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Entrevue // La vie après le hockey de Jean-Pierre Dumont

Nouveau collaborateur sur le 25stanley, on vous présente Frédéric Charette qui vous offrira du contenu hockey approfondi. En guise de première chronique, voici une entrevue qu’il a réalisée avec Jean-Pierre Dumont, ancien joueur de la NHL.

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Jean-Pierre Dumont, comment vivez-vous votre retraite du monde du hockey professionnel?

Tout va bienJe suis content de pouvoir passer plus de temps de qualité avec ma femme et mes 4 filles. Cela est rafraichissant, car être sur la route 41 parties par années n’est pas facile pour la vie de famille. Surtout lorsque tu joues en Europe comme je l’ai fait en fin de carrière. Dans la vie, il faut faire des choix. Ce n’est pas tous les gens qui peuvent s’imaginer ce que le hockey demande comme sacrifice à court ou long terme.

Vous avez dit avoir 4 filles, comment est-ce d’avoir 4 enfants?

Oui j’ai 4 filles: Ella, Ava, Laila et Mya. Elles sont incroyables et elles me comblent de joie chaque jour. La famille est très importante et nous adorons les enfants. Pour ma femme Kristin et moi, chaque jour est une aventure et on s’amuse beaucoup tous ensemble.

Parlons hockey, comment as-tu vécu ton expérience avec les New York Islanders qui ton repêcher en 1996?

J’ai fait deux camps d’entrainement et des parties hors-saison avec les Islanders, mais je n’ai jamais joué le moindre match en saison régulière. J’ai finalement signé avec les Islanders, puis j’ai été échangé le lendemain. Nous avons eu des complications contractuelles. Cela a été long et si je ne signais pas cette journée là, je retournais au repêchage. Le lendemain, j’ai donc été échangé à Chicago. Je crois que l’échange avait été fait la veille, mais il fallait que je signe pour qu’il soit possible. J’ai bien apprécié mon passage à Chicago qui a été le début de ma carrière. Après, nous avons connu des moments plus difficiles et j’ai été échangé à Buffalo avec Doug Gilmour.


Tu as joué à Chicago, Buffalo et Nashville, peux-tu nous parler un peu de ton expérience?

J’ai eu une belle carrière et beaucoup de plaisir à mes débuts à Buffalo. Nous avions une équipe assez compétitive et nous avons eu du succès en saison régulière, mais moins en séries éliminatoires. J’ai eu la chance de jouer avec de très bons joueurs comme Brière, Numminen, Drury, Campbell, Vanek, etc. À Nashville, j’ai eu les meilleurs moments de ma carrière sur le plan personnel et ma famille et moi y avons fait notre niche et d’ailleurs nous y vivons toujours. Nous avons eux de belles saisons, mais l’Ouest est très compétitif. En même temps nous avions une équipe assez jeune.

Tu as connu une super première saison à Nashville, puis l’année suivante vous êtes devenus meilleur compteur de l’équipe avec 65 points. Puis, pour une raison inconnue, ton temps de jeu a diminué. Comment expliques-tu cela?

C’est difficile à expliquer, mais c’est une équipe qui aime faire confiance aux jeunes. C’est ce qu’ils m’ont dit tout en affirmant que j’étais un bon vétéran qui effectuait du bon travail.

Malgré ce discours, Steve Sullivan jouait plus que toi. Qu’en penses-tu?

C’est vrai. Mais maintenant, la LNH est une business et il y a beaucoup de monde avec des intérêts différents. Je n’en connais pas vraiment la raison, mais il semblait lui faire plus confiance.

À ta dernière saison, tu as joué 11 minutes en moyenne par match et tu as inscrit 19 points. Cela n’a pas dû être facile.

Effectivement, cela a été dur, car je n’avais plus d’avantage numérique, plus rien. Cela a été une saison difficile, même si les dirigeants disaient qu’ils étaient heureux avec mon travail auprès des jeunes. Je n’avais pas beaucoup de temps de glace et je savais que c’était ma dernière saison. Je m’attendais un peu à ce que Nashville rachète mon contrat. Ensuite, plusieurs équipes m’ont dit d’attendre. Lorsque j’ai signé à Berne d’autres équipes me disaient encore d’attendre. Mais moi, je voulais jouer au hockey.

Il se murmurait qu’une dizaine d’équipes vous avaient offert des contrats à l’essai. Est-ce la vérité ou juste des rumeurs?

Plusieurs équipes m’avaient appelé pour des contrats à l’essai. Il y avait notamment Vancouver, Boston ou encore Philadelphie. Beaucoup de formations de la LNH m’offraient des essais pour leur camp d’entraînement. Mais ce n’est pas ce que je désirais. J’avais 34 ans et je savais que je pouvais encore bien jouer. Lorsque l’on est à l’essai, c’est compliqué de se faire une place, car les franchises veulent pousser les jeunes qui ont déjà des contrats.

Les rumeurs disaient aussi que tu aurais pu aller à Montréal. Est-ce la vérité?

Non, il ne s’agit que de rumeurs. C’est certain que j’étais intéressé et que cela aurait été une transition facile. Je viens de Montréal, ma sœur et mes parents habitent là-bas. Mais il ne s’est rien passé. Je n’ai jamais été en contact avec eux malheureusement.

Tu as joué à Berne en Suisse durant le Lock-out en 2004-2005 et tu y es retourné en 2011-2012, comment as-tu vécu ton expérience là-bas?

Je n’ai joué que 3 matchs en 2004-2005 alors ce fut bref, mais là-bas les fans sont assez fou hockey également. On entend des chants comme dans les stades de soccer et les partisans restent debout pendant les 60 minutes. On avait des foules comparables à ce que l’on trouve dans la LNH. En 2011-2012, j’ai joué une trentaine de parties et nous avons connu une bonne saison, mais on a perdu en final de championnat. L’expérience fut enrichissante, car le style de vie est totalement différent de ce que nous avons ici en Amérique du Nord.

