La trop grande prudence de Jacques Martin avec ses joueurs blessés
Chroniqueur du jeudi, Rémi Villemure viens déposer son opinion, sa vision ou son analyse d’un sujet qui l’a touché dans l’actualité sportive.
Dans le match entre les Oilers d’Edmonton et le Canadien de Montréal mardi, Tom Renney a involontairement envoyé un message à Jacques Martin. Parions que l’entraîneur-chef du CH l’a volontairement ignoré, visiblement trop occupé à s’écrire des commentaires dans son petit carnet noir.
Renney a, dès la première mise en jeu du match, utilisé à l’aile droite de son deuxième trio, un joueur qui revenait d’une blessure à l’épaule, Ales Hemsky. « Hein? », vous dites-vous! Je m’explique. Ales Hemsky a raté onze matchs en raison d’une blessure, mais s’il avait porté l’uniforme du Canadien hier soir, c’est sur le quatrième trio qu’il aurait débuté le match et ce, sous prétexte qu’ « il doit tranquillement reprendre son rythme. »
Je ne veux pas partir de chicane, ni de scandales – d’ailleurs, Don Cherry a refusé le doctorat honorifique (sujet abordé la semaine dernière) – mais force est d’admettre que la décision de Tom Renney était bien plus intelligente que la politique de Jacques Martin à ce sujet.
Quand Michael Cammalleri est revenu de sa blessure, qui l’a tenu à l’écart pour une durée de trois parties, Martin n’a pas jugé intelligent de l’introduire immédiatement sur les deux premiers trios. Oui, l’entraîneur-chef a renvoyé Cammalleri sur l’une des deux premières lignes un peu plus tard dans la rencontre (il a joué au-dessus de 19 minutes ce soir-là), mais j’ai de la difficulté avec cette perte de temps. Un match de hockey dure 60 minutes et quand l’équipe éprouve des difficultés, elle n’a pas les moyens de prendre son temps.
Espérons pour le Canadien qu’au moment du retour au jeu d’Andrei Kostitsyn, il n’ait pas à effectuer des présences à la « Mike Blunden », soit de quelques centièmes de secondes. Le CH a intérêt à le renvoyer dans la mêlée le plus rapidement possible.
*****
Autres chroniques de Rémi Villemure:
Plus de transparences dans les dossiers médicaux des joueurs
Pierre Gauthier c’est comme Jean Charest
- Par Remi Villemure
- 10 novembre 2011
- Commenter





