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Scandale au sein des cheerleaders des Carabins

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Crédit photo - Carabins de l'Université de Montréal

Une membre des cheerleaders des Carabins de l’Université de Montréal a quitté l’organisation en raison d’une activité de financement dégradante.

Dans une entrevue accordée au journal étudiant Quartier Libre, l’étudiante en question affirme avoir refusé de participer à un tirage moitié-moitié organisé dans le cadre du dernier Super Bowl.

Le 4 février dernier, l’activité de financement s’est déroulée dans quelques restaurants La Cage aux Sports et La Station des Sports.

 

Une activité facultative

Or, selon l’étudiante-athlète avait d’abord accepté de participer à l’activité de financement, qui était d’ailleurs un moyen pour les cheerleaders de payer leurs frais d’inscription. Chaque membre de l’équipe doit payer 650 dollars par saison et parmi cette somme, 250$ peuvent être financés via diverses levées de fonds auxquelles les meneuses de claques peuvent prendre part.

Le problème, c’est que les organisateurs du moitié-moitié ont demandé aux cheerleaders d’enfiler leur jupe et d’amener leurs pompons. Elles auraient carrément reçu l’instruction de se «chixer». On rappelle que l’événement avait lieu en plein mois de février.

Quelques membres de l’équipes se sont désistées en raison de l’impératif vestimentaire sexiste et absurde. Ce à quoi les Carabins auraient répliqué : «si vous mettez des photos en bikini sur Instagram, vous êtes capables d’aller à cette soirée avec votre uniforme sans chialer».

La membre des cheerleaders qui a révélé cette histoire au média universitaire affirme avoir reçu plusieurs pressions de la part des Carabins afin de prendre part à l’activité du 4 février. L’étudiante affirme aussi avoir été fortement incitée à se plier au code vestimentaire. Elle a indiqué qu’elle a décidé de quitter l’équipe à la suite de cette affaire.

 

Réaction des Carabins

La directrice du programme du sport d’excellence des Carabins, Manon Simard, s’est dite désolée de cette situation.

Elle a répété qu’ils s’agissait d’une activité de financement facultative et qu’il n’a jamais été dans l’intention des Carabins qu’elle soit dégradante pour les meneuses de claques.

Plus tôt cette année, l’Université de Montréal avait mis en place un programme de formation en matière de harcèlement auprès de ses athlètes et entraîneurs. Manon Simard espère que cette mesure aidera à prévenir d’autres événements du genre.

 

Via Thomas Martin et Marianne Castelan / Quartier Libre