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Les partisans du Canadien doivent-ils encourager la défaite?

Je participe aux avant-matchs du Canadien de Montréal sur le site ParlonsHockey.ca – je vous invite d’ailleurs à venir nous écouter, on commence une heure avant tous les matchs de l’équipe – et mardi, j’ai eu une discussion plutôt animée avec l’un de mes collègues. Il est sans contredit le plus grand partisan du Tricolore. Ce n’était pas la première fois qu’on ne s’entendait pas sur un point, mais cette fois, c’était vraiment sans espoir. On s’est promis de ne jamais se rejoindre sur ce point.

Mon collègue pense qu’un bon partisan du Canadien se doit d’encourager son équipe à gagner du début à la fin. Je suis d’accord avec lui sur ce point, mais là où on ne s’entend pas, c’est que je vois une exception à cette règle. Par exemple, en ce moment, je crois qu’un bon partisan devrait espérer voir le CH perdre ses cinq derniers matchs et assurer sa quinzième position dans l’Est. De cette manière, les chances de l’équipe d’aller chercher l’un des trois premiers choix de l’encan 2012 seraient meilleures.

Il n’est pas d’accord, il croit que ce serait « trahir » l’équipe et les joueurs. Je réponds à cela qu’au contraire, ce serait encourager l’équipe à s’améliorer maintenant que tout est officiellement perdu. Je crois qu’un partisan se doit d’être émotif et fidèle, mais que les vrais partisans « purs » et « durs » sont aussi intelligents. La vision à long terme est un fruit de l’intelligence. Je ne suis pas en train de traiter les autres partisans d’imbéciles. Je crois qu’ils ne voient peut-être pas les choses de la même manière, mais qu’après réflexion, ils devraient se rendre à l’évidence : maintenant que tout est fini, il est temps de tomber pour mieux se relever, de perdre pour mieux repêcher.

Peut-on demander cela aux fans du Canadien de Montréal?

Qu’en pensez-vous?


Patrick Roy est-il le bon sauveur?

Je ne suis pas un grand partisan de la spéculation, mais quand le Canadien est dernier de son association et que les joueurs ainsi que les partisans s’avouent vaincus, il faut bien parler de quelque chose. Parce que rien n’a fonctionné cette saison, il est normal d’anticiper le départ de Randy Cunneyworth. Même si ça avait fonctionné avec lui, il aurait tout de même dû faire ses valises parce que la réaction de certains partisans à l’arrivée d’un entraîneur unilingue anglophone a fait en sorte que Cunneyworth est arrivé pour mieux repartir.

Qui le remplacera derrière le banc du Canadien? Le nom qui circule depuis quelques jours, c’est celui de Patrick Roy. L’ancien gardien du Tricolore et aujourd’hui entraîneur-chef, DG et copropriétaire des Remparts a bien évidemment rejeté les rumeurs du revers de la main. Ces rumeurs proviennent de la plume du site danslescoulisses et de Martin Leclerc, journaliste à Radio-Canada. Selon l’ancien de RueFrontenac.com, Geoff Molson aurait rencontré Patrick Roy et les deux hommes se seraient entendus sur les termes d’une entente. Roy serait déjà le nouvel entraîneur-chef du Canadien, toujours selon la rumeur.

À défaut de pouvoir confirmer quoi que ce soit, on peut au moins en parler. Croyez-vous au retour de Roy à Montréal? Mais surtout : croyez-vous à son retour, cette fois-ci, à titre d’entraîneur-chef?

Personnellement, je trouverais ça rafraichissant. Je suis tanné de la langue de bois et dès le premier point de  presse de Jacques Martin, je me suis ennuyé de Guy Carbonneau. Randy Cunneyworth a étudié à l’école « Jacques Martin » alors il n’est pas plus intéressant à écouter parler. Mais bon, il n’y pas que ça non plus.

Patrick Roy à Montréal, bien honnêtement, je n’y crois pas. Tout d’abord, la ville de Québec accueillera très bientôt une équipe de la LNH et parce que le « Casseau » y travaille depuis plus de cinq ans, je ne vois pas comment il pourrait ne pas être le premier entraîneur des « nouveaux » Nordiques. C’est inconcevable pour moi.

