Notre sport national en déclin?

by JT UTAH

Un peu plus tôt cette semaine, je me suis amusé à relire certains commentaires laissés sur ce site et je suis tombé sur celui d’un certain Guy Levasseur.

J’ai décidé de le publier en tant qu’article afin de faire réfléchir certains animateurs de radios et de télés par rapport à la glorification du fils de Patrick Roy. Est-ce que j’ai vraiment besoin de vous rappeler à quel point ce jeune homme a manqué de respect envers le monde du hockey?

Je vous pose une petite question, même pour les fans de sa musique. Est-ce que vous vous identifiez à ce jeune homme irrespectueux, violent et prétentieux? Mettre Jonathan Roy sur un piédestal comme le font actuellement certains médias masses, c’est en quelque sorte encourager la barbarie, l’arrogance et les débiles incultes.

Peu importe, je vous laisse sur les propos d’un expert en communication, en publicité et en analyse sociodémographique. M. Guy Levasseur:

Pour ceux qui lisent trop vite, le texte ci-bas n’est PAS le mien et il ne feflète pas mon opinion. Je trouvais uniquemment pertinent de le publier. Ce texte a été trouvé sur ce site dans la section commentaire. Voici l’opinion de M. Guy LeVasseur:

Sachez tout d’abord, avant de lire mon commentaire, que je suis un spécialiste en communications, en publicité, en anthropologie et en analyses socio démographiques.

Parcourons dans un premier temps un ensemble de faits :

Le hockey sur glace au Québec fut un temps de notre histoire, notre sport national dans les années 50 et 60, lorsque la LNH était composé des six équipes d’origine.

En ces temps de révolution tranquille, la population québécoise était simplement spectatrice et ne pratiquait aucuns sports d’hiver ou d’été.

Puis à partir des années 70, la jeunesse et les adultes québécois se sont mis à pratiquer différents sports autre que le sacro-saint hockey sur glace :

Ski alpin, ski de fond, patinage de vitesse courte piste, patinage artistique, raquette, planche à neige, ski de bosses, etc. Il y aussi les sports d’été tel que le vélo sur route, vélo de montagne, marche sportive, Soccer, planche à roulette, roller skate, planche à voile, planche à cerf volant, etc.

Le soccer par exemple a pris une importance telle au sein de notre société qu’elle détrône désormais le hockey sur glace par un large écart au niveau du nombre d’inscriptions en fédération sportive et surtout, il s’agit d’une discipline qui est pratiquée à part égales par les jeunes garçons et les jeunes filles.

Il est évident que depuis les années 70, l’importance du hockey sur glace dans l’imaginaire des jeunes québécois du primaire, du secondaire, du collégial et des universités s’amenuise considérablement et fond comme neige au soleil année après année.

Le hockey sur glace est désormais considéré par la majorité de la jeunesse québécoise sportive comme une discipline sportive de “Mon Oncles” complètement dépassée et basée sur la violence. Les vedettes de la LNH et de la LHJMQ sont ainsi considérées par cette même jeunesse sportive comme des débiles légers incultes, sans éducation et surtout arrogants et surpayés. Les évènements récents au CH (les frères K) et à la LHJMQ (le fils de Patrick Roy) semblent leur donner entièrement raison. Les jeunes joueurs de hockey du primaire, du secondaire et du collégial sont la risée des autres jeunes sportifs du même âge et se referment ainsi sur eux même dans une sous culture fermée.

Les jeunes filles ‘’souris d’arénas’’ admiratrices de joueurs de Hockey du junior AAA sont aussi isolées et déjà considérées par les autres garçons et filles sportives de leur âge, comme des ‘’putasses junior’’ qui finiront un jour soit sur la rue St-Laurent à Montréal, soit comme danseuses chez Paré pour les plus belles ou dans le Bar du deuxième rang de ‘’Saint-Pouces en bas de la Carte’’ pour les plus moches.

Les parents des jeunes joueurs de hockey sont perçus comme étant atteints du syndrome ‘’CVL’’ (Comme Vincent Lecavalier) qui ont forcé leurs enfants à pratiquer le hockey sur glace contre la volonté même de plusieurs de ces jeunes, intéressés par d’autres sports ou il est plus facile de rencontrer de ‘’Vrai Filles’’ de leur âge, elle même sportives. Ces parents atteints du syndrome CVL et complètement aveuglés par leur rêve projeté sur leurs enfants sont ainsi prêts à agresser physiquement un autre joueur, un autre parent, un arbitre ou un entraineur qui nuit à leur rêve de voir un jour leurs fils sélectionné au sein de la LNH, si possible dans le sud des USA, pour se faire payer une belle maison à Miami ou Tampa Bay par leur fils maintenant millionnaire.

