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Le PDO, ça mange quoi en hiver?

Depuis la saison 2012-2013, j’utilise pas mal les stats avancées sur le site. Toutefois, je n’ai jamais pris le temps de les expliquer en long et en large et les raisons pourquoi je les aime autant. Donc, au lieu d’essayer de le faire en 3 lignes à chaque fois, je vais les expliquer comme du monde cet été. On est rendu au PDO.

Jonathan Bernier ne devrait plus partager le boulot avec Quick. Photo: Ultrawig

Comme les autres statistiques avancées, le PDO est assez récent. La première fois que ce chiffre a été discuté, c’était en août 2008 sur un blogue concernant les Oilers d’Edmonton. Un utilisateur avec le nom de PDO est le premier à avoir remarqué ce chiffre dans la section des commentaires du blogue et le nom est resté.

À ce moment-là, ce n’était qu’une idée lancée en l’air, mais plusieurs internautes intéressés, dont Tyler Dellow, ont fait des recherches pour se rendre compte que ce chiffre valait la peine d’être maintenu dans la LNH.

Qu’est-ce que le PDO?

Le calcul du PDO se fait avec une simple addition. On prend le % de réussite d’une équipe et on l’ajoute au % d’arrêts de la même équipe. Cela nous donne un chiffre autour de 100% où une équipe au-dessus fait mieux que la moyenne.

Le chiffre peut aussi se calculer pour un joueur en particulier. On ajoute le % de réussite au % d’arrêts des gardiens de son équipe lorsqu’un joueur est sur la glace. Donc, si lorsque Brendan Gallagher est sur la glace, le tricolore marque sur 9% de ses lancers alors que les gardiens font 92% des arrêts, Gallagher aura un PDO de 101%.

Pourquoi est-ce qu’on utilise le PDO?

On utilise seulement le PDO à 5 contre 5. On l’utilise pour calculer la chance ou la malchance d’une équipe ou d’un joueur. Si un joueur ou une équipe se retrouve au-dessus de 100%, on s’attend à une régression qui viendra tôt ou tard.

Bien évidemment, il y a énormément de controverse autour de ce chiffre alors que plusieurs estiment que certains joueurs aident le % d’arrêts ou le % de réussite quand ils sont sur la glace. Bien que ce soit vrai, l’impact est trop négligeable pour qu’on le prenne en compte, On utilise donc le PDO avec confiance en comprenant qu’il y ait quelques exceptions comme les Bruins de Boston qui ont tendance à avoir un meilleur % d’arrêts grâce à leur système défensif ou Sidney Crosby qui a tendance à faire augmenter le % de réussite quand il est sur la glace.

Ça peut sembler contre-intuitif, mais dans la grande majorité des cas, les équipes ou les joueurs avec un haut PDO finissent toujours par retomber sur terre. Cette régression fait en sorte qu’un facteur de chance influence énormément l’évaluation de certaines équipes ou joueurs.

Vous pouvez en parler au Wild du Minnesota de 2011-2012 qui a manqué les séries après un départ de 20-7-3 grandement aidé par le PDO ou à l’Avalanche du Colorado de 2013-2014 qui s’est fait sortir en 1ère ronde après une saison propulsée par Semyon Varlamov.

Même si ce n’est pas une notion parfaite, le PDO nous permet facilement d’exprimer la malchance ou la chance d’un joueur ou d’une équipe d’une façon qui était impossible il y a quelques années à peine.

D’ailleurs, le PDO « tue » en quelque sorte le +/- puisqu’on se rend compte qu’il y a énormément de chance d’impliqué. Par exemple, un joueur comme Alex Ovechkin en 2013-14 aurait conservé un différentiel de -7 avec un PDO de 100% au lieu de son -35 avec un PDO de 95,1% qui lui a valu une varlope dans les médias et chez les fans.


Contrat // Dany Heatley signe 1 an – 1 M$ avec les Ducks d’Anaheim

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L’ancien des Thrashers, Senators, Sharks et Wild s’est entendu avec les Ducks d’Anaheim. Il a signé un contrat d’une saison qui va lui rapporter 1 M$. Le joueur de 33 ans a récolté un maigre 28 points en 76 matchs la saison dernière au Minnesota.