Ensuite, il y a cette semi-tension qui règne déjà entre Roy et les journalistes de Montréal. L’organisation du Canadien sait très bien comment ont terminé tous les règnes d’anciens joueurs du CH à la barre de l’équipe. Mario Tremblay, Guy Carbonneau, pour ne nommer que ceux-là. Ils n’ont pas quitté Montréal parce qu’ils ne s’entendaient pas avec les journalistes, mais ces derniers leur ont mis énormément de pression parce qu’ils étaient d’anciens joueurs vedettes. Imaginez deux secondes Patrick Roy comme entraîneur-chef. Le nombre de journalistes doublera, les questions se feront plus épicées parce qu’on saura très bien de quel bois se chauffe l’ancien numéro 33 après une défaite.

En parlant de ça, est-ce que Patrick Roy saura s’adapter à la LNH? Je crois que oui, mais est-ce que le Canadien voudra servir de baptême à celui qui a énormément de travail à faire pour être un entraîneur-chef respecté à travers la ligue? Ça, je n’en suis pas certain. Juste cette saison, Roy a demandé la démission de deux officiels, a remis en question les compétences du Préfet de discipline (Raymond Bolduc) et celles du commissaire (Gilles Courteau). Je crois que Roy a bien des défauts, mais que l’intelligence est l’une de ses qualités. S’il devient un jour entraîneur-chef, il ne demandera pas la démission d’officiels et ne remettra pas en question les compétences de son bon ami Brendan Shanahan et celles de Gary Bettman. Mais est-ce que le Canadien voudra prendre cette chance?

Et oui, juste de la spéculation, vous ne pourrez pas dire que je ne vous avais pas averti…


Le snobisme de Pierre Gauthier

pierre gauthier canadiens

Y-a-t-il quelque chose de plus insultant que de se faire regarder de haut par quelqu’un? En ce qui me concerne, non. J’ai ce feeling-là à chaque fois que j’entends parler Pierre Gauthier et que je le regarde répondre aux journalistes comme s’ils étaient de vulgaires bouts de pneus abandonnés sur la 40. Je vous entends déjà me dire que des bouts de pneus, c’est quand il est en forme le Pierre Gauthier. Je suis peut-être paranoïaque, mais ce qui a de merveilleux avec Internet, c’est qu’on peut vérifier si on est le seul à penser quelque chose. Je vous envoie donc la question : avez-vous l’impression, vous aussi, que dans la tête à Pierre Gauthier, vous êtes un vulgaire morceau de pneu?

Ce n’est pas obligé d’être un morceau de pneu abandonné sur la 40, ça peut aussi être un crachat à côté d’un banc de parc ou un Syrien qu’on préfère à un Académicien.

Pierre Gauthier n’agit peut-être pas ainsi volontairement – je lui donne le bénéfice du doute – mais le résultat est le même. On a carrément l’impression qu’on ne vaut rien à ses yeux. J’ai encore une fois fait l’exercice lundi en fin d’après-midi et j’ai remarqué que le DG du Canadien ne regarde que très rarement les journalistes dans les yeux et qu’il ne répond qu’à l’occasion, à leurs questions. Vous voulez une preuve? Non? La voici quand même :

-        Question d’un journaliste lundi : « Y-a-t-il eu beaucoup d’offres pour Andrei Kostitsyn? »

-        Sa réponse : « Ça n’a pas été facile d’échanger monsieur Kostitsyn, c’est quelqu’un qui a été repêché par l’organisation et qui n’a jamais joué ailleurs. C’est une personne qui aimait beaucoup jouer pour le Canadien. À ce moment-ci, c’était la meilleure chose pour la franchise que d’effectuer cette transaction et monsieur Kostitsyn va rejoindre son frère à Nashville. »

Bref, il ne veut pas répondre à la question. Au lieu de sortir la cassette, peut-il simplement nous dire qu’en tant que DG, il ne peut pas dévoiler de telles informations? Il fait perdre du temps à tout le monde et ne nous apprend surtout absolument rien. Je pourrais vous sortir toutes les questions de la conférence et en venir à la même conclusion. On peut trouver tous les défauts qu’on veut à Randy Cunneyworth, mais il demeure l’un des seuls membres de cette organisation à avoir été honnête avec les journalistes cette saison. Je trouve ça triste qu’on accepte cela. Les journalistes n’ont pas vraiment le choix puisqu’ils savent qu’ils se feront barrer s’ils décident de confronter Pierre Gauthier. Il n’y a clairement pas équilibre des forces. Qu’en pensez-vous?


