Les 30 ans de «Major League»

Crédit photo - Paramount Pictures

Peu de comédies sportives ont connu autant de succès que «Major League». Le long-métrage de 1989 est non seulement devenu un film culte auprès des amateurs de baseball, il a aussi occasionné deux suites qui, malheureusement, n’ont pas connu le même succès.

MAJOR LEAGUE
Sorti en 1989
Produit par Paramount Pictures
Réalisé par David S. Ward
Mettant en vedette : Tom Berenger, Charlie Sheen et Wesley Snipes
Budget : 11 millions
Recettes : 50 millions
Synopsis : La propriétaire des Indians de Cleveland fait tout en son pouvoir pour que son équipe perde afin de la déménager à Miami

Une histoire Cendrillon réinventée

On a vu plusieurs fois au cinéma un scénario où une équipe sous-estimée connaît des résultats exceptionnels. Cette formule de «l’équipe Cendrillon» a été maintes fois éprouvées.

Pourtant, cette fois, l’équipe en question a à sa tête une propriétaire qui fait tout ce qu’elle peut pour que son organisation connaisse une saison lamentable.

En réunissant des joueurs aux aptitudes et à la personnalité douteuses, Rachel Phelps souhaite que les Indians de Cleveland connaisse une saison désastreuse, afin de faire baisser les assistances et pouvoir déménager le club à Miami.

Et elle ne ménage pas ses efforts: elle change l’avion de l’équipe pour un autobus, refuse de réparer le matériel d’entraînement et enlève aux joueurs l’accès à l’eau chaude pour leurs douches.

Pourtant, l’entêtement de la propriétaire a éventuellement l’effet contraire, celui de motiver les joueurs à se regrouper et connaître du succès sur le terrain.

 

Des personnages hauts en couleur

La force de ce film, c’est la diversité de personnages saugrenus qui composent l’équipe. On retrouve notamment un ex-prisonnier, un adepte du vaudou, un vieux lanceur qui est un fervent chrétien et un jeune homme très rapide, mais qui n’a jamais joué au baseball.

Ce dernier, interprété par Wesley Snipes, est d’ailleurs l’un des personnages les plus mémorables du film. Willie Hays s’invite carrément au camp d’entraînement en se faisant passer pour une recrue. Sa très grande vitesse lui permettra néanmoins d’obtenir sa chance avec les Indians, même si ses talents de frappeur sont pour le moins discutables…