Commentaires des joueurs suite à la bagarre de partisans au Centre Bell du match Canadiens-Bruins

Canadiens

Oui, il s’est dit pas mal d’affaires sur les internets par rapport à cette violente bagarre au Centre Bell à la fin du match Canadiens-Bruins du lundi 21 novembre dernier. D’ailleurs, je vous remercie d’avoir partagé si généreusement l’article avec la vidéo et d’avoir ajouté de bonnes informations dans les commentaires. Contrairement aux habitudes des médias québécois, disons que cette scène n’a pas fait couler beaucoup d’encre chez les traditionnelles. Pourtant, je me souviens de la fois où un journaliste s’était fait voler sa plaque d’immatriculation à Philadelphie; on en avait parlé pendant 5 jours…

Du côté des déclarations des joueurs du Canadien, Hal Gill a mentionné ceci à une journaliste de CTV lorsqu’on lui a montré le vidéo YouTube :

Je viens de Boston où il y a une bagarre dans les estrades tous les jours. C’est quelque chose dont vous n’êtes pas fier, mais c’est des choses qui arrivent.

Max Pacioretty n’avait pas grand-chose à dire à ce sujet non plus :

Évidemment, un match comme ça va est sold-out et il va y avoir beaucoup de fans passionnés. Alors peut-être que cela a ajouté de l’huile sur le feu.

En gros, je pense que les joueurs des Canadiens s’en foutent pas mal de ce qui s’est passé dans les estrades. Au moins, ça démontre aussi qu’il s’en balance des insultes lancées par les partisans. Voici ce qu’on pouvait entendre à plusieurs reprises lundi soir :

Hey PK! You’re a piece of shit!

Hey Price! You’re a fucking pussy!

Pacioretty too bad you didn’t die you wuss!

Du côté de l’organisation du Canadien, les agents de sécurité étaient au courant pendant le match que des partisans manquait de savoir de vivre. Est-ce qu’on peut vraiment expulser des fans de hockey pour avoir trop crié? Pourtant, j’ai régulièrement vu des gens se faire sortir du Centre Bell pour des raisons aussi banales que d’avoir infiltré 3-4 Cold Shot sous leur ceinture?

Ceux qui ont pris le temps de lire les commentaires de l’article de la bagarre dans les estrades du Centre Bell n’apprendront rien de nouveau, mais voici un courriel d’un spectateur qui était dans le feu de l’action. Et non, il ne vient pas de Mario Dumont, qui effectivement, assistait au match.

Salut!

J’étais avec un copain au match, j’étais assise dans la rangée entre les tabasseurs et les tabassés. Il y avait 2 mecs derrière moi, des fans des Bruins anglophones (impossible de savoir s’ils étaient de Montréal ou de Boston par contre) et ils étaient franchement désagréables. Après deux minutes de jeu, ils étaient déjà en train de crier des injures et de sacrer. Un en particulier était assez agressif, il criait tellement fort que sa veine lui sautait dans le front. Tout le monde se retournait pour le fusiller du regard. C’est arrivé à quelques reprises pendant le match que les trois gars de Montréal qui étaient devant nous se retournaient pour voir qui était le crétin désagréable.

En fin de 3e période, les pro-Boston exagéraient vraiment dans le langage ordurier. La frustration des gens autour commençait à paraitre. Un des trois gars de Montréal assis devant nous s’est levé et leur a demandé, de façon plus ou moins polie, de se fermer la gueule et lui a lancé un beau fuck you.

L’anglais s’est frustré et lui a dit de venir lui dire à deux pouces de la face. Il n’a pas tardé à le faire. Il a sauté dans la rangée derrière moi pour ensuite ramasser un des gars qu’il a fait tomber dans les escaliers. Ils l’ont roué de coups. Ils étaient deux-trois dessus, tous de la même famille.

De mon côté, le mec avec qui j’étais est policier; le grand rasé dans le coin à gauche sur la vidéo. Il a réussi à maitriser un des gars de Boston, qui était derrière moi, pour l’empêcher de se joindre à la bagarre.

Les agents de la sécurité ont vraiment été rapides pour intervenir. Ça n’a pas pris 30 secondes qu’il y en avait déjà 5-6 qui essayait d’arrêter la bagarre. Ils ont réussi à sortir tout le monde dehors. Ils ont amené les mecs pro-Boston dans un endroit différent. Je ne sais pas ce qu’il leur est arrivé. Une fois dehors avec mon ami, on a parlé aux policiers et aux trois gars de Montréal. Personne n’a porté plainte contre eux, donc ils ont été relâchés. Un des gars de Montréal se trouvait un peu innocent d’avoir pogné les nerfs, mais le mal était déjà fait.

Heureusement, tout le monde s’en sort plutôt bien. Mon ami s’est fait déchirer sa chemise, un homme a brisé son cell et un des fans des Bruins avait la gueule en sang. C’est pas mal ça. Exemple classique de pognage de nerfs.