Mike Ribeiro explique l’importance de la patience avec les jeunes chez le Canadien

mike ribeiro canadiens

Quand Mike Ribeiro passe dans le coin, il faut bien en profiter. C’est ce que j’ai fait.

On peut critiquer Mike Ribeiro autant qu’on veut, il en demeure pas moins qu’il a lancé un message clair à l’organisation avant le match au Centre Bell. Oublions son but, sa première étoile, sa célébration et son salut à la Jaromir Jagr. Quand les journalistes l’ont entouré devant sa case dans le vestiaire des Stars, il s’est contenté d’une phrase assassine. Le reste, c’était une cassette préenregistrée. Au sujet de la transaction qui l’a envoyé à Dallas, l’ancien du Canadien a dit : « L’organisation gagnerait à prendre son temps avec les jeunes ».

Il portait peut-être sa casquette par en arrière à Montréal, il sortait peut-être assez souvent dans les bars et surtout, il divisait peut-être le vestiaire en deux, mais il a tout à fait raison sur ce point. Les jeunes joueurs que le Canadien a repêchés et qui, aujourd’hui, connaissent du succès ailleurs dans la ligue sont assez nombreux. Mike Ribeiro vient en tête de liste bien évidemment, mais Sergei Kostitsyn (84 pts en 131 matchs à Nashville), Mikhail Grabovsky, Matt d’Agostini – il a connu une très bonne saison l’an dernier –  et plusieurs autres reviennent constamment hanter le Canadien.

La patience est de mise avec les jeunes. C’est certain qu’ils doivent s’aider aussi en ne faisant pas exprès d’user cette dite patience, mais la plupart du temps, le Canadien a perdu patience quand ce n’était peut-être pas le temps de le faire.

Andrei Kostitsyn

Pierre Gauthier devrait étudier la possibilité d’offrir un nouveau contrat à Andrei Kostitsyn cet été. De toute façon, il va falloir le remplacer par quelqu’un si on décide de le laisser aller le 1er juillet et ce « quelqu’un », on ne le connaitra pas, on ne saura rien de lui et on devra apprendre à le connaître. Tout le contraire de l’aîné des frères Kostitsyn qui, oui, déçoit, qui, oui, pourrait en donner plus, mais qu’on connait très bien. On sait ce qu’il peut offrir comme travail sur la glace, on connait ses défauts – qui semblent parfois plus nombreux que ses bons côtés – et en le gardant, on est certain que s’il débloque un jour pour de bon, ça va avoir été à Montréal.

Ribeiro ne le sait peut-être pas, mais il vient d’alimenter les discussions pour longtemps ici.

Dans le fond, il le sait et il vit très bien avec ça.


À quoi va servir le retour d’Andrei Markov?

andrei markov

Andrei Markov serait sur le point d’amorcer le processus qui consiste à le rapprocher d’un imminent retour à l’entraînement sans contacts. Bref, il a patiné en solitaire mardi, mais on ne peut toujours pas soumettre une date précise quant à un retour au jeu dans son cas. Quoi qu’il arrive dans les prochains jours,  l’organisation du Tricolore doit lui faire savoir que sa saison est terminée et que si l’équipe accède aux séries, qu’il n’envisage pas de revenir au jeu. Son cas est complètement différent de celui du capitaine des Penguins Sidney Crosby, mais il demeure un joueur d’impact à qui on a peut-être demandé de se « dépêcher de guérir ». On sait ce que ça donne dans des cas semblables…

Andrei Markov est le meilleur défenseur de l’équipe, mais avec 32 matchs à faire et neuf points à rattraper pour s’emparer du huitième rang, le pari est trop risqué. C’est-à-dire que, sans être foutue, la saison 2011-12 du Canadien ne promet plus grand-chose. Dans ces circonstances, il serait mieux d’offrir encore huit mois de congé à Markov.

Tous les médecins sont d’accord pour dire que malgré les nombreuses opérations et la presque « reconstruction » de son genou, le choix de sixième ronde de l’équipe en 1998 est à une bonne mise en échec d’une fin de carrière. S’il se fait véritablement tester dans le coin de la patinoire, on ne le reverra peut-être plus. Ce n’est pas moi qui le dis, ce sont tous ces médecins qui ont été amenés à commenter le cas Markov dans la dernière année.