Hors, avec l’arrivée massive depuis quinze ans dans la NLH de joueurs européens, les probabilités qu’un jeune québécois atteigne éventuellement une équipe de la LNH avec un contrat ferme sont inférieurs à celles, pour ce même jeune homme, de devenir pilote de chasse sur CF-18 au sein des Forces Armées Canadiennes. Les jeunes hockeyeurs québécois s’enferment ainsi dans une micro culture refermée sur elle même, arrogante et macho ou les filles deviennent de simples pièces de viande à plaisir.

Pendant ce temps les autres jeunes québécois qui pratiquent d’autres sports que le hockey sur glace considèrent leurs consœurs et copines sportives comme des ‘’égales’’.

En 2009, les vedettes sportives de la majorité des jeunes québécois sportifs s’appellent :

Vincent Bilodeau ou Jennifer Heil : Coupe du monde de ski de bosse
Dominique Maltais : Coupe du monde Snowboard
Jean-François Le Guellec : Coupe du Monde Biathlon
Alexandre Harvey : Coupe du Monde Ski De Fond
etc., etc., etc.,

Des athlètes internationaux véritables, éduqués et passionnés mais aussi sous payés et sous médiatisés. (Merci quand même à RDS pour leurs efforts méritoires)

Et l’organisation du Canadien de Montréal l’a très bien compris. À preuve les récents cahiers scolaires du CH, ridiculement subventionnés par le ministère de l’éducation et dont la ministre titulaire a des liens directs d’amitié avec des membres de la direction de l’organisation du CH. Dans les faits, l’organisation du CH a compris cette évolution sociale depuis le début des années 70 et s’est lancé depuis plusieurs décennies dans un exercice de sur médiatisation artificielle du hockey sur glace, systématiquement érigé en système, dans le but d’assurer sa survie :

Noyautage des pages sportives des médias écrits puis des médias électroniques.

Réseau complexe d’analystes sportifs de hockey ‘’courtisant’’ (ou prostitués si vous voulez) qui sévissent à La Zone, à 110 %, à L’Antichambre, à Chorus Sport, etc.

Il existe ainsi donc au Québec depuis de nombreuses années, une distorsion effective entre le poids médiatique actuel du hockey sur glace et son importance réelle au sein de la société québécoise.

Mais qu’elle est actuellement la plus grande angoisse du CH ?
Le Sportnographe ? Le site internet 25stanley.com ?

L’angoisse réelle actuelle du CH est l’arrivée au cours des prochaines années d’une chaine de télévision canadienne spécialisée, francophone et anglophone, couvrant les autres disciplines sportive amateurs :

Le réseau du sport amateur canadien.

Dans les faits, au cours des trente prochaines années, les ‘’Mon Oncles’’ amateurs de hockey et de Ron Fournier et autres Jean Perrons de service vont éventuellement tous mourir et avec l’arrivée prochaine de cette nouvelle chaine spécialisée, la relève potentielle d’amateurs du CH et de la LHJMQ est déjà et sera encore plus dans le futur tournée vers la pratique et le support d’athlètes de disciplines sportives amateurs.

C’est une simple question d’analyse sociodémographique ! Et ce sera la meilleure chose qui pourra arriver à la société québécoise.

Guy LeVasseur
Rimouski

Afin de montrer les deux côtés de la médaille, voici une réplique d’un lecteur, qui semble être au courant des activités de Glevass. Merci à Jean-Philippe:

Ah ! Revoilà Guy LeVasseur ! En passant, quelle drôle d’idée d’écrire un nom de famille bien français (Levasseur) à la manière « anglaise » LeVasseur. Il s’agit sans doute d’une volonté de se fabriquer un air d’exotisme ou de jouer les « carpettes anglaises » en hommage à John LeClair.

Guy Le »V »asseur s’amuse depuis près d’un an à copier-coller le même message sur les blogues de hockey. Il se donne juste la peine de rafraîchir un peu le contenu en ajoutant une phrase ici et là histoire de suivre l’actualité. Guy Le »V »asseur avait posté ce même message sur mon blogue ainsi qu’à divers endroits. Pour un « spécialiste » en communication et en anthropologie, il a tout de même de grosses lacunes.

Ainsi, comparer le nombre de pratiquant du soccer et du hockey est totalement idiot ! Et je pèse mes mots ! Ce sont deux activités qui ne peuvent pas être comparés. Pour jouer au soccer, une paire de running-shoes sera le seul gros investissement qui sera nécessaire. Du côté du hockey, il faut des patins (chers en partant), des protections, un casque, la location de la patinoire, etc.