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Pour d’autres informations exclusives de la part Frederic Charette, vous pouvez le suivre sur Twitter @FC25stanley.


Ce n’est pas une bonne idée d’interviewer un joueur qui vient de subir une commotion

Cette scène s’est déroulée en Australie dans un match de football australien. À la mi-temps, le journaliste devait interviewer un joueur qui venait de subir un énorme plaquage.

Après sa première question, le journaliste en question s’est rendu compte que le gars devant lui est aussi lucide que Benoit Brunet dans le temps où il accompagnait Pierre Houde pendant les matchs du Canadien. Il renvoie donc le joueur au vestiaire pour qu’il ait de l’attention médicale.

À la fin du vidéo, on voit le plaquage que le joueur vient de subir et on peut comprendre pourquoi il était incohérent dans son entrevue !

Via Deadspin


Entrevue // Biznasty commente (en français) la signature de Mike Ribeiro avec les Coyotes

Après l’annonce de la signature de contrat de Mike Ribeiro avec les Coyotes de Phoenix, le 25stanley a placé un coup de téléphone à Paul Bissonnette. Biznasty a aussi donné du props à Patrick Bordeleau. Si vous ne comprenez pas l’anglais, écoutez jusqu’au bout, on traduit les propos du joueur des Coyotes. Pour ceux qui doutent encore d’écouter l’entrevue, Biznasty raconte de bonnes histoires. Ça s’est passé vendredi midi, lors de notre livestream #NHLFreeAgency.


Alex Burrows // Tout ce que vous voulez savoir sur son après-carrière et sa vie secrète sur les internets (Part 2/2)

À part les gens qui me suivent sur Instagram/25stanley, vous n’êtes surement pas au courant que j’ai passé les trois dernières semaines à Vancouver et à Whistler. Grâce à un ex-coéquipier de ligue de garage, on m’a mis en contact avec Alex Burrows. Après quelques échanges de messages textes, le #14 des Canucks m’a donné rendez-vous au Rogers Arena lors du morning skate de l’équipe avant leur match du lundi 18 mars. Après sa douche et sa rencontre avec les entraîneurs, Alex Burrows est venu me rejoindre dans les estrades alors que le Wild du Minnesota s’entrainait. On a jasé un bon 30-40 minutes. Voici le résultat, partie 2 de 2. La première partie de l’entrevue est disponible ici.

JT: C’est certain que tu ne penses pas tout de suite à la retraite, mais tu as 31 ans, donc on va dire qu’il te reste maximum 10 ans à jouer dans la NHL. Est-ce que tu penses à ton après-carrière? Est-ce qu’il y a quelque chose que tu aimerais faire en particulier? Coacher, management, média?

alex burrows - coach - credit: tumblr

Alex Burrows: J’ai signé une prolongation de contrat jusqu’en 2016-2017. Il me reste 4 ans après cette année ici à Vancouver. À court terme, c’est ça le plan. À long terme, c’est sur que j’aimerais rester dans le hockey. C’est ça que je connais le plus. Je ne suis pas allé à l’université; je ne suis allé nulle part à l’école. Alors, j’aimerais rester dans le hockey. Soit être dans le coaching staff ou dans le management. J’aimerais plus cela que d’être dans les médias par exemple. J’y vais des fois dans les médias, j’ai beaucoup d’amis qui font cela à RDS ou TVA Sports, mais j’aimerais mieux être avec une équipe pour l’aider à gagner un championnat. Peut-être devenir assistant DG ou dépisteur. Ou même, j’avais déjà pensé joindre mon agent pour moi aussi devenir agent de joueur. J’aime le côté business du hockey. Mais en ce moment, j’essaye de profiter d’être joueur tous les jours, d’avoir du plaisir à jouer et de vivre le moment présent. Après cela, on verra ce qui va arriver.

JT: Qu’est-ce que tu fais après le hockey? As-tu une autre passion?

Alex Burrows: J’aime suivre les autres sports. Je participe à un fantasy pool de baseball et de football. Avant mes enfants (Alex Burrows a maintenant deux petites filles), je passais énormément de temps là-dessus. J’allais sur l’ordinateur et je regardais les stats de mes joueurs. Présentement, c’est plus du temps en famille afin de jouer avec mes petites filles, mais je suis encore dans mes fantasys pool. L’été, j’aime ça jouer au golf avec mes amis. Je joue aussi au poker. J’aime beaucoup le tennis. Je suis un grand fan de ce sport. Je me suis fait des contacts dans le milieu: je connais Milos Raonic et Martin Larendeau, capitaine du Canada pour la Coupe Davis. Quand ils viennent ici, je les rencontre. J’essaye aussi de me faire des contacts dans les autres sports. Je connais Justin Morneau, qui vient de Vancouver. Il joue pour les Twins. Mes amis et moi sommes allés le voir jouer au Fenway Park contre les Red Sox l’an dernier. J’aime bien faire des road trips de sports avec mes amis. Je suis un passionné de sport.

JT: Tes bonnes adresses à Vancouver? Tu joues au golf où? Tu sors où? Tu bois quoi? Tu conduis quoi?

Alex Burrows: Au golf, je joue souvent à North View qui est à South Surrey. Il y a Marinaside qui est un club privé à Vancouver. Cette saison je n’ai pas encore eu la chance de jouer tellement la saison est condensée. À Montréal, je joue au Falcon qui est à Hudson. C’est à côté de ma maison à Vaudreuil-sur-le-Lac.

Mes marques de vêtements favorites sont Lindbergh et Diesel. J’ai un style relax. Jeans, casquette, running shoes, hoodie.

