La soeur d’Eugenie Bouchard poursuit un harceleur

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Crédit photo - Capture d'écran Instagram

Charlotte Bouchard ira en cour jeudi.

La soeur d’Eugenie ira témoigner pour l’enquête préliminaire d’un homme qui l’aurait harcelée pendant trois ans.

Danny Arsenault a été arrêté le 15 février 2018 à Verdun. Quelques mois plus tôt, Charlotte Bouchard avait porté plainte à la police.

Elle raconte avoir reçu des milliers de messages sur son compte Instagram. Danny Arsenault lui écrivait jusqu’à 30 fois par jour. Ses messages allaient de la simple expression de son admiration à des commentaires vulgaires.

L’homme aujourd’hui âgé de 40 ans lui disait même qu’ils allaient vivre ensemble. Visiblement obsédé et dérangé, il lui a déjà demandé de ramener du lait à la maison.

 

Harcèlement constant

Bien entendu, Charlotte Bouchard bloquait son compte, mais celui-ci en créait aussitôt un nouveau. Selon la jeune femme de 23 ans, il aurait répété ce manège une quarantaine de fois.

Il écrivait même aux amis de Charlotte pour qu’ils lui parlent d’elle.

Celle qui a 78 000 abonnés sur Instagram affirme qu’elle reçoit régulièrement des messages déplacés. Cette fois-ci, ce qui l’a perturbée, c’est que l’homme ne cessait de lui écrire. Elle recevait ses messages tous les jours. Il ne prenait jamais de pause.

 

La goutte qui a fait déborder le vase

Un jour, il a publié une photo du magasin où Charlotte Bouchard travaillait. C’est cet épisode qui l’a convaincue de porter plainte. Elle affirme qu’elle se sentait alors véritablement vulnérable.

La soeur cadette d’Eugenie ignorait de quoi l’homme en question avait l’air. Elle s’imaginait donc que chaque homme qui la regardait un peu trop longtemps pouvait être son fameux harceleur.

 

Des antécédents de harcèlement

Danny Arsenault en est à sa troisième accusation pour du harcèlement criminel. Il a d’abord été acquitté en mai 2017, puis a plaidé coupable à une seconde accusation en septembre 2017. Il avait alors obtenu une absolution conditionnelle et une probation d’un an sans aucune surveillance.

Dans le cas de son procès actuel, une évaluation de son état mental a été demandée.

 

Via Isabelle Ducas / La Presse