKenzie, si Julien perdait ce match 7, il perdait son emploi à Boston.

C’est là que ça devient intéressant parce que ce match 7 n’a pas été gagné facilement par les Bruins. On a eu besoin de la prolongation et c’est Nathan Horton qui a clôt le débat. C’était le 3e match nécessitant une prolongation dans cette série et les 3 ont été remportés par les Bruins. Si un seul de ces matchs tournait en faveur du Canadien, on aurait probablement une LNH complètement différente aujourd’hui. D’ailleurs on peut dire la même chose du match 4 où le Canadien menait 3-1 dans le match et 2-1 dans la série avant de s’effondrer.

C’est l’effet papillon. Si le Canadien gagne cette série, Claude Julien n’est plus l’entraîneur des Bruins et malgré tout ce qu’on peut dire sur lui, avec le travail qu’il fait là-bas depuis 7 ans, l’impact de son départ se serait fait sentir et les Bruins domineraient pas mal moins aujourd’hui. Je ne parle même pas de l’impact que ça aurait eu sur l’organisation des Canucks qui est présentement en chantier. On aurait un autre portrait si ce n’était pas les Bruins qui seraient arrivés en finale de la Coupe.

C’est vrai que ce ne sont que des suppositions, mais c’est fascinant de voir à quel point un but, un match ou une série ait eu autant d’impact sur la LNH que l’on connait aujourd’hui.