Côté musique, c’est pas mal de la musique pour enfant. LOL. Dora et Thomas The Train. J’habite à 2 minutes de l’aréna dans Yaletown. Donc quand j’embarque dans l’auto, je n’ai même pas le temps d’écouter une chanson. Disons que je n’ai pas le temps d’écouter beaucoup de musique.

Mon drink l’été sur le bord de la piscine c’est du Captain Morgan Spiced Rum avec du 7up.

Je conduis un Range Rover Sport. Il y a de l’espace pour la famille et j’aime la conduite.

Il y a beaucoup de bons restaurants à Vancouver. J’aime le Glowbal dans YaleTown. C’est un steak house avec une bonne atmosphère. Quand mes parents viennent me visiter, je vais au Vij’s. C’est un bon restaurant indien. À côté du restaurant, tu peux aussi acheter la bouffe du Vij’s congelée. C’est pratique pour les lunchs.

À Montréal, avec mes amis, on aime bien ça aller sur St-Laurent. Globe, Buona, Rosalie. Sinon dans le Vieux-Port. Quand j’étais plus jeune, à 18 ans, j’allais Chez Maurice à St-Lazare boire des pichets.

À Vancouver, c’est rendu difficile de sortir prendre une bière relax. Si je sors avec 3-4 gars de l’équipe, on se fait reconnaitre et c’est difficile de juste jaser et d’être tranquille. Je te dirais que 95% des gens sont gentils. Parfois, surtout des gars, ils y en a qui peuvent être désagréables, donc on sort sur la route.

JT: Que penses-tu des médias de Vancouver? Consultes-tu les réseaux sociaux? As-tu un compte Twitter?

Alex Burrows: Les comptes à mon nom sur Twitter ne sont pas les miens. Ce n’est pas moi pantoute. J’ai un compte pour suivre des gens et savoir ce qui se passe, mais je n’ai jamais tweeté. C’est encore l’espèce d’œuf que j’ai comme image. Je l’utilise pour suivre mes amis, les insiders du hockey ou d’autres athlètes du tennis, football, etc. Je ne tweet jamais, je n’ai pas de followers et personne ne sait que c’est moi.

JT: Alors, tu es top secret sur Twitter. Est-ce que ça t’arrives de googler ton nom? Fais-tu des recherches sur ce qu’on écrit sur toi?

Alex Burrows: Je l’ai déjà fait par le passé, mais je n’ai rien à cacher. Pendant la saison, j’essaye de ne pas écouter ce qui se passe dans les médias de Vancouver, parce que je sais qu’ils parlent des Canucks. Je consulte les médias pour m’informer sur ce qui se passe ailleurs dans le sport en général. C’est à peu près cela.

JT: D’après toi, comment ça Bob McKenzie, Pierre Lebrun et Nick Kypreos sont autant connectés dans le monde du hockey? Comment fait-on pour devenir un bon insider du hockey?

Alex Burrows: C’est des insiders qui connaissent beaucoup de monde et ça fait longtemps qu’ils sont dans le hockey. Le hockey est une grosse business, mais c’est aussi une grosse famille. C’est beaucoup de contacts. Parfois, tu joues avec des joueurs qui sont rendus GM. Tu joues avec des gens qui connaissent d’autres joueurs. Tu commences à te faire des contacts et rapidement tu peux te mettre à connaitre beaucoup de gens.

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Suite à votre réaction de la partie 1 de mon entrevue avec Alex Burrows samedi matin, je vais me forcer pour faire ce genre d’entrevue au moins une fois par mois. Merci de votre support et de vos commentaires positifs.


Alex Burrows // Tout ce que vous voulez savoir sur sa vision du hockey, ses stats et les rumeurs d’échanges (Part 1/2)

alex burrows - canucks - credit: 25stanley

À part les gens qui me suivent sur Instagram/25stanley, vous n’êtes surement pas au courant que j’ai passé les trois dernières semaines à Vancouver et à Whistler. Grâce à un ex-coéquipier de ligue de garage, on m’a mis en contact avec Alex Burrows. Après quelques échanges de messages textes, le #14 des Canucks m’a donné rendez-vous au Rogers Arena lors du morning skate de l’équipe avant leur match du lundi 18 mars. Après sa douche et sa rencontre avec les entraîneurs, Alex Burrows est venu me rejoindre dans les estrades alors que le Wild du Minnesota s’entrainait. On a jasé un bon 30-40 minutes. Voici le résultat, partie 1 de 2.

Les rumeurs de transactions

JT: Avec la date limite des transactions qui approche à grands pas, je n’ai pas le choix de te questionner là-dessus. À quel point les rumeurs sont-elles dérangeantes pour les joueurs? Comment vis-tu cette période de l’année? Est-ce que les joueurs discutent des transactions?

Alex Burrows: Moi, j’aime ça! Premièrement, je suis vraiment un fan de hockey et de sport en général. J’aime cette période de l’année. J’aime savoir quelles équipes vont s’améliorer pour les séries et quelles sont les équipes qui vont vendre. C’est excitant. Évidemment en tant que joueur, quand tu entends ton nom dans des rumeurs d’échanges, c’est un peu plus énervant et ça peut affecter ton jeu. Tu essayes de ne pas trop écouter si ton nom est mentionné. Par contre, ça fait partie de la business du hockey. On a décidé de jouer dans la Ligue Nationale, alors ça fait partie de la job de se faire échanger.

