Des fois, j’ai vraiment l’impression de ne rien comprendre.

29 mars 2012 : Serge Savard, nouvellement promu au poste de conseiller spécial à Geoff Molson, accorde une entrevue au Réseau des Sports. Il mentionne ceci : « On va s’entendre sur un point, il [le prochain DG du Canadien] va parler français. Je pense que c’est primordial dans notre marché. Il n’est pas obligé d’être francophone, mais il doit s’exprimer en français ».

La semaine dernière, on apprenait que l’organisation du Canadien avait approché Jim Nill, un Albertain de 54 ans qui travaille pour les Red Wings de Détroi. À deux reprises aurait-on essayé de le convaincre d’accepter le poste de DG. Jim Nill ne parle pas français, c’est un unilingue anglophone.

Renaud Lavoie expliquait hier [mercredi] soir que le CH avait approché Nill parce qu’on ne pouvait pas passer à côté d’un tel candidat. Écoutez, je ne veux pas revenir sur le débat de la langue. À mon sens, le prochain DG et le prochain entraîneur doivent parler français et si possible, être Québécois, mais ce texte fait abstraction de tout cela.

Ce que je ne comprends pas, c’est cette contradiction béante. Molson engage Savard pour trouver le prochain DG, Savard assure que ce prochain directeur général parlera français et la première chose qu’on apprend cette semaine, c’est que Jim Nill a dit non au Canadien, donc qu’il a eu des pourparlers avec l’équipe.

Peut-être ais-je manqué un bout aussi, ça se peut, mais il me semble que tout a été bien formulé, on a tout de même pas approché monsieur Nill pour remplacer Pierre Gervais à l’équipement…

Cette organisation a-t-elle des couilles?