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Infographie Twitter // Randy Cuneyworth

randy cunneyworth

D’abord, l’arrivée de Randy Cunneyworth comme entraineur-chef des Canadiens en chiffres gracieuseté d’Octopode.

Parce qu’il y a trop de gens qui se sont exprimés cette semaine sur le sujet de l’heure et que j’imagine que vous êtes sur le point de faire une indigestion de l’affaire « Randy Cunneyworth », je ne vais pas vous partager mon opinion. Du moins, je ne vais pas vous la donner de manière claire et précise. On prend ça « smooth » aujourd’hui. Voici quelques éléments qui m’ont interpellé dans le dossier. Constatez par vous-mêmes qu’ils proviennent des deux côtés de la médaille :
- Arrêtez de dire qu’on ne fait pas tout un plat avec Marc Trestman (entraîneur unilingue avec les Alouettes) et Jesse Marsch (entraîneur unilingue avec l’Impact) alors qu’on en fait un avec le CH. Ça n’a aucun rapport, le Canadien est encré dans la culture québécoise, pas l’Impact et les Alouettes. Comparons des pommes avec des pommes svp.

- Cunneyworth ne demeurera pas à Montréal bien longtemps alors avant de faire un scandale, peut-on prendre le temps de respirer? Je parie que quand que ça sera fait, il ne sera même plus là.

- « Des langues, ça s’apprend » a dit Pierre Gauthier en conférence de presse. Il a raison, mais il y avait tellement de mépris quand il a dit cette phrase qu’il mériterait d’être congédié juste pour ça. Il a cette manière de regarder les gens de haut qui me dégoûte. Un vrai prétentieux cet homme…

- M. Molson devrait arrêter de se cacher derrière des lettres. S’il décide de s’exprimer, qu’il le fasse honnêtement et qu’il confronte les journalistes et les partisans. Il a le droit de ne pas s’exprimer, mais s’il décide de le faire, il doit le faire pour de vrai. Sinon, il passe pour un lâche.

- Certains journalistes/chroniqueurs comme Stéphane Laporte devraient y penser deux fois avant de parler de hockey. Ils peuvent parler de langue, de culture et de société, mais certains d’entre eux semblent vouloir se faire mal en parlant de hockey.

- « Randy Cunneyworth aurait dû dire quelques mots en français, ça aurait été respectueux ». Mais voyons donc… Pourquoi auriez-vous voulu qu’il nous fasse un petit « bonjour » en français? Ça aurait changé quoi? Êtes-vous naïfs au point de croire qu’il fera effectivement des efforts pour apprendre la langue de Molière? Lui demander un « bonjour » en français aurait été d’encourager l’hypocrisie, déjà très présente dans cette organisation d’ailleurs.


Scott Gomez n’a plus sa place chez le Canadien

Bon, ceci est mon premier et mon dernier article en lien avec Scott Gomez. Quand même assez étrange que je n’aie jamais jugé pertinent d’écrire quelque chose à propos du joueur le plus critiqué chez le Canadien. Faut croire que j’ai laissé la job sale aux milliers de partisans du Tricolore qui se préparent déjà à le huer en vue de son retour au jeu.

On va régler le cas du numéro 91 aujourd’hui. Au début de la saison, on était certain qu’il allait faire mieux que l’an dernier. Était-ce possible de faire pire, bien honnêtement? Il nous avait tous promis qu’il reviendrait fort cette année, qu’il avait honte de regarder ses coéquipiers dans les yeux. Ses coéquipiers qu’il avait laissés tombé, avait-il tenu à rajouter. On y a cru. On y a cru parce que quand Pierre Gauthier a décidé d’échanger Jaroslav Halak aux Blues, on était certain qu’on paierait de cette décision et que Price ne serait jamais capable de prendre la place de notre honorable slovaque. Gauthier et Price nous ont fait mentir, on l’a interprété comme une leçon de sorte que le discours de Gomez nous a donné un peu d’espoir. On s’est tous dit : laissons la chance au coureur.