Au calendrier de l’équipe, il reste beaucoup de matchs face à des formations robustes (Maple Leafs, Penguins, Bruins, Stars, Wild, Flames, Oilers, Canucks et Flyers entre autres). Si l’équipe médicale n’est pas complètement convaincue que Markov est prêt à reprendre là où il a laissé, ce serait suicidaire de tenter une chance dans son cas. En séries, le Canadien risquerait d’affronter les  Bruins ou les Flyers, deux équipes qui aiment bien s’en prendre aux joueurs étoiles adverses. On ne peut pas jouer ainsi avec le feu.

L’idée n’est pas de le protéger du jeu physique sur une base permanente, l’organisation ne peut seulement plus prendre de chance avec lui. Il n’y a plus grand-chose à gagner cette saison de toute façon. Le mieux qui puisse arriver, c’est que le Canadien accède aux séries et remporte deux petits matchs avant de plier bagages. Même si ce scénario se produit, les gros changements qu’on attend depuis maintenant quelques mois devront se faire. La saison n’a plus sa raison d’être. Dans ce cas, le Canadien devrait faire en sorte de protéger celui qui est l’un de ses trois meilleurs joueurs et lui accorder tout le temps qu’il nécessite. Et même plus. Dans le fond, le Canadien doit être paranoïaque. Si le CH était plus prêt du huitième rang que du quinzième, ce serait peut-être différent, mais puisque ce n’est pas le cas, la paranoïa est de mise dans le cas d’Andrei Markov.


Infographie Twitter // Randy Cuneyworth

randy cunneyworth

D’abord, l’arrivée de Randy Cunneyworth comme entraineur-chef des Canadiens en chiffres gracieuseté d’Octopode.

Parce qu’il y a trop de gens qui se sont exprimés cette semaine sur le sujet de l’heure et que j’imagine que vous êtes sur le point de faire une indigestion de l’affaire « Randy Cunneyworth », je ne vais pas vous partager mon opinion. Du moins, je ne vais pas vous la donner de manière claire et précise. On prend ça « smooth » aujourd’hui. Voici quelques éléments qui m’ont interpellé dans le dossier. Constatez par vous-mêmes qu’ils proviennent des deux côtés de la médaille :
- Arrêtez de dire qu’on ne fait pas tout un plat avec Marc Trestman (entraîneur unilingue avec les Alouettes) et Jesse Marsch (entraîneur unilingue avec l’Impact) alors qu’on en fait un avec le CH. Ça n’a aucun rapport, le Canadien est encré dans la culture québécoise, pas l’Impact et les Alouettes. Comparons des pommes avec des pommes svp.

- Cunneyworth ne demeurera pas à Montréal bien longtemps alors avant de faire un scandale, peut-on prendre le temps de respirer? Je parie que quand que ça sera fait, il ne sera même plus là.

- « Des langues, ça s’apprend » a dit Pierre Gauthier en conférence de presse. Il a raison, mais il y avait tellement de mépris quand il a dit cette phrase qu’il mériterait d’être congédié juste pour ça. Il a cette manière de regarder les gens de haut qui me dégoûte. Un vrai prétentieux cet homme…

- M. Molson devrait arrêter de se cacher derrière des lettres. S’il décide de s’exprimer, qu’il le fasse honnêtement et qu’il confronte les journalistes et les partisans. Il a le droit de ne pas s’exprimer, mais s’il décide de le faire, il doit le faire pour de vrai. Sinon, il passe pour un lâche.

- Certains journalistes/chroniqueurs comme Stéphane Laporte devraient y penser deux fois avant de parler de hockey. Ils peuvent parler de langue, de culture et de société, mais certains d’entre eux semblent vouloir se faire mal en parlant de hockey.

- « Randy Cunneyworth aurait dû dire quelques mots en français, ça aurait été respectueux ». Mais voyons donc… Pourquoi auriez-vous voulu qu’il nous fasse un petit « bonjour » en français? Ça aurait changé quoi? Êtes-vous naïfs au point de croire qu’il fera effectivement des efforts pour apprendre la langue de Molière? Lui demander un « bonjour » en français aurait été d’encourager l’hypocrisie, déjà très présente dans cette organisation d’ailleurs.