À la date limite des échanges ou au 1er juillet lors du free agent frenzy, j’écoute TSN et Sportsnet. J’aime savoir ce qui se passe dans la ligue : qui s’améliore, qui a pris les bonnes décisions, comment les équipes pensent-elles au futur ou au présent. J’aime analyser les décisions et les différentes théories des DG. C’est certain qu’on va s’en parler entre les joueurs. On se demande si c’est un bon move pour certaines équipes; qui a gagné l’échange? Des fois, on peut penser que telle équipe a gagné l’échange à court terme, mais à long terme, c’est le contraire.

JT: J’espère que tu n’es pas trop tanné d’en entendre parler, mais que penses-tu des rumeurs d’échanges de Roberto Luongo? Est-ce qu’il y a une omerta dans le vestiaire par rapport à cela?

alex burrows - roberto luongo - credit: 25stanley

Alex Burrows: On en a beaucoup parlé et Bobby est très très bon avec cela. Il gère très bien cela. Il est un de mes bons chums alors tout l’été on s’est envoyé des textes pour essayer de savoir ce qu’il allait se passer. L’an passé, il était certain qu’il allait partir, mais présentement il est encore ici. Bobby tente d’aider l’équipe à remporter des matchs. Il a une très bonne chimie avec Schneider. Les deux se complètent bien, mais en même temps, si quelque chose arrive pour le bien de l’organisation… On est chanceux d’avoir deux très bons gardiens de but. C’est surement la raison qui explique pourquoi on a gagné deux trophées du Président. Tous les soirs, on a une chance de gagner avec ces deux gardiens.

JT: As-tu des prédictions par rapport au prochain trade deadline?

Alex Burrows: Cette année, je ne le sais pas. Avec la nouvelle convention collective et le cap salarial qui va descendre l’an prochain à 64M$, c’est dur pour les équipes de faire des échanges. Tu ne fais pas juste un échange de joueurs comme avant; tu échanges aussi du cap et des contrats. Il y a des équipes qui veulent être au plancher du cap, d’autres, c’est le contraire. Ça fait une différence. Cette année, ceux qui risquent de bouger seront les UFA qui jouent pour des équipes qui ne pensent pas les resigner. Ça va être des échanges de joueurs de location. Peut-être que ça va être intéressant, mais je ne pense pas qu’il va avoir de gros blockbuster cette année. Ça me surprendrait.

JT: Alors, Jarome Iginla va finir la saison dans la cave à Calgary?

Alex Burrows: Haaaaaaaa… À Calgary, ils y croient encore. Ça fait 3 ans qu’ils pensent avoir une chance de faire les séries. Ils ont un nouveau coach, ils sont à 5-6 points de les faire et il y a beaucoup d’équipes qui ont des chances. C’est serré. C’est difficile faire des transactions. Prends les Sabres comme exemple. Ils pourraient vider l’équipe, mais ils leur restent 10 matchs à la maison d’ici la fin de la saison. Ils vont peut-être faire un dernier sprint. Il faut penser aussi au côté business. Si jamais ils décident d’échanger tout le monde et que c’est l’équipe AHL qui termine l’année, il va avoir moins de fans au match, donc moins de revenus pour l’organisation. Il y a beaucoup de choses qui entrent en ligne de compte. La façon dont le propriétaire, le directeur-gérant et le coaching staff pensent.

Statistiques

JT: Est-ce que tu accordes une importance précise à tes statistiques? En tant qu’équipe, avez-vous un système de points différents des autres? Avez-vous un genre d’approche money ball?

Alex Burrows: En tant que joueur offensif, je regarde mes lancers et mes chances de marquer. Si j’ai 3 chances de marquer et plus ainsi que 5 lancers et plus par match, je sais que les buts vont venir. Si les lancers sont là, les buts vont venir. Par exemple, cette saison j’ai beaucoup de lancers au but, mais moins de buts. Si je continue comme cela, je sais que les buts vont venir, donc je ne m’inquiète pas trop. J’ai une moyenne de 12-15% de but par lancer. Mais j’espère que ça va débloquer un peu plus.

En tant qu’équipe, le coaching staff nous fait un résumé du match sur les scoring chances et les prime scoring chances. Par exemple, c’est des lancers qui sont pris dans l’enclave et qui frappent le but. Si tu rates le filet, les coachs ne considèrent pas cela comme une chance de marquer. Ce n’est pas sur la feuille d’après-match. Si c’est un lancer de la pointe qui avait du trafic devant le filet, c’est considéré comme une prime scoring chance. Par contre, si tu as une échappée et que tu manques le filet, on ne va pas considérer cela comme une chance de marquer. Si tu as une passe sur une prime scoring chance, tu obtiens aussi +1. Même chose défensivement. Si tu aides un joueur à faire un bon takedown, tu obtiens +1. On utilise ce système de +/- autant du côté offensif que défensif. En moyenne, on essaye d’avoir 20 prime scoring chances afin de considérer cela comme un bon match. On essaye d’avoir +12 défensivement. Plus on se concentre sur les chances de marquer pour et contre, plus on améliore nos chances à gagner. Alain et les coachs tentent surtout d’attirer notre attention là-dessus. C’est de cette façon que nos entraineurs tentent de nous faire comprendre le match.

JT: Tu as la chance d’évoluer avec les jumeaux Sedin. En quoi est-ce différent de jouer avec les Sedin comparativement à d’autres joueurs? Puisqu’ils ont une chimie unique entre eux, as-tu parfois l’impression d’être dans leurs jambes?

alex burrows - sedin - credit: cp

Alex Burrows: Évidemment, c’est deux des meilleurs joueurs au monde. Ils jouent ensemble depuis qu’ils sont jeunes. Ils ont une chimie incroyable, alors je tente de les compléter le mieux possible. Ils sont très bons dans le cycle game, alors j’essaye d’aller au filet et de leur laisser l’espace dans le coin pour battre leur gars. Si je vais dans le coin pour les aider, je peux leur nuire, parce que j’amène un autre joueur défensif vers eux. Ça crée un 3 contre 3 dans un espace restreint. Je leur laisse faire leur magie dans le coin. J’essaye de rester un peu plus éloigné, de me démarquer, d’aller au filet et de marquer des buts. Des soirs, je me sens comme si je touche moins à la rondelle, mais en même temps je sais que c’est la force de notre trio.