Là, j’espère que tout le monde – y compris l’organisation – a compris qu’il n’y a absolument plus aucune raison de garder le Mexicain à Montréal. Le coureur a assez couru. Ce n’est plus juste une question d’argent, ça en était strictement une la saison dernière, mais là, c’est rendu plus que ça.

L’an dernier, Gomez pouvait prétendre être un joueur qui faisait la job sur la glace. Il aurait été fou de prétendre être capable de nous livrer une job de 8M$, mais il en faisait plus que certains joueurs chez le Canadien. Là, c’est différent. J’ai essayé de trouver en quoi le Canadien aurait été meilleur avec Gomez, quand il ne jouait pas, et je n’ai rien trouvé. Si Gomez était en mesure de jouer, il n’amènerait absolument rien à l’équipe. Pas même un petit peu de punch sur le 4e trio, rien. Rien comme dans rien…

Gomez n’a plus aucune confiance en lui, il n’est plus le joueur qu’il était, il joue dans sa tête et il nuit au développement des jeunes joueurs. Dans quel sens? Dans le sens que quand il joue, il prend la place d’un jeune joueur qui jouerait en temps normal. D’ailleurs, plus souvent qu’autrement, il prend la place d’un jeune joueur qui en fait beaucoup plus sur la glace.

Gomez doit partir et ce n’est pas vrai que le CH est « pogné » avec.

Où Wade Redden, Craig Rivet, Jonathan Cheechoo jouent-ils? Où Sheldon Souray et Sean Avery jouaient-ils à un certain moment? Dans la Ligue américaine et dans la ECHL. C’est possible de le faire. Gomez, personne ne le veut parmi les 29 autres DG du circuit Bettman. Gomez est comme un lépreux, personne n’ose s’approcher de lui. En ce sens, il ne reste plus beaucoup d’options, j’en conviens, mais il y en a bon sang!

Pierre Gauthier va devoir mettre ses culottes et bouger parce que le contrat de Gomez hypothèque toute son équipe. Son salaire est à la baisse, mais il sera toujours trop élevé pour ce que le natif de l’Alaska offre sur la glace.

Je sais bien que ce n’est pas l’habitude du Canadien d’envoyer un haut-salarié dans les rangs mineurs, mais je sais également qu’auparavant, cette organisation avait pour but de remporter la coupe Stanley et de satisfaire ses partisans. Molson et Gauthier savent ce qu’ils ont à faire si telle est toujours la philosophie de l’équipe.

 


Contrat // Comparaison Victor Hedman vs PK Subban

Le Suédois Victor Hedman a paraphé une entente de cinq saisons d’une valeur de 20M$ cette semaine. Vous me voyez venir? P.K Subban sera joueur autonome avec compensation cet été et Pierre Gauthier aura la tâche de lui accorder un contrat de plusieurs saisons.

Les statistiques peuvent nous faire dire n’importe quoi, mais sont quand même d’une grande utilité alors comparons le premier choix du Lighnting en 2009 au coloré P.K Subban :

Temps de jeu :

P.K Subban joue en moyenne 23 :46 minutes par rencontre pour le 17e rang au total chez les défenseurs. Il devance les Keith, Chara, Bouwmeester et Edler. Hedman est au 81e rang avec une moyenne de 22 :55 minutes par rencontre. Il est situé aussi loin parce que la LNH classe les défenseurs non pas en fonction du temps moyen de jeu, mais du temps total. Hedman n’a joué que 20 matchs depuis le début de la saison.

Avantage Subban

Apport offensif :

Afin de rendre ça équitable, faisons la moyenne de points par matchs pour les deux défenseurs. Subban en totalise – avant le match d’hier face aux Ducks – dix en 24 matchs, pour une moyenne de 0,42 pt/rencontre.

Hedman, de son côté, en a deux en vingt matchs, pour une moyenne de 0,1 pt/rencontre. Notons qu’il en a amassé 26 l’an dernier. Subban est allé en chercher 38.