Scott Gomez n’a plus sa place chez le Canadien

Bon, ceci est mon premier et mon dernier article en lien avec Scott Gomez. Quand même assez étrange que je n’aie jamais jugé pertinent d’écrire quelque chose à propos du joueur le plus critiqué chez le Canadien. Faut croire que j’ai laissé la job sale aux milliers de partisans du Tricolore qui se préparent déjà à le huer en vue de son retour au jeu.

On va régler le cas du numéro 91 aujourd’hui. Au début de la saison, on était certain qu’il allait faire mieux que l’an dernier. Était-ce possible de faire pire, bien honnêtement? Il nous avait tous promis qu’il reviendrait fort cette année, qu’il avait honte de regarder ses coéquipiers dans les yeux. Ses coéquipiers qu’il avait laissés tombé, avait-il tenu à rajouter. On y a cru. On y a cru parce que quand Pierre Gauthier a décidé d’échanger Jaroslav Halak aux Blues, on était certain qu’on paierait de cette décision et que Price ne serait jamais capable de prendre la place de notre honorable slovaque. Gauthier et Price nous ont fait mentir, on l’a interprété comme une leçon de sorte que le discours de Gomez nous a donné un peu d’espoir. On s’est tous dit : laissons la chance au coureur.

Là, j’espère que tout le monde – y compris l’organisation – a compris qu’il n’y a absolument plus aucune raison de garder le Mexicain à Montréal. Le coureur a assez couru. Ce n’est plus juste une question d’argent, ça en était strictement une la saison dernière, mais là, c’est rendu plus que ça.

L’an dernier, Gomez pouvait prétendre être un joueur qui faisait la job sur la glace. Il aurait été fou de prétendre être capable de nous livrer une job de 8M$, mais il en faisait plus que certains joueurs chez le Canadien. Là, c’est différent. J’ai essayé de trouver en quoi le Canadien aurait été meilleur avec Gomez, quand il ne jouait pas, et je n’ai rien trouvé. Si Gomez était en mesure de jouer, il n’amènerait absolument rien à l’équipe. Pas même un petit peu de punch sur le 4e trio, rien. Rien comme dans rien…

Gomez n’a plus aucune confiance en lui, il n’est plus le joueur qu’il était, il joue dans sa tête et il nuit au développement des jeunes joueurs. Dans quel sens? Dans le sens que quand il joue, il prend la place d’un jeune joueur qui jouerait en temps normal. D’ailleurs, plus souvent qu’autrement, il prend la place d’un jeune joueur qui en fait beaucoup plus sur la glace.

Gomez doit partir et ce n’est pas vrai que le CH est « pogné » avec.

Où Wade Redden, Craig Rivet, Jonathan Cheechoo jouent-ils? Où Sheldon Souray et Sean Avery jouaient-ils à un certain moment? Dans la Ligue américaine et dans la ECHL. C’est possible de le faire. Gomez, personne ne le veut parmi les 29 autres DG du circuit Bettman. Gomez est comme un lépreux, personne n’ose s’approcher de lui. En ce sens, il ne reste plus beaucoup d’options, j’en conviens, mais il y en a bon sang!

Pierre Gauthier va devoir mettre ses culottes et bouger parce que le contrat de Gomez hypothèque toute son équipe. Son salaire est à la baisse, mais il sera toujours trop élevé pour ce que le natif de l’Alaska offre sur la glace.

Je sais bien que ce n’est pas l’habitude du Canadien d’envoyer un haut-salarié dans les rangs mineurs, mais je sais également qu’auparavant, cette organisation avait pour but de remporter la coupe Stanley et de satisfaire ses partisans. Molson et Gauthier savent ce qu’ils ont à faire si telle est toujours la philosophie de l’équipe.

 


Contrat // Comparaison Victor Hedman vs PK Subban

Le Suédois Victor Hedman a paraphé une entente de cinq saisons d’une valeur de 20M$ cette semaine. Vous me voyez venir? P.K Subban sera joueur autonome avec compensation cet été et Pierre Gauthier aura la tâche de lui accorder un contrat de plusieurs saisons.

Les statistiques peuvent nous faire dire n’importe quoi, mais sont quand même d’une grande utilité alors comparons le premier choix du Lighnting en 2009 au coloré P.K Subban :

Temps de jeu :

P.K Subban joue en moyenne 23 :46 minutes par rencontre pour le 17e rang au total chez les défenseurs. Il devance les Keith, Chara, Bouwmeester et Edler. Hedman est au 81e rang avec une moyenne de 22 :55 minutes par rencontre. Il est situé aussi loin parce que la LNH classe les défenseurs non pas en fonction du temps moyen de jeu, mais du temps total. Hedman n’a joué que 20 matchs depuis le début de la saison.