Drama sur glace

JT: On a tous entendu parler de ton bitting incident avec Patrice Bergeron. Est-ce qu’il y a une autre histoire du genre que tu as vécue sur la glace qui a fait moins le tour des médias? Ou sinon, qu’est-ce que tu fais pour déranger l’adversaire?

Alex Burrows: À ma première saison dans la ligue, Marc Crawford voulait que j’amène de l’énergie et que je sois dans chaque scrum. Il me disait « you better be a cock-sucker tonigth otherwise you’re not going to play ». Je devais vraiment déranger l’adversaire, aller au filet après les sifflets, etc. J’étais prêt à faire n’importe quoi pour rester dans la NHL. Avec du recul, en vieillissant et à ma 4e saison à jouer avec les jumeaux, j’ai surtout un rôle offensif. J’évite les scrums. Quand j’entends le sifflet, je me retire. Du banc, je ne chirp plus l’adversaire. J’ai beaucoup changé mon style de jeu. Je reste un joueur émotif, donc c’est certain que parfois l’émotion prend le dessus, parce que je veux gagner. Mon genre de réplique, c’est plus vers les joueurs de premières années, du genre « t’es qui toi? ».

JT: Est-ce qu’il y a un joueur dans la NHL avec qui tu t’accroches plus souvent qu’un autre?

Alex Burrows: Avant, je me pognais souvent avec Steve Ott. C’est avec lui que j’ai eu ma première bagarre dans la Ligue américaine. Il aime foutre le trouble. Il est très bon pour faire cela. Ça fait maintenant longtemps qu’on joue l’un contre l’autre alors on se respecte. On s’achale moins. Il reste un des meilleurs agitateurs de la ligue.

JT: Est-ce qu’il y a des joueurs sur la glace qui vont faire des attaques personnelles? Par exemple, il y a quelques années il y avait eu des histoires avec la femme de Hartnell et Mike Richards. Si cela circule à travers la ligue, est-ce que des joueurs vont utiliser cela?

Alex Burrows: Des fois ça va arriver. C’est tellement une ligue compétitive. Les gars veulent vraiment gagner. Les gars n’ont pas peur de dire des coups bas. Ça va arriver, mais surtout en série ou lors d’un gros match important.

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P.-S. Je sais. C’est rare que le 25stanley diffuse de long et profond textes du genre. On espère que vous avez apprécié. Si oui, merci de commenter, partager sur Facebook et de retweeter. Ça va nous donner un bon indicateur à savoir si vous aimez ce genre de contenu pour qu’on puisse en faire plus souvent. Si c’est le calme plat, on reviendra à nos bonnes vieilles habitudes en publiant des photos en bikini de Paulina Gretzky et des rumeurs niaiseuses sur Josh Gorges.

Dimanche matin, ne manquez pas la deuxième partie de notre entrevue avec Alex Burrows. Vous allez tout savoir sur son après-carrière, ses passions, son lifestyle et les choses qu’il fait en secret sur les internets.


Entrevue // Le producteur de NHL 13 Sean Ramjagsingh nous raconte de bonnes histoires

Pour les fans de hockey et de jeux vidéos, lorsque l’automne cogne à nos portes, on se demande si on n’est pas plus excité par la sortie du nouveau jeu NHL d’EA Sports que par la saison de la NHL en tant que telle. Mercredi dernier, je suis allé au bureau d’EA Sports afin de rencontrer le producteur du jeu NHL, Sean «Rammer» Ramjagsingh. Dans l’histoire de la franchise de ce jeu, plus de 30 millions de copies ont été vendues.

J’ai entrepris mon entrevue avec des questions sérieuses et technologiques pour conclure avec des anecdotes et des faits divers.

Innovation – Gameplay NHL 13

JT : As-tu peur d’arriver à un point où tu ne seras plus capable d’innover la franchise NHL?

SR : Non, je ne pense pas que le mot «peur» soit exact. C’est une opportunité excitante d’aller chercher le prochain next big thing. Je prends beaucoup de responsabilités personnelles en tant que producteur afin de trouver le next big thing. De plus, il y a une tonne d’opportunités grâce aux autres jeux autant dans la famille EA qu’ailleurs. On s’inspire de l’innovation qu’on trouve ailleurs pour ensuite l’adapter à notre jeu. Par exemple, lorsqu’on a décidé de créer le be a pro mode en 2009, on a regardé comment les jeux RPG fonctionnaient. Cette année, on a ajouté le multi-user dynasty qui permet à 750 joueurs de faire partie de la même ligue. Tu peux même être le commissaire de la ligue. L’innovation technologique n’est pas quelque chose qui me fait peur. C’est une opportunité qui est très agréable.

JT : Avec le développement de la Wii ou du Kinect, peut-on s’attendre de jouer avec un bâton et des gants éventuellement dans le jeu NHL?

SR : On regarde toujours les nouvelles plateformes, technologies, kinect, etc. On a la chance de collaborer avec les gens de Madden et FIFA et c’est vraiment eux qui mènent la marche avec kinect. On a le luxe de regarder ce qui se passe avec leurs fans pour ensuite l’analyser. On tente d’adapter leurs innovations à nos fans. Est-ce que ça fait du sens ou non? Il faut trouver la bonne expérience pour nos fans. On a la chance d’être dans la famille de EA Sports alors on utilise ce levier au maximum.

JT : À quoi ressemblera le jeu NHL dans 10 ans?