Avantage Subban

Responsabilité défensive :

Cette fois, si l’on ne se fie qu’aux statistiques, elles peuvent effectivement nous faire dire n’importe quoi. Subban a préservé jusqu’à présent un ratio neutre tandis que son « opposant », Victor Hedman, est à -5.

Mais souvenez-vous du début de saison de Dwayne Roloson qui confondait rondelle et balles de fusil…Ce n’était pas l’idéal pour parfaire son différentiel +/-. D’ailleurs, seulement trois défenseurs réguliers chez le Lightning s’en sont sortis avec un ratio positif (Bergeron,Kubina et Gilroy).

Chez le Canadien, on n’a pas eu ce problème. Parmi les défenseurs ayant à peu près participé à tous les matchs, il n’y a que les deux Suisses qui sont en-dessous de la barre du 0. Diaz est une recrue du hockey nord-américain et Weber fait la navette entre la défense et le quatrième trio alors leurs ratios sont en quelques sortes légitimes.

Objectivement, Hedman est un défenseur bien plus responsable dans sa zone. Il joue plus de manière plus robuste et il est beaucoup moins indiscipliné. Avantage Hedman

Impact

Force est d’admettre que c’est l’aspect le plus difficile à départager. Subban est le général à la ligne bleue quand Markov est blessé. Hedman n’est pas un défenseur qui relance l’attaque, mais il est le prochain numéro un de Guy Boucher. Pour l’instant, on peut croire que c’est Kubina qui occupe cette fonction, mais le Tchèque aura 35 ans cette année et sera joueur autonome à la fin de la saison.

Steve Yzerman le gardera-t-il à Tampa? Il est certain que s’il laisse partir le géant de 6’4’’-258 livres, c’est Hedman qui prendra les bouchées doubles et qui prendra les reines de la défensive floridienne. Markov, de son côté, est bien en selle avec le Canadien et quand il sera de retour pour de bon, le temps de jeu de Subban diminuera considérablement.

À court terme, Hedman sera un défenseur plus important pour son équipe que Subban le sera.

Avantage Hedman

Voilà pour cet exercice tout sauf scientifique. Tout ça n’a rien de vraiment très sérieux, mais parions que son agent utilisera les exemples de Doughty, Myers et d’Hedman quand viendra le temps pour lui de s’asseoir avec Pierre Gauthier.

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Photo: Ultrawig


Les chances de Sidney Crosby de remporter le trophée Art Ross

Il n’a fallu qu’une excellente performance de Sidney Crosby à son premier match en dix mois pour que la partisannerie se fraye encore une fois un chemin à travers le discours des journalissses et des joueurs et entraîneurs.

Remportera-t-il le Art Ross? Les Penguins toucheront-ils à la coupe Stanley? Sidney Crosby est-il le meilleur joueur depuis Wayne Gretzky? Ce ne sont que trois des nombreuses questions qui ont fait le tour de la planète Hockey depuis le retour au jeu de Sid the Kid.

Objectivement, il pourrait remporter le championnat des marqueurs puisqu’il n’accuse qu’un retard d’une vingtaine de points sur Phil Kessel. Les Penguins occupaient déjà le premier rang de leur conférence avant qu’il n’arrive alors les raisons sont bonnes de croire qu’il pourrait être la pièce manquante. Est-il le meilleur joueur depuis Wayne Gretzky? Pas sûr, mais il complète sans doute le top 5. C’est quoi le problème d’abord Rémi?