Avantage Subban

Apport offensif :

Afin de rendre ça équitable, faisons la moyenne de points par matchs pour les deux défenseurs. Subban en totalise – avant le match d’hier face aux Ducks – dix en 24 matchs, pour une moyenne de 0,42 pt/rencontre.

Hedman, de son côté, en a deux en vingt matchs, pour une moyenne de 0,1 pt/rencontre. Notons qu’il en a amassé 26 l’an dernier. Subban est allé en chercher 38.

Avantage Subban

Responsabilité défensive :

Cette fois, si l’on ne se fie qu’aux statistiques, elles peuvent effectivement nous faire dire n’importe quoi. Subban a préservé jusqu’à présent un ratio neutre tandis que son « opposant », Victor Hedman, est à -5.

Mais souvenez-vous du début de saison de Dwayne Roloson qui confondait rondelle et balles de fusil…Ce n’était pas l’idéal pour parfaire son différentiel +/-. D’ailleurs, seulement trois défenseurs réguliers chez le Lightning s’en sont sortis avec un ratio positif (Bergeron,Kubina et Gilroy).

Chez le Canadien, on n’a pas eu ce problème. Parmi les défenseurs ayant à peu près participé à tous les matchs, il n’y a que les deux Suisses qui sont en-dessous de la barre du 0. Diaz est une recrue du hockey nord-américain et Weber fait la navette entre la défense et le quatrième trio alors leurs ratios sont en quelques sortes légitimes.

Objectivement, Hedman est un défenseur bien plus responsable dans sa zone. Il joue plus de manière plus robuste et il est beaucoup moins indiscipliné. Avantage Hedman

Impact

Force est d’admettre que c’est l’aspect le plus difficile à départager. Subban est le général à la ligne bleue quand Markov est blessé. Hedman n’est pas un défenseur qui relance l’attaque, mais il est le prochain numéro un de Guy Boucher. Pour l’instant, on peut croire que c’est Kubina qui occupe cette fonction, mais le Tchèque aura 35 ans cette année et sera joueur autonome à la fin de la saison.

Steve Yzerman le gardera-t-il à Tampa? Il est certain que s’il laisse partir le géant de 6’4’’-258 livres, c’est Hedman qui prendra les bouchées doubles et qui prendra les reines de la défensive floridienne. Markov, de son côté, est bien en selle avec le Canadien et quand il sera de retour pour de bon, le temps de jeu de Subban diminuera considérablement.

À court terme, Hedman sera un défenseur plus important pour son équipe que Subban le sera.

Avantage Hedman

Voilà pour cet exercice tout sauf scientifique. Tout ça n’a rien de vraiment très sérieux, mais parions que son agent utilisera les exemples de Doughty, Myers et d’Hedman quand viendra le temps pour lui de s’asseoir avec Pierre Gauthier.

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Photo: Ultrawig


Les chances de Sidney Crosby de remporter le trophée Art Ross

Il n’a fallu qu’une excellente performance de Sidney Crosby à son premier match en dix mois pour que la partisannerie se fraye encore une fois un chemin à travers le discours des journalissses et des joueurs et entraîneurs.

Remportera-t-il le Art Ross? Les Penguins toucheront-ils à la coupe Stanley? Sidney Crosby est-il le meilleur joueur depuis Wayne Gretzky? Ce ne sont que trois des nombreuses questions qui ont fait le tour de la planète Hockey depuis le retour au jeu de Sid the Kid.

Objectivement, il pourrait remporter le championnat des marqueurs puisqu’il n’accuse qu’un retard d’une vingtaine de points sur Phil Kessel. Les Penguins occupaient déjà le premier rang de leur conférence avant qu’il n’arrive alors les raisons sont bonnes de croire qu’il pourrait être la pièce manquante. Est-il le meilleur joueur depuis Wayne Gretzky? Pas sûr, mais il complète sans doute le top 5. C’est quoi le problème d’abord Rémi?