SR : Bonne question. Premièrement, l’importance est l’authenticité. Le jeu va changer beaucoup à cause que la vraie NHL va aussi changer dans 10 ans. Les gens vont toujours s’attendre que notre jeu soit 100% authentique comme la vraie NHL. On travaille beaucoup sur l’interactivité du jeu, le GM connected et les services live. Lorsque tu achètes le jeu, tu ne rapportes pas seulement un disque. Tu apportes plus qu’un jeu chez toi grâce au service live. On veut amener le jeu à un autre niveau d’interactivité et de service en temps réel. On veut offrir des scénarios qui arrivent vraiment dans la NHL.

NHL Moments Live

JT : Tu parles de vrais scénarios qui arrivent dans la NHL. Que veux-tu dire par cela?

SR : On voulait offrir une façon de jouer rapidement pendant 3-4-5 minutes au lieu de s’installer pendant 15-20-30-60 minutes pour une partie complète. On appelle cela du bitesize gaming experience. Par exemple, dans NHL 13 tu peux revivre le scénario de Sam Gagner lors de sa soirée de 8 points. Tu peux refaire des matchs importants en prolongation. Tu peux essayer de battre les records de Gretzky, Lemieux et compagnie. Tout ça dans le NHL Moments Live.

JT : Est-ce qu’on peut revivre la fois où Jan Bulis a marqué 4 buts contre les Flyers? Tu pourrais nommer cela «Héros Obscur» ?

SR : HaHaHa. Jan Bulis. LOL. Peut-être qu’on va le rajouter plus tard dans le mode «Héros Obscur». Ça fera partie de notre service live.

Après mon entrevue, j’ai essayé le NHL Moments Live avec Rammer. J’ai choisi le mode Sam Gagner. Je devais marquer 2 buts en 3e période en jouant uniquement avec Sam Gagner. J’ai échoué. Alors que je parcourais les scénarios du NHL Moments Live, j’ai remarqué qu’il manquait la remontée historique des Canadiens contre les Rangers. Je l’ai mentionné haut et fort. Le producteur et les autres gens dans la pièce ont tous eu un gros «oups» dans leurs yeux. Si jamais la remontée historique du Habs fait surface dans NHL13, le crédit va à moi.

Plus de détails sur le NHL Moments Live dans ce vidéo.

Classement des joueurs

JT : Est-ce qu’il y a des joueurs qui se plaignent de leur classement dans le jeu?

SR : J’ai beaucoup d’interaction avec des joueurs. Les discussions sur le classement avec les joueurs sont agréables. C’est le fun. Les joueurs veulent plus de vitesse, plus de solidité sur patin, meilleur classement overall. C’est dans la nature humaine de vouloir être meilleur.

JT : Alors, chaque année des joueurs te contactent par rapport à leur classement?

SR : Ouais. Chaque année. On était au NHLPA Rookie Show à Toronto la semaine dernière. La première chose que les joueurs ont faite en utilisant le jeu a été de regarder leur classement et de se comparer aux autres. J’ai beaucoup entendu de «je pense que je suis meilleur que ce joueur, j’ai un meilleur tir qu’un tel, etc.» C’est drôle.

JT : Peux-tu me donner le nom d’une vedette de la NHL qui s’est vraiment plaint?

SR: Patrick Kane. Quand Patrick Kane a fait la une du jeu, il a demandé des modifications. Lorsque je lui ai montré la première version du jeu, il a tout de suite dit « je devrais être plus solide sur mes patins. Quand on me frappe, je tombe trop souvent. C’est rare que je tombe dans la NHL». Je lui ai donc expliqué qu’il avait beaucoup de vitesse et que dans la vraie NHL c’est rare qu’il se fasse frapper à cause de cela. Par contre, quand il se fait frapper, les chances qu’ils tombent sont élevées. C’est des bonnes discussions amusantes.

JT : Est-ce que des propriétaires d’équipes t’ont déjà téléphoné, parce que leur aréna semblait trop vide? Genre les Islanders?

SR : Non. On tente de faire l’ultime expérience de l’amphithéâtre. On veut capturer la meilleure ambiance. On veut l’émotion dans l’aréna.

Glitch

JT : Chaque année, il y a un petit glitch dans le jeu. Je ne sais pas si tu te souviens, mais l’an dernier il y avait les deux gars qui embarquaient l’un au-dessus de l’autre en train de se déhancher? Tu as surement vu cela?

SR : LOL. Ouais, j’ai vu. Haha.

JT : Quel est le pire glitch de la franchise du jeu?

SR : Celui qui m’a le plus dérangé a été le curve shot dans NHL 09. La raison que ça m’a autant dérangée est qu’on a passé l’année à travailler sur le real time physics. Ce qui est fantastique avec ce genre de script est qu’on ne peut jamais savoir ce qui va arriver dans le jeu. Donc on peut toujours voir de nouvelles choses arriver quand on joue. C’est imprévisible. Par contre, le problème pour nous est quand on teste le jeu, on ne peut pas voir tous les scénarios. Les gens aiment les jeux de sports, parce que c’est compétitif. Les gens veulent gagner. Le gros problème d’un gameplay glitch est quand les gens jouent en ligne, certains vont seulement vouloir profiter du glitch et l’adversaire tente simplement d’empêcher le glitch. Ça gâche l’expérience du jeu et les autres facettes. L’important pour nous est que lorsqu’on découvre ce glitch, il faut remédier à la situation le plus rapidement possible.

Vidéo du curve shot glitch.

Question personelle

JT : En terminant, est-ce que je peux te poser la question que tout le monde te pose?

SR : 6 pieds, 11 pouces.