Ce n’est pas un peu trop tôt pour parler de tout ça. Vous n’êtes pas convaincus? Voici quelques petites déclarations qui devraient vous interpeller davantage :

Dan Bylsma, entraîneur-chef des Penguins : « Il a de fortes chances de remporter le trophée Art Ross »

Jacques Martin : « Je le trouve meilleur depuis son retour au jeu »

Quoi? Sidney Crosby n’a joué qu’un seul match – face à la pire équipe de l’Est d’ailleurs – et deux hommes de hockey aguerris en viennent déjà à de telles conclusions? Suis-je le seul à trouver ça insensé? D’abord, imaginez-vous la pression que Bylsma est en train de mettre sur son capitaine. Crosby a été accueilli par 250 journalistes après sa séance d’entraînement lundi matin et son entraîneur s’en va dire après le match qu’il est bien possible qu’en 61 matchs, il rattrape le peloton. Et Jacques Martin…

L’entraîneur-chef du Canadien n’a pas pu voir le match puisqu’il dirigeait son équipe au Centre Bell et il est tout de même prêt à s’avancer sur ce terrain. Voyons! Loin en moi l’envie de banaliser la performance de Crosby, mais force est d’admettre que ce n’est pas un seul match qui va nous faire réaliser qu’il est meilleur qu’il l’était avant. Ces deux déclarations étaient  impertinentes et prématurées.  Surtout venant de deux entraîneurs d’expérience…

D’ailleurs, personne n’a voulu parlé des Islanders. Crosby a été sensationnel lundi, mais ses coéquipiers et lui affrontaient la seule équipe de la ligue à ne pas avoir remporté une seule partie à l’étranger depuis le début de la saison. Où le match a-t-il été disputé? À Pittsburgh… Disons qu’il a choisi le moment opportun pour effectuer son retour au jeu.

Sur un ton plus positif, le retour de Crosby est la meilleure nouvelle que pouvait accueillir la LNH. La ligue s’est beaucoup ennuyée de son meilleur joueur, de son idole et surtout… de son outil favori de marketing.


Brendan Shanahan fait moins l’unanimité sauf chez les Bruins de Boston

Chroniqueur du jeudi vendredi, Rémi Villemure viens déposer son opinion, sa vision ou son analyse d’un sujet qui l’a touché dans l’actualité sportive.

cam neely

Dans une famille, le plus difficile est souvent d’installer une discipline. Plus particulièrement quand on a affaire à des enfants. Si l’aîné de la famille agace la plus jeune, il faut le punir et ça reste la meilleure façon de lui faire comprendre que c’est mal et qu’il n’a pas intérêt à recommencer. C’est un peu la même chose dans le sport. Quand un joueur met en échec un gardien de but dans une course pour la rondelle et que le joueur en question ne manifeste clairement aucune intention d’éviter le gardien, la seule solution est une punition ou comme on le dit dans le langage hockey, une suspension.

Si vous ne me voyez pas venir, lâchez un peu Occupation Double…Le préfet de discipline de la LNH Brendan Shanahan avait la « difficile » tâche de juger si oui ou non, Milan Lucic méritait une suspension pour son coup porté à l’endroit de Ryan Miller. Shanahan a encore une fois semé la controverse en décidant de ne pas être régulier dans sa « nouvelle politique ». Il a blanchi le gros ailier des Bruins de Boston.

Je commence à me questionner sur les véritables intentions de monsieur Shanahan. A-t-il vraiment l’intention de changer le visage de la ligue? Ce n’est certainement pas en banalisant un tel geste qu’il le démontre en tout cas.

Il y a plusieurs choses qui m’ont énervé dans cette décision. Tout d’abord, il y a la décision en tant que telle. Aucune suspension pour avoir clairement tenté de blesser un gardien de but, c’est absurde, à mon sens. Si la mise en échec avait été distribuée à un défenseur des Sabres, on n’en aurait pas parlé et avec raison. Un gardien, en raison du poids et de la grosseur de son équipement, est beaucoup plus vulnérable dans une telle situation. Quand Miller a vu arriver les 220 livres de muscle vers lui, même avec de la bonne volonté il n’aurait pas pu les éviter. Un gardien de but ne peut pas décider de bouger à droite ou de bouger à gauche aussi facilement qu’il le souhaite. Il a tout de même une vingtaine de kg de plus sur le corps. Parions que Lucic le savait très bien.