Blessure au poignet à Sidney Crosby // Le DG des Penguins commente le dossier

sidney crosby

Mardi soir, le Post-Gazette de Pittsburgh a mis en ligne une information comme quoi Sidney Crosby allait passer sous le bistouri pour guérir une blessure à un poignet qui l’incommodait pendant les dernières séries éliminatoires. Jusqu’à cet après-midi 16 h, aucun autre membre des médias ou de l’organisation des Penguins a commenté cette info. Vers 16 h 15, le directeur-gérant des Penguins, Jim Rutherford, a émis les propos suivants par le biais du compte Twitter de l’équipe.

« Sidney Crosby subit des traitements pour guérir son poignet. Il reçoit des avis médicaux afin de choisir la meilleure option. Cela inclus une chirurgie, mais aucune décision finale n’a été prise. La décision sera prise la semaine prochaine. »

Tweet des Penguins


Les Devils annoncent la mise sous contrat de Cory Schneider

Schneider

On en parlait hier, c’est maintenant officiel, les Devils ont signé le gardien Cory Schneider. Les détails n’ont pas été annoncés, mais on s’attend à quelque chose autour de 6 millions par année pendant 7 saisons. Schneider est avec les Devils depuis le repêchage de 2013 alors que Lou Lamoriello l’avait obtenu en retour du choix de première ronde de l’équipe. Il allait être agent libre sans restriction à la fin de la saison 2014-2015.

En 45 matchs avec les Devils cette saison, il a maintenu un % d’arrêts de ,921 et une moyenne de buts alloués de 1,97. Il a dû séparer les tâches avec Martin Brodeur après avoir fait la même chose avec Roberto Luongo à Vancouver. Il deviendra donc un gardien partant sans compétition pour la première fois de sa carrière.

Toutefois, il mérite cette promotion, lui qui a maintenu un % d’arrêts de 92,5 % et une moyenne de buts alloués de 2,12 pendant les 143 matchs auxquels il a participé pendant sa carrière dans la LNH. À 28 ans, il a encore plusieurs bonnes saisons devant lui et c’est une bonne signature pour les Devils qui continuent leur tradition d’excellence devant le filet.


Les nouveaux contrats de Kane et Toews ne sont pas trop chers

kane toews

Mercredi après-midi, les Blackhawks ont annoncé la signature de Patrick Kane et Jonathan Toews à des contrats identiques de 8 ans d’une valeur de 84 millions. Bien évidemment, ce sont de bons contrats pour les Hawks qui gardent leurs 2 joueurs étoiles pour la durée maximale, mais plusieurs ont fait le saut en se rendant compte que Kane et Toews allaient devenir les 2 joueurs avec le plus d’impact sur la masse salariale dans la LNH par près de 1 million. Alex Ovechkin mène présentement avec 9,538 millions.

C’est clair que c’est pas mal, mais c’est une nouvelle réalité dans la ligue. Avec la limite sur la durée des contrats, les équipes ne peuvent plus ajouter des années bidons pour diminuer l’impact de leurs joueurs étoiles sur la masse salariale.

Par exemple, Shea Weber n’a qu’un impact de 7,857 millions sur la masse salariale, mais il gagnera 92 millions pendant les 8 premières années de son contrat. C’est la même chose pour Crosby qui gagnera 86,4 millions dans ses 8 premières années, mais qui ne compte que 8,7 millions sur la masse. Ces contrats sont aidés par les années bidons qui étaient possible dans l’ancienne convention collective.

En enlevant ces années bidons, les équipes devront sacrifier plus de masse pour leurs joueurs étoiles. On l’avait vu pour la première fois lors des contrats de Perry et Getzlaf, mais c’est quelque chose qui va arriver de plus en plus dans la ligue.

En plus, ce n’est pas comme si ces impacts n’ont jamais été vu dans la ligue. En 2007-08, Brad Richards avait un contrat de 7 millions dans une ligue avec un plafond de 50 millions, ce qui veut dire qu’il avait un impact d’environ 16% sur la masse. Avec leurs nouveaux contrats, Kane et Toews auront chacun un impact d’environ 14%.

Bref, c’est clair que c’est pas mal, mais c’est ce que la nouvelle convention collective va apporter dans la ligue. Les stars vont faire plus d’argent et Kane et Toews sont seulement les premiers à passer à la caisse.

James Mirtle et Eric Tulsky ont les passes sur la palette.


Prolongation de contrat de 8 ans pour Kane et Toews avec les Blackhawks

Kane & Toews

Patrick Kane et Jonathan Toews ont paraphé une prolongation de contrat de huit saisons avec les Blackhawks de Chicago. Les deux attaquants toucheront environ 10,5 M$ annuellement lors de la durée de ce pacte.