Pour conclure, sachez que le cycle de production du jeu NHL est ultra agressif. Dès que NHL 13 sera disponible, Rammer sera déjà en train de bosser sur NHL 14. Aussi, sachez que le feedback des joueurs est ultra considéré. L’équipe de EA Sports vous écoute sur les réseaux sociaux, donc n’hésitez pas à partager vos expériences et suggestions. Le jeu sort le 11 septembre. Vous pouvez le pré-commander ici. En attendant, vous pouvez télécharger le démo ici.


Entrevue // Steve Bégin raconte l’importance d’encadrer les jeunes

Chaque samedi, 25stanley.com vous présentera une entrevue avec une personnalité sportive. Sur le tableau de chasse de cette chronique hebdomadaire, nous avons Steve Bégin vendeur de limonade à temps partiel avec Étienne Boulay!

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C’est un Steve Bégin qui court partout lorsque je lui ai parlé au téléphone il y a deux semaines. Steve Bégin a la ferme intention d’être dans une forme physique qui forcera la main des dirigeants de la NHL de lui donner un poste lors de la période des camps d’entrainement. C’est donc pour cela que Steve Bégin court d’une salle d’entrainement à l’autre trois fois par jour. Quotidiennement, l’ex-grinder des Canadiens et des Bruins boxe, patine et pompe du fer.

Steve Bégin court partout aussi pour s’occuper de sa fille qui a maintenant l’âge de se faire coiffer (elle est rendue assez grande pour faire la distinction entre une coupe de cheveux et une peignure), mais surtout pour venir en aide à d’autres enfants. Si vous n’étiez pas au courant, Steve Bégin dédie énormément de temps à sa Fondation B3 (Bégin-Bouillon-Boulay).

Qu’est-ce qu’elle fait concrètement cette Fondation B3?

Steve Bégin – Notre but est d’amasser de l’argent pour venir en aide aux parents qui n’ont pas nécessairement les moyens pour payer des entrainements de niveau élite à leurs enfants. Notre programme comporte trois catégories de sport. Le hockey. Le football. Et le patinage artistique. Notre objectif est d’encadrer le jeune dans son entrainement en salle. Il y a six jeunes par groupe. On les supporte jusqu’au moment qu’ils atteignent des niveaux où c’est l’équipe qui va payer ce genre de frais. Au hockey, rendu dans le junior, c’est le club qui paye pour le type d’entrainement qu’on offre.

Il y a quelques semaines, Steve Bégin a rencontré les parents des jeunes sélectionnés au programme de la Fondation B3. Voici comment cela s’est passé.

Steve Bégin – D’abord, on a eu des parents qui ne nous croyaient pas. Ils ne nous croyaient pas que leurs enfants allaient pouvoir s’entrainer à nos frais. Ils ont refusé. Il y a aussi eu des parents très émotifs qui pleuraient de joie. Je pense à une dame dont son fils joue Midget AAA. Ils habitent sur une ferme. Le jeune se lève super tôt le matin, il travaille sur la ferme pour aider ses parents, il court des commandites pendant la journée, etc. On vient en aide aux gens qui ne sont pas nécessairement pauvres, mais qui sacrifient tout pour leurs enfants. Un entrainement en salle professionnel coute jusqu’à 5 000$ par année. Les parents se privent pour tout donner à leur enfant. Je pense que le patinage artistique est le sport qui est le plus difficile pour les familles. Les entraineurs coutent cher; parfois les familles déménageant pour habiter plus près des centres d’entrainements. Il y a des gens qui font d’énormes sacrifices pour leurs enfants. La Fondation B3 est là pour les aider.

Évidemment, lorsqu’on a la chance d’entretenir une intéressante conversation avec un ex-joueur du Canadien, on en profite pour le questionner par rapport à l’organisation de Montréal. J’ai demandé à Steve Bégin ce qui va changer chez le Canadien avec l’arrivée de Marc Bergevin?

Steve Bégin – Ce qui a vraiment changé dans la NHL c’est la façon qu’il faut encadrer les jeunes. Ce n’est rien de méchant quand je dis cela, mais je crois que les jeunes joueurs ont besoin qu’on les tienne par la main. Sans méchanceté, les jeunes qui arrivent dans la NHL sont un peu plus bébé qu’avant. Ils ont besoin d’amour, qu’on leur parle, qu’on les encourage. Quand ils se font ignorer ou qu’ils n’ont pas de feedback, ils deviennent insécures. Il faut énormément communiquer avec eux. Marc Bergevin est un homme avec beaucoup d’énergie et très ouvert. Il va être proche de ses joueurs. Il s’est bien entouré de gars qui ont joué dans la NHL. Son personnel va bien encadrer et discipliner les jeunes. Le Canadien va être une belle famille.

P.-S. Je vous rappelle que le tournoi de golf de la fondation B3 aura lieu la semaine prochaine. Je crois qu’il reste un foursome de libre. Si ça vous tente de venir jouer au golf avec des joueurs de la NHL afin de venir en aide à l’élite de demain, vous pouvez vous inscrire ici.


Épique entrevue de Marc Bergevin // Trop sur le party et pas assez bon pour le Canadien

marc-bergevin

En 1992, Michel Beaudry a réalisé une entrevue comme on en voit rarement de nos jours. Assis dans son salon, Marc Bergevin se livre à coeur ouvert au journaliste. Le jeune de 26 ans parle de la mort de ses parents, de son manque de sérieux à ses premières années dans la NHL, de la vie à Pointe St-Charles, etc. Je regarde ses beaux cheveux et je me dis que Marc Bergevin ne devait pas se coucher tout seul très souvent.

Encore plus intéressant, Marc Bergevin raconte qu’il n’a jamais profondément rêvé de jouer pour le Canadien, parce qu’il ne se considérait pas assez bon pour cette glorieuse équipe. Tout de même ironique que 20 ans plus tard, il se retrouve avec le mandat de rendre cette équipe meilleure.

