Calem Burger

Édito: Hommage à Jean-Charles Lajoie

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Crédit photo - 91,9 Sports

Cet après-midi, Jean-Charles Lajoie animera sa toute dernière émission sur les ondes du 91,9 Sports.

Devant l’intention des nouveaux propriétaires d’abandonner le sport au profit d’une programmation musicale, JC a accepté une offre de TVA Sports et quitte donc la station pour laquelle il travaillait depuis plus de trois ans.

 

Un animateur incomparable

Je l’avoue, je fais partie des très nombreux auditeurs qui se plaisent à écouter JC étaler sa passion pour le sport avec un langage coloré, des figures de style extraordinaires et une aisance foudroyante.

Dans un milieu où on retrouve d’un côté des analystes et animateurs pertinents, mais peu dynamiques et de l’autre, des commentateurs enflammés qui manquent de contenu, Jean-Charles Lajoie sait concilier les deux comme personne.

Il est un mordu de sports et ça s’entend, mais on réalise immédiatement qu’il est renseigné et connecté sur la réalité sportive. Est-ce qu’il a toujours raison? Certainement pas. Comme tout le monde, il lui arrive de s’égarer ou de simplement partir dans une direction où tous ne peuvent le suivre.

Néanmoins, il le fait toujours avec intégrité professionnelle et intellectuelle.

Lorsqu’on me pose la question, j’ai toujours beaucoup de difficulté à identifier mes idoles, mes modèles sur le plan personnel ou professionnel. Je suis quelqu’un qui aime l’originalité: chercher à identifier un moule est donc quelque chose d’un peu contradictoire pour moi. Néanmoins, je peux avouer sans gêne que l’originalité et le style de Jean-Charles Lajoie m’inspirent énormément.

 

Un génie du micro

Il est vrai que les fans de JC pourront continuer de l’écouter et même de le regarder. Je dois toutefois avouer que c’est pour moi un deuil de voir le coloré animateur quitter les ondes radiophoniques au profit de la télé.

La radio permet une plus grande liberté de contenu et de contenant. La télévision ne permet aucun temps mort; les segments longs sont beaucoup plus rares. Tout est plus rapide, plus découpé et j’ai peur que le style de JC ne soit victime du format rigoureux de la télé.

Je demeure convaincu que c’est à la radio que Jean-Charles pouvait davantage faire profiter le public de sa verve et sa poésie bien à lui.

Je lui souhaite tout de même beaucoup de succès dans cette nouvelle aventure.