Les deux piliers offensifs des Blackhawks coûteront donc 168 M$ (salaire combiné) à l’organisation au cours de ces huit campagnes.

Kane a récolté 69 points en 69 rencontres lors de la saison 2013-2014 tandis que son coéquipier et capitaine de l’équipe a engrangé 68 points en 76 matchs.

Ils sont deux valeurs sûres pour le club de la ville des vents. L’organisation n’a pas hésité à leur donner ce qu’ils voulaient pour s’assurer qu’ils restent à Chicago.


EA Sports a travaillé sur le réalisme des joueurs pour NHL 15

Subban

NHL 15 va être le premier jeu de NHL à sortir sur les consoles nouvelles générations que sont le PS4 et le Xbox One. Bien évidemment, cette nouveauté a permis aux designers du jeu de s’amuser avec les nouvelles possibilités au niveau graphique.

Ils ont donc travaillé sur le réalisme des joueurs et leurs réactions pendant le match. Ça ne risque pas de changer grand chose pendant qu’on joue au jeu en question, mais ça donne des vidéos assez incroyables et c’est exactement ce que EA a fait aujourd’hui en publiant une vidéo mettant en vedette ces améliorations. C’est assez beau à voir et si ça peut se transporter dans le gameplay d’une façon quelconque, on va avoir tout un jeu! Par contre, j’en doute un peu…


Opération au poignet pour Sidney Crosby et 8 histoires pour digérer la défaite du Brésil

Nouvelle chronique matinale (et estivale) qui fait un tour d’horizon de l’actualité sportive. D’ailleurs, tout l’été vous pouvez m’écouter faire les sports à l’émission du matin de Radio X Montréal de 5h30 am à 9h30 am au 91.9FM. Je fais aussi le retour à la maison de 15h00 à 19h00 sur les ondes du 91.9FM. Pour communiquer avec moi dans le cadre de mon show radio: live@radioxmtl.com ou 514-790-0919

sidney crosby - operation - credit: 25stanley

1. Sidney Crosby va passer sous le bistouri pour soigner une blessure au poignet droit qui l’incommodait pendant les dernières séries éliminatoires. [PostGazette]

2. Le Brésil est tellement sous le choc que les partisans pleurent toujours la défaite. Au moins, il n’y pas (ou peu) de saccage dans les rues. [TheGuardian]

3. L’autre demi-finale de la Coupe du Monde a lieu aujourd’hui à 16h. Argentine vs Pays Bas. Di Maria, qui aime jouer avec Messi, ratera le match. [EuroSport]

4. Lebron James continue de faire attendre le monde de la NBA en direct de Las Vegas. Il hésite entre le Heat et les Cavaliers. [USAToday]

5.  Les Blue Jays de Toronto ont mis fin à leur glissade de 5 défaites consécutives. [BlueJays]

6. Le hashtag #TDFSelfie au Tour de France est dangereux pour les cyclistes. [SBB.fr]

7. Le syndicat Unifor aimerait représenter les joueurs qui évoluent dans les ligues de hockey junior majeur du Canada. [TSN]

8. J’adore la mentalité de Zach Fucale: « J‘ai connu des hauts et des bas en séries. Ça arrive à tout le monde. Ç’a été dur à accepter sur le coup, mais ç’a été tout compte fait une expérience positive pour moi. Quand vous affrontez de l’adversité de la sorte, ça vous fait réaliser que vous avez encore beaucoup de chemin à faire, beaucoup de travail à accomplir.» [LaPresse]

9. Le sympa David Luiz du Brésil a pleuré à la télévision après le match contre l’Allemagne. [YouTube]


Le Fenwick, ça mange quoi en hiver?

Depuis la saison 2012-2013, j’utilise pas mal les stats avancées sur le site. Toutefois, je n’ai jamais pris le temps de les expliquer en long et en large et les raisons pourquoi je les aime autant. Donc, au lieu d’essayer de le faire en 3 lignes à chaque fois, je vais les expliquer comme du monde cet été. On est rendu au Fenwick.

Fenwick

Le Fenwick dérive du Corsi. La statistique porte le nom de son créateur, un blogueur de Calgary nommé Matt Fenwick. En 2007, il a eu l’idée de retirer les lancers bloqués par les défenseurs du Corsi puisque selon lui, ces lancers n’étaient pas des chances de marquer et n’étaient donc pas un bon proxy pour estimer la possession d’une équipe ou les chances de marquer de celles-ci.