Ce n’est pas un peu trop tôt pour parler de tout ça. Vous n’êtes pas convaincus? Voici quelques petites déclarations qui devraient vous interpeller davantage :

Dan Bylsma, entraîneur-chef des Penguins : « Il a de fortes chances de remporter le trophée Art Ross »

Jacques Martin : « Je le trouve meilleur depuis son retour au jeu »

Quoi? Sidney Crosby n’a joué qu’un seul match – face à la pire équipe de l’Est d’ailleurs – et deux hommes de hockey aguerris en viennent déjà à de telles conclusions? Suis-je le seul à trouver ça insensé? D’abord, imaginez-vous la pression que Bylsma est en train de mettre sur son capitaine. Crosby a été accueilli par 250 journalistes après sa séance d’entraînement lundi matin et son entraîneur s’en va dire après le match qu’il est bien possible qu’en 61 matchs, il rattrape le peloton. Et Jacques Martin…

L’entraîneur-chef du Canadien n’a pas pu voir le match puisqu’il dirigeait son équipe au Centre Bell et il est tout de même prêt à s’avancer sur ce terrain. Voyons! Loin en moi l’envie de banaliser la performance de Crosby, mais force est d’admettre que ce n’est pas un seul match qui va nous faire réaliser qu’il est meilleur qu’il l’était avant. Ces deux déclarations étaient  impertinentes et prématurées.  Surtout venant de deux entraîneurs d’expérience…

D’ailleurs, personne n’a voulu parlé des Islanders. Crosby a été sensationnel lundi, mais ses coéquipiers et lui affrontaient la seule équipe de la ligue à ne pas avoir remporté une seule partie à l’étranger depuis le début de la saison. Où le match a-t-il été disputé? À Pittsburgh… Disons qu’il a choisi le moment opportun pour effectuer son retour au jeu.

Sur un ton plus positif, le retour de Crosby est la meilleure nouvelle que pouvait accueillir la LNH. La ligue s’est beaucoup ennuyée de son meilleur joueur, de son idole et surtout… de son outil favori de marketing.


Brendan Shanahan fait moins l’unanimité sauf chez les Bruins de Boston

Chroniqueur du jeudi vendredi, Rémi Villemure viens déposer son opinion, sa vision ou son analyse d’un sujet qui l’a touché dans l’actualité sportive.

cam neely

Dans une famille, le plus difficile est souvent d’installer une discipline. Plus particulièrement quand on a affaire à des enfants. Si l’aîné de la famille agace la plus jeune, il faut le punir et ça reste la meilleure façon de lui faire comprendre que c’est mal et qu’il n’a pas intérêt à recommencer. C’est un peu la même chose dans le sport. Quand un joueur met en échec un gardien de but dans une course pour la rondelle et que le joueur en question ne manifeste clairement aucune intention d’éviter le gardien, la seule solution est une punition ou comme on le dit dans le langage hockey, une suspension.

Si vous ne me voyez pas venir, lâchez un peu Occupation Double…Le préfet de discipline de la LNH Brendan Shanahan avait la « difficile » tâche de juger si oui ou non, Milan Lucic méritait une suspension pour son coup porté à l’endroit de Ryan Miller. Shanahan a encore une fois semé la controverse en décidant de ne pas être régulier dans sa « nouvelle politique ». Il a blanchi le gros ailier des Bruins de Boston.

Je commence à me questionner sur les véritables intentions de monsieur Shanahan. A-t-il vraiment l’intention de changer le visage de la ligue? Ce n’est certainement pas en banalisant un tel geste qu’il le démontre en tout cas.

Il y a plusieurs choses qui m’ont énervé dans cette décision. Tout d’abord, il y a la décision en tant que telle. Aucune suspension pour avoir clairement tenté de blesser un gardien de but, c’est absurde, à mon sens. Si la mise en échec avait été distribuée à un défenseur des Sabres, on n’en aurait pas parlé et avec raison. Un gardien, en raison du poids et de la grosseur de son équipement, est beaucoup plus vulnérable dans une telle situation. Quand Miller a vu arriver les 220 livres de muscle vers lui, même avec de la bonne volonté il n’aurait pas pu les éviter. Un gardien de but ne peut pas décider de bouger à droite ou de bouger à gauche aussi facilement qu’il le souhaite. Il a tout de même une vingtaine de kg de plus sur le corps. Parions que Lucic le savait très bien.

