Tout le monde est écoeuré du lock-out, moi le premier. Par contre, pour le moment, c’est pas mal les seules nouvelles que l’on a par rapport à la LNH. Jeudi dernier, nous sommes passés près d’une entente, mais le tout a achoppé à la dernière minute, à la grande déception de tous.

 Il ne faut pas se tromper, les négociations qui ont lieu présentement sont pour une convention collective où les propriétaires seront gagnants. Ils veulent régler les loopholes de la dernière convention tout en s’assurant d’avoir une plus grande partie des revenus.

Les concessions que les proprios font présentement sont sur des choses qu’ils ont acquises au cours des derniers mois. L’addition de l’argent dans le make whole est le meilleur exemple de cette situation puisque le make whole est là pour faire la transition des revenus tout en respectant le plus possible les contrats déjà signés.

Les joueurs se retrouvent donc dans une situation où ils n’ont pas vraiment de bargaining chips pour les négociations. Ils veulent conclure une entente où ils perdent le moins possible, et c’est tout. Heureusement pour eux, ils ont Donald Fehr comme représentant. Bien que certains partisans ne l’apprécient pas, il faut avouer qu’il fait bien son travail, qui est de donner la meilleure entente possible pour les joueurs.

Fehr s’est trouvé un point à négocier qui était à son avantage: la longueur de la convention collective. À chaque proposition qu’il envoie, il fait en sorte que la longueur de la convention collective soit de 5 ans. Il fait cela parce que la convention collective viendrait à échéance à la fin de la saison 2017-2018.

À première vue, cela semble anodin. Par contre, il faut savoir que cette saison marquera le 100e anniversaire de la LNH. En effet, celle-ci fut créée en 1917. Gary Bettman et les dirigeants vont surement vouloir en faire tout un plat, un peu comme les Habs ont fait il y a peu de temps.

Or, il serait difficile de faire ainsi si la convention collective vient à échéance à la fin de la saison et qu’un AUTRE lock-out serait à nos portes.

Donc, à chaque fois que Fehr envoie une proposition de 5 ans, les proprios doivent négocier pour changer la longueur d’une possible entente. Pendant qu’ils négocient cela, ils ne peuvent pas enlever d’autres privilèges aux joueurs.

Finalement, Fehr ne veut pas d’une convention collective de 5 ans, c’est simplement pour négocier. C’est d’ailleurs un des indices qui nous prouvent que les deux côtés sont près d’une entente encore aujourd’hui, puisque la dernière proposition des joueurs était d’une durée de 8 ans.

C’est le genre de petits détails qu’il faut remarquer dans ces négociations…