Carey Price a le pire contrat de la LNH selon un agent

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Lorsqu’on entend parler de Carey Price dans les sondages à travers la LNH, c’est souvent pour vanter ses qualités de gardiens dans les grands matchs. D’ailleurs, c’est cette qualité de Price qui fait en sorte que plusieurs DG hésitent à laisser une chance au Tricolore d’entrer en séries.

Par contre, un sondage moins flatteur pour le gardien du Canadien a été publié par PuckPedia cette semaine. Ce sondage a été compilé auprès de 25 agents en janvier et en février.

L’une des questions demandait aux agents de choisir le pire contrat de la LNH dans la perspective des équipes. L’un des agents a choisi le contrat de Carey Price. Il est l’une des trois ententes signées par Marc Bergevin dans cette question avec Karl Alzner et P.K. Subban, qui ont aussi reçu un vote chacun.

Il y a deux autres gardiens de renom dans cette liste avec Sergei Bobrovsky et Henrik Lundqvist, donc c’est signe que c’est une position qui est souvent visée par ce genre de critiques.

Pour être juste avec Bergevin, il faut aussi mentionner que Brendan Gallagher a été nommé par un agent lorsqu’ils ont été questionnés sur le meilleur contrat de la ligue pour les équipes. C’est Nathan MacKinnon qui a remporté cette question avec le tiers des votes tandis que Milan Lucic a été le plus « populaire » lorsqu’on parlait du pire contrat.

Pour revenir à Carey Price, on peut imaginer que c’est la longueur du contrat qui cause problème. Évidemment, il mène encore la position avec un impact de 10,5 M$, mais la vérité, c’est que le Canadien a assez de place sur la masse pour éviter que ce soit présentement un problème.

Là où c’est plus problématique par contre, c’est qu’il reste encore six saisons à cette entente et dans un contexte où la hausse du plafond salarial sera fixe en raison de la COVID-19, le Tricolore n’aura pas plus de marge de manœuvre de ce côté pour avaler la pilule plus facilement.

Celle-ci aurait été importante parce que les performances du gardien sont en déclin avec l’âge, ce qui est parfaitement normal. Il ne pourra donc pas maintenir ses performances pour justifier son impact de 10,5 M$ (et plusieurs croient que ce n’est pas déjà le cas) pendant toute la durée de l’entente.

Le Canadien savait certainement ça au moment de signer l’entente, mais ils pariaient sur le fait que le plafond allaient continuer de monter sachant que 10,5 M$ sur un plafond de 100 M$, par exemple, est beaucoup plus facile à avaler qu’avec un plafond de 80 M$.

La bonne nouvelle pour Montréal, c’est que les finances du club allègent le fardeau monétaire de l’entente, ce qui pourrait le rendre plus facile à échanger. Après le 1er juillet prochain, près de la moitié des bonus de signature de Carey Price (34,75 M$ sur 70 M$) lui auront été versés, ce qui fait en sorte que le contrat va être beaucoup plus dommageable pour le plafond que pour les finances à partir de ce moment-là.