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Décidemment, je ne suis pas capable de changer d’opinion sur les contrats à long terme. Il faudrait qu’il y en ait moins pendant quelques années pour que je me mette à les apprécier un peu…

Les contrats qu’ont signés Ryan Suter et Zach Parise cette semaine sont de véritables farces. Tout d’abord, le DG du Wild, qui n’est d’ailleurs pas le premier à le faire, contourne habilement, mais hypocritement la convention collective et la « morale » du plafond salarial. En étalant les 98M$ sur 13 ans, il déforme complètement les liens entre la valeur et la signification du contrat.

Par exemple, la saison prochaine, Parise ne touchera non pas 7,5M$ (98/13), mais bien 12M$ et en 2024-25, Parise recevra un « petit » million de dollars. On en parle depuis longtemps de la petite arnaque ici là, mais c’est vraiment le temps de changer les choses parce qu’on se moque clairement des petits marchés de hockey.

Mais il n’y a pas que ça.

La durée des contrats est ridicule aussi. Prenons encore les contrats de Parise et de Suter. Ils sont bons, jeunes, dynamiques, talentueux, mais vaudront-ils le même prix dans 13 ans? Ryan Suter, par exemple, aura 28 ans le 21 janvier prochain. Quand son contrat se terminera, il aura 40 ans. Entre 35 et 40 ans, vaudra-t-il encore 7,5M$ (sur la masse salariale)? J’en doute.  C’est la même chose avec Parise qui a 27 ans lui aussi. Rares sont les attaquants qui valent et qui méritent leurs 7,5M$ entre 35 et 40 ans.

J’entends beaucoup de partisans de la Sainte-Flanelle plaindre leur cas et s’imaginer que le Canadien aurait pu, lui aussi, y aller d’offres semblables cette semaine. Oui, il aurait pu, mais Bergevin a bien fait de ne pas se mouiller de la sorte. C’est beaucoup d’argent pour des joueurs qui seront encore sous contrat en pleine chute libre. Et c’est malhonnête, ne l’oublions pas.