Le match #2 Raptors-Warriors bat un record de cotes d’écoute au Canada

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Le buzz des Raptors est très grand un peu partout au Canada ce printemps. La formation torontoise a atteint la finale pour la première fois de son histoire. La capitale ontarienne est en liesse, mais l’engouement s’étend vraiment d’un océan à l’autre.

On a eu la preuve concrète lors du match numéro 2 de la finale. La rencontre présentée dimanche a généré des cotes d’écoute moyennes de 4,3 millions de téléspectateurs canadiens. Il s’agit du record absolu pour un match de la NBA. Au total, 10 millions de Canadiens ont écouté le match à un moment ou un autre de la soirée.

 

Toronto n’en a que pour les Raptors

Sans grande surprise, la finale de la NBA monopolise une bonne partie des téléspectateurs torontois. Dimanche, 68% des gens de Toronto qui étaient devant un téléviseur regardaient le duel entre les Raptors et les Warriors.

S’il fallait que Kawhi Leonard remportent ne serait-ce qu’une rencontre à Oakland, on peut s’attendre à ce que ces chiffres augmentent encore davantage.

 

La NBA à Montréal?

C’est une réaction normale: devant l’engouement suscité par les performances des Raptors, plusieurs se demandent si le basket pourrait fonctionner à Montréal. Il faut faire attention: l’attention médiatique et l’enjeu sont à leur comble actuellement.

Traditionnellement, les saisons et séries de la NBA n’ont vraiment pas autant de visibilité à Montréal et au Québec. On en parle peu. Il faut penser qu’une saison de basketball, c’est 82 matchs, dont la moitié à domicile. De plus, il serait hautement irréaliste de croire qu’une nouvelle formation basée à Montréal connaîtrait du succès très rapidement. Une telle équipe aurait beaucoup plus de chances de rater les séries à sa première saison que de se rendre jusqu’en finale.

Le buzz basket est là lorsqu’on a une équipe qui performe bien, mais le public sera-t-il patient? Sera-t-il au rendez-vous match après match, saison après saison et ce, même si la formation montréalaise en arrache?

 

NBA ou MLB?

Pour ce qui est de la comparaison avec le baseball, je suis d’avis que les mêmes interrogations subsistent. C’est long une saison de baseball. Les amateurs seront-ils fidèles et indulgents? Combien de temps leur patience durera-t-elle?

Avec l’absence de plafond salarial, il serait très difficile pour une équipe montréalaise de rivaliser avec les puissances de la ligue. Il faudra beaucoup d’efforts et de créativité pour mettre un club compétitif sur le terrain.