Au cours des années, on s’est rendu compte que, bien que le Corsi soit meilleur pour évaluer les joueurs à cause du plus gros échantillon qu’il donne, le Fenwick nous donne une meilleure idée pour les équipes puisque certaines équipes sont simplement meilleures pour bloquer des lancers que d’autres.

Qu’est-ce que le Fenwick?

Comme indiqué plus haut, le Fenwick n’est que le Corsi sans prendre en compte les lancers bloqués par la défense. C’est donc les lancers au but, les lancers manquant la cible et les buts d’une équipe par rapport à l’autre. Le chiffre est souvent démontré en % puisque c’est plus facile pour comparer les équipes.

Comme pour le Corsi, on évalue seulement ce chiffre à 5 contre 5. Également, le plus souvent possible, j’utilise le Fenwick avec le score serré puisque ça permet d’éliminer les effets du score. Le score est considéré comme serré lorsqu’il y a un but d’écart ou moins dans les 2 premières périodes et lorsque c’est égal en 3e période ou en prolongation.

Pourquoi est-ce qu’on l’utilise?

Tel que mentionné plus haut, on utilise surtout le Fenwick pour évaluer les équipes au lieu des joueurs. C’est le cas puisqu’on a un plus gros échantillon avec les équipes et on peut donc se permettre d’éliminer les lancers bloqués par la défense qui créent très rarement des chances de marquer.

Comme pour le Corsi, on l’utilise pour estimer les chances de marquer et la possession en zone offensive des équipes. Ça nous permet de voir quelles équipes contrôlent le jeu et quelles équipes n’ont pas besoin de Zamboni dans leur zone offensive. Comme le graphique plus haut le démontre, plus une équipe domine en terme de Fenwick, plus elle a de chances de gagner la Coupe Stanley.

Les tendances du Fenwick nous permettent également de voir comment une équipe joue au cours des derniers matchs. À ce niveau, ce sont les graphiques d’Extra Skater qui maintiennent une moyenne roulante des 10 derniers matchs qui font le meilleur travail. Voici celui du Canadien en 2013-2014.

Le Fenwick ajusté selon le score

La variante du Fenwick que l’on voit le plus souvent est le Fenwick ajusté selon le score. Cette méthode nous permet d’enlever complètement les effets de score (qui nous montre que l’équipe qui mène a tendance à lever le pied). En enlevant ces effets, on obtient une meilleure analyse.

D’ailleurs, au cours des dernières années, la moyenne du Fenwick ajusté selon le score au cours des 20 derniers matchs de la saison a été le meilleur chiffre pour prédire ce qui va se passer pendant les séries. C’est donc un chiffre qui est de plus en plus populaire.

Graphique via Chris Boyle


Evander Kane reste vague par rapport à son futur à Winnipeg

evander kane money

Une saison morte de la LNH ne serait pas complète sans des rumeurs de transaction impliquant l’attaquant des Jets, Evander Kane. Le joueur de 22 ans est constamment disponible et ça ne semble pas trop le déranger. Pendant la fin de semaine du repêchage, il avait mis en favori un tweet d’un partisan demandant au DG des Flyers, Ron Hextall, de faire son acquisition.

Depuis 3 ans, il a été envoyé aux 29 autres équipes de la LNH dans les rumeurs, mais il n’a jamais bougé de Winnipeg. Les rumeurs continuent donc et ça place Kane dans une situation inconfortable avec les médias. On en a eu un autre exemple mardi alors qu’il était en entrevue dans une station de radio de Vancouver.

Dans cette entrevue, on lui a clairement demandé s’il voulait encore jouer pour les Jets de Winnipeg. Kane a évité la question en précisant qu’il agissait comme s’il allait jouer avec les Jets l’an prochain. Bien évidemment, ça a levé des questions chez les fans des Jets qui ne sont déjà pas ses plus grands admirateurs.

Kane a peu de contrôle sur la situation et les Jets ne semblent pas prêts à l’échanger cet été, mais ce n’est pas nécessairement une bonne chose pour les deux parties. C’est clair qu’il y a un malaise présentement et ce n’est pas les circonstances idéales pour un gars qui, à 22 ans, est encore en train de se développer.

Via PHT