Pourquoi le soccer est si populaire ? Parce que le soccer peut être joué par tout le monde, y compris les personnes les plus pauvres. Ce sport ne coûte pas grand chose pour le pratiquer. La seule exception : les États-Unis où c’est le Basket-ball qui est le sport pas cher et donc, très populaire.

Alors, comparer un sport dont l’investissement ne dépasse pas 50$ par année, avec un sport qui suppose un équipement qui dépasse les 500$ (au minimum), c’est vraiment faire preuve d’un manque de réflexion ! De plus, deuxième erreur, la plus grave pour ce genre de « spécialiste », est qu’un « sport national’ ne se mesure pas seulement par sa popularité ! Un sport national, c’est aussi la mesure de l’impact sur la société, l’identité et l’histoire d’un peuple. En bon « anthropologue » qu’il est, Guy Levasseur devrait le savoir. Regardez en Grande-Bretagne, le soccer est le sport le plus populaire, pourtant, c’est le rugby qui reste le sport national.

Pour le reste du texte, c’est une accumulation de grossiers jugements de valeur, de points de vus purement et uniquement subjectifs. Aucuns chiffres, aucunes statistiques, aucunes études mentionnées. La thèse manque donc de rigueur scientifique.

Il y a effectivement des choses à dire au niveau de la glorification des nouvelles « idoles » du hockey. Il faut toutefois faire preuve de jugement et différencier les groupies des véritables amateurs de ce fabuleux sport. Les groupies sont ceux qui vont aduler Price ou les frères Tétines par mode, parce qu’ils ont une face « cute », parce qu’ils sont jeunes et riches. Ce genre de glorification ne dure jamais longtemps : souvenez-vous d’un certain José Théodore. Les vraies idoles sont celles qui durent et qui transcendent les générations. Price pourrait en faire partie, non pas parce qu’il est « cute », mais parce qu’en plus, il gagnera des championnats, des coupes, des trophées. Il saura aussi montrer qu’il a une personnalité généreuse à l’extérieur de la patinoire. Admettons que, pour le moment, on en est loin, mais il y a espoir.

Pourquoi Béliveau est si respecté et adulé ? Les jeunes avec la casquette à l’envers, qui ne l’ont pourtant jamais vu joué et ainsi que les « séniors » lui font une ovation à chaque fois qu’il se présente sur la patinoire. Pourquoi, parce que Béliveau fût un grand joueur. Cela est vrai, mais aussi parce qu’il sert d’exemple par son comportement hors de la glace. Existe-t-il un joueur de cette trempe aujourd’hui ? Peut-être, mais il est encore trop tôt pour en être certain. De plus, des gens de la trempe de Béliveau, y’en a peut-être un tous les 10 ou 20 ans.

Pour ma part, même si je ne le compare pas avec Béliveau, un Martin Brodeur est un exemple. Un exemple de travail, de rigueur, de combativité. Oui, il n’est pas flamboyant, il est au contraire discret, mais il y a beaucoup de héros modernes qui le sont par leurs actes et leur comportement, non pas par l’étendue de leur grande gueule.

Mettons de côté les Price et les frères Tétines qui, eux, ont encore beaucoup d’années devant eux pour démontrer ce qu’ils sont vraiment. Pourtant, des hommes tels Koivu (même si je ne suis pas son plus grand fan), Bouillon, Bégin, Kostopoulos sont autant d’exemples et de joueurs qui nous inspirent naturellement le respect et une certaine admiration. Encore une fois, on est encore loin de Béliveau, mais la combativité de Koivu, surtout devant la maladie et les blessures, la volonté et le cœur de Bouillon, de Bégin et de Kosto sont des idoles que l’on aura du mal à oublier et qui sont aimées par le public !

Imaginons les frères K échangés cet été. D’ici deux ans, s’ils reviennent magasiner à Montréal, ils passeront inaperçu. Par contre, je vous garanti que si Bégin s’amène au Centre Bell pour un hommage quelconque, il aura une ovation bien sentie de la part des 21,000 spectateurs.

Le temps finit toujours par séparer le bon grain de l’ivraie ! Les vrais héros sont ceux qui traversent les époques et les modes.

 

Sur ce, tel que Red-Devil me l’a fait remarquer, je ne peux nier le fait que je m’inspire grandement et que mon blogue existe grâce aux faits et gestes des certains débiles incultes. Par contre, ça fait toujours du bien de mettre la switch à off et se divertir quelques instants.

Tags: hockey, popularité, québec, jonathan roy,

 


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