La décision m’a déplu, mais ce sont les explications qui m’ont encore plus choqué. Je cite Brendan Shanahan, préfet de discipline de la ligue nationale de hockey :

« J’avais certaines questions concernant ses intentions et je voulais entendre les réponses directement de Lucic, a dit-il. Je voulais savoir à quel moment il savait qu’il y aurait une collision, et s’il avait l’impression qu’il aurait eu le temps de l’éviter. Ses réponses m’ont satisfait. »

Bon, on va mettre quelque chose, qui m’apparait pourtant très simple, au clair. En demandant la version des faits de Milan Lucic, à quoi Brendan Shanahan s’attendait-il? À des excuses? Non, je sais : à des remords? Voyons donc! Lucic est l’un des joueurs les plus importants chez les Bruins de Boston, il est clair qu’il avait uniquement comme intention de se défendre et dans le contexte, de bullshitter Brendan Shanahan. Je ne dis pas que le préfet de discipline ne devrait pas s’entretenir avec les joueurs dans de pareilles situations, mais il me semble que s’il prend l’initiative d’interroger « l’agresseur », il devrait avoir la décence d’en faire de même avec la « victime ». À ce que je sache, deux joueurs ont été impliqués dans cette histoire-là.

Lucic a sûrement confié à Shanahan qu’il n’avait pas vu venir la collision et qu’il n’aurait pas eu le temps de l’éviter, pourtant, le commun des mortels (qu’il soit montréalais ou bostonien d’ailleurs) a pu remarquer que la peste des Bruins n’a jamais changé sa trajectoire ou simplement essayé d’éviter Miller. Il a même fait complètement l’inverse en présentant son avant-bras à la hauteur du casque de Miller. Come on. Ça prend quoi de plus? Une blessure? Pourtant c’est ce qui est arrivé.

Je ne crois pas que Shanahan devrait se laisser influencer par les conséquences des gestes qu’il étudie. Ce n’est pas objectif, mais il a, un peu plus tôt, cette année justifier une suspension par le fait qu’il y avait eu blessure sur le jeu. Je ne suis pas d’accord avec cette façon de faire, mais il reste que la fonction principale d’un préfet de discipline, c’est d’être constant. Il ne peut pas pénaliser un jour un geste sous prétexte d’une blessure et l’autre jour, mentionner ceci :

« C’est dommage que Miller soit blessé, mais je ne vois rien dans ce geste qui mériterait une suspension »

Ça frôle la contradiction.

Peter Chiarelli et l’art de parler quand ce n’est tellement pas nécessaire

Le DG des Bruins de Boston est un bon élève. Il a bien appris de son président, Cam Neely. Voici la réaction de Peter Chiarelli à l’annonce de la décision de Brendan Shanahan :

« Nous sommes satisfaits de la décision rendue par la LNH et nous respectons le processus qui a été suivi pour arriver à cette conclusion, a déclaré le directeur général des Bruins, dans un communiqué. Je suis également fier de l’attitude de Milan, qui a choisi de ne pas s’engager dans une guerre de mots après les commentaires malheureux faits à son endroit après le match dont il est question. »

Y-a-t-il quelqu’un qui pourrait passer le message à Peter Chiarelli selon lequel il n’est pas obligé de parler? Il peut parler, on ne lui demande pas d’être muet comme Pierre Gauthier, mais quand on parle pour ne rien dire, ça donne de tels résultats. Il est fier de l’attitude son joueur qui a choisi de ne pas s’engager dans une guerre de mots. Vrai, mais Chiarelli qui a l’habitude d’assister à tous les matchs de son équipe à domicile a-t-il vu les images de son joueur durant le trajet vers le banc des pénalités? Gros sourire, l’air pédant, et de ne pas savoir pourquoi un zébré le prend par le bras… Évidemment, ça fait partie de la culture des Bruins de Boston que de frapper – souvent dans l’illégalité – et de sourire de loin, l’air d’avoir fait quelque chose de super bien…

Une autre chose, Chiarelli devrait s’abstenir de commenter les guerres de mots, car son équipe aligne tout de même une bonne bande de « trash talkers ». Personne n’a à recevoir ne serait-ce qu’une leçon de la part de cet homme-là, à ce niveau. Le seul point positif de cette histoire-là, c’est que « l’objectif et neutre » commentateur de NESN, Jack Edwards, n’a pas profiter de cette situation pour nous démontrer encore une fois qu’il n’a pas sa place derrière un micro de télé. Y a toujours du positif!

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Photo: Ultrawig