L’étude sur le retour des Expos ne tenait pas compte du taux de change

Baseball

En décembre, Stephen Bronfman et ses associés dévoilaient une étude qui avançait que Montréal était une destination de choix pour la MLB. Selon le groupe d’hommes d’affaires, la métropole québécoise arriverait au 18e rang des 27 marchés de la ligue.

Il y aurait toutefois un problème majeur avec cette étude. Selon Vincent Brousseau-Pouliot de La Presse, l’étude ne tiendrait pas compte du taux de change entre les dollars canadien et américain. Or, lors du dévoilement de cette étude, le taux de change était particulièrement défavorable pour Montréal. Un dollar américain valait 1,34$ canadien et le taux est sensiblement le même un mois plus tard.

 

Une omission qui change la donne

Le journaliste de La Presse a consulté trois économistes qui lui ont tous dit qu’il s’agissait d’une erreur de base qui a un impact majeur sur les conclusions de l’erreur. Les trois jugent qu’il s’agit d’un élément essentiel afin d’étudier la viabilité du retour des Expos.

Si on tient compte du taux de change, Montréal serait donc située au 26e rang sur 27, plutôt qu’en 18e place. Cleveland serait le seul marché avec un revenu médian des ménages moins élevé que Montréal.

L’économiste Pierre Emmanuel Paradis avance également que, si on prend en considération le taux de change, la ville québécoise arriverait au dernier rang des six équipes souhaitant attirer une équipe de baseball.

 

La réponse du Groupe de Montréal

Le groupe mené par Stephen Bronfman a refusé de commenter l’étude et n’a pas non plus l’intention de la rendre publique.

De son côté, CSL, la firme de consultants qui a effectué l’étude, a expliqué qu’elle n’avait pas tenu compte du taux de change parce que son objectif était d’établir le pouvoir d’achat des Montréalais. Ceux-ci sont payés en dollars canadiens; les billets et les différents produits d’une éventuelle équipe de baseball montréalaise seraient eux aussi vendus en dollars canadiens.

Cette explication n’a pas satisfait les trois économistes consultés par La Presse. Selon eux, les revenus d’une équipe de la MLB doivent toujours être calculés en dollars américains, afin d’établir si le marché a les reins assez solides pour soutenir une équipe professionnelle de baseball.

 

Via Vincent Brousseau-Pouliot / La Presse