La décision m’a déplu, mais ce sont les explications qui m’ont encore plus choqué. Je cite Brendan Shanahan, préfet de discipline de la ligue nationale de hockey :

« J’avais certaines questions concernant ses intentions et je voulais entendre les réponses directement de Lucic, a dit-il. Je voulais savoir à quel moment il savait qu’il y aurait une collision, et s’il avait l’impression qu’il aurait eu le temps de l’éviter. Ses réponses m’ont satisfait. »

Bon, on va mettre quelque chose, qui m’apparait pourtant très simple, au clair. En demandant la version des faits de Milan Lucic, à quoi Brendan Shanahan s’attendait-il? À des excuses? Non, je sais : à des remords? Voyons donc! Lucic est l’un des joueurs les plus importants chez les Bruins de Boston, il est clair qu’il avait uniquement comme intention de se défendre et dans le contexte, de bullshitter Brendan Shanahan. Je ne dis pas que le préfet de discipline ne devrait pas s’entretenir avec les joueurs dans de pareilles situations, mais il me semble que s’il prend l’initiative d’interroger « l’agresseur », il devrait avoir la décence d’en faire de même avec la « victime ». À ce que je sache, deux joueurs ont été impliqués dans cette histoire-là.

Lucic a sûrement confié à Shanahan qu’il n’avait pas vu venir la collision et qu’il n’aurait pas eu le temps de l’éviter, pourtant, le commun des mortels (qu’il soit montréalais ou bostonien d’ailleurs) a pu remarquer que la peste des Bruins n’a jamais changé sa trajectoire ou simplement essayé d’éviter Miller. Il a même fait complètement l’inverse en présentant son avant-bras à la hauteur du casque de Miller. Come on. Ça prend quoi de plus? Une blessure? Pourtant c’est ce qui est arrivé.

Je ne crois pas que Shanahan devrait se laisser influencer par les conséquences des gestes qu’il étudie. Ce n’est pas objectif, mais il a, un peu plus tôt, cette année justifier une suspension par le fait qu’il y avait eu blessure sur le jeu. Je ne suis pas d’accord avec cette façon de faire, mais il reste que la fonction principale d’un préfet de discipline, c’est d’être constant. Il ne peut pas pénaliser un jour un geste sous prétexte d’une blessure et l’autre jour, mentionner ceci :

« C’est dommage que Miller soit blessé, mais je ne vois rien dans ce geste qui mériterait une suspension »

Ça frôle la contradiction.

Peter Chiarelli et l’art de parler quand ce n’est tellement pas nécessaire

Le DG des Bruins de Boston est un bon élève. Il a bien appris de son président, Cam Neely. Voici la réaction de Peter Chiarelli à l’annonce de la décision de Brendan Shanahan :

« Nous sommes satisfaits de la décision rendue par la LNH et nous respectons le processus qui a été suivi pour arriver à cette conclusion, a déclaré le directeur général des Bruins, dans un communiqué. Je suis également fier de l’attitude de Milan, qui a choisi de ne pas s’engager dans une guerre de mots après les commentaires malheureux faits à son endroit après le match dont il est question. »

Y-a-t-il quelqu’un qui pourrait passer le message à Peter Chiarelli selon lequel il n’est pas obligé de parler? Il peut parler, on ne lui demande pas d’être muet comme Pierre Gauthier, mais quand on parle pour ne rien dire, ça donne de tels résultats. Il est fier de l’attitude son joueur qui a choisi de ne pas s’engager dans une guerre de mots. Vrai, mais Chiarelli qui a l’habitude d’assister à tous les matchs de son équipe à domicile a-t-il vu les images de son joueur durant le trajet vers le banc des pénalités? Gros sourire, l’air pédant, et de ne pas savoir pourquoi un zébré le prend par le bras… Évidemment, ça fait partie de la culture des Bruins de Boston que de frapper – souvent dans l’illégalité – et de sourire de loin, l’air