Entrevue – Michel Beaudry avec Marc Bergevin en 1992

En analysant le vécu de Marc Bergevin, on réalise qu’il est l’homme de la situation à Montréal. Marc Bergevin a reçu une solide éducation avec les Blackhawks de Chicago ainsi qu’à l’école de la vie de joueurs de hockey. Il va comprendre les jeunes de l’organisation et les aider à mieux se développer. Je suis convaincu que son flair pour les pommes pourries est excellent.

Vous aimez Marc Bergevin en entrevue? Vous pouvez écouter celle-ci alors qu’il vient de se joindre avec le Lightinng de Tampa Bay. Il raconte que la température est agréable, mais qu’il faut toujours faire attention aux alligators. Vidéo-Entrevue Marc Bergevin.

N.B. Ci-dessous, un album photo de Marc Bergevin avec plusieurs bonnes cartes de hockey.


Ballotage // Dernier but et foutaise de Scott Gomez qui n’écoute pas le hockey

scott gomez

Attention. Ce texte n’a pas l’intention de b*tcher gratuitement sur Scott Gomez, parce que c’est le mois de novembre et que tout le monde est déprimé. Je sais que mon titre sonne comme ceux du Journal de Montréal,  mais je tiens à vous faire part de cette entrevue du journal The Gazette pendant le camp d’entrainement des Canadiens de Montréal. Je suis tombé sur cette entrevue en cherchant le vidéo du dernier but de Scott Gomez. Vous le savez tous, Scott Gomez n’a pas marqué à ses 45 derniers matchs. Son dernier but remonte au 5 février contre les Rangers de New York.

Cette saison, il a 2 passes, -2, en 9 matchs. Il obtient un minimum de 15 minutes de temps de glace par soir. Au début de la saison, on a demandé à Scott Gomez ce qu’il pensait du travail de Brendan Shanahan. C’était le 28 septembre.Voici ce qu’il a répondu:

Heeuuu, aaahh… je focus vraiment sur mes affaires. Je suis indifférents à ce qui passe ailleurs, les suspensions, et autres affaires. Heu, je n’écoute pas vraiment le hockey, alors. Je ne peux pas juger, je n’ai pas écouté. Désolé pour cela. Haha.

Crime, tout le monde en parlait de ce sujet au mois de septembre. Pas besoin d’écouter un match de hockey pour savoir que Brendan Shanahan implantait des changements dans la ligue. Comment Scott Gomez ne pouvait-il pas être au courant. Sérieux, on parle des règlements de la ligue.  Pas du nouveau casque de Roberto Luongo. En tout cas, si Scott Gomez dit qu’il ne consulte pas les médias, c’est vrai.

Regardez l’espèce de sourire de mangeux de m*rde de Scott Gomez à 52 secondes après avoir dit: sorry, I don’t watch hockey.

Je pense que ce commentaire démontre que Scott Gomez s’en fout royalement de ce qui passe avec sa carrière. Je sais, il y a des gens qui font instantanément répondre qu’il n’y a pas juste le hockey dans la vie et que Scott Gomez a bien le droit de ne pas s’intéresser aux nouveaux règlements et ses adversaires, etc. Mais il y a un minimum à savoir, non?

Regarder l’attitude d’Erik Cole, qui après les matchs du Canadien au Centre Bell, enfile son pyjama et regarde le match afin de déceler les erreurs qu’il a commis.

Je ne comprends juste pas pourquoi Pierre Gauthier n’a pas les ballz de foutre Scott Gomez au ballotage. Si quelqu’un le ramasse et qu’on doit payer une partie de son salaire, who cares? C’est juste du cash et Geoff Molson adore en bruler.

En terminant, observez les yeux de Scott Gomez. Ils sont cernés comme ceux d’un gars en burnout. Gomez est déprimé depuis deux ans, ça parait. Il n’a plus de motivation au hockey, il a accompli tellement de chose dans la NHL ce Scott Gomez. Coupe Stanley et pire contrat de l’histoire. Gloire&Argent, check. La seule chose qui reste, serait un Trophée Hart, mais le coeur manque. Il le sait. Mais Gomez est intelligent et ses boss un peu moins. Alors aussi bien rester sur le cruise control et en faire juste assez pour quand l’entraineur te dit let’s go, Scott, Powerplay! Tu réponds présent en faisant semblant de travailler.


SwingDeGolf // Bouillon parle de S Kostitsyn / Contrat pour Dumont // Bégin et les coups salauds

Beaucoup de vidéo dans ce blog post. On compare le swing de golf de Begin et Dumont. Bouillon donne son opinion par rapport à Sergei. Dumont raconte qu’il adore l’uniforme des BlackHawks. Steve Bégin trouve que c’est important d’aider les jeunes. Et Marc-André Grondin avoue avoir perdu 35 balles lors d’une ronde de golf. Ils étaient 4. On débute le tout avec le coup d’envoi de Steve Bégin.

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Francis Bouillon raconte pourquoi Sergei Kostitsyn est devenu un meilleur joueur avec les Predators. De plus, il nous explique l’objectif principal de la Fondation Bégin Bouillon

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JP Dumont donne tout le contrôle des négociations à son agent. On doute fort bien que Pierre Gauthier ait un intérêt sérieux envers ce joueur. Dumont n’a pas vraiment de préférence par rapport à sa prochaine équipe. Un salaire de 800 000$ par année ferait très bien son affaire.

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En début d’entrevue, Steve m’a raconté qu’il ne songeait pas encore à son après-carrière, malgré ses apparitions à RDS, etc. Bégin a toujours été joueur physique «propre», j’étais donc curieux de connaître son opinion sur ceux qui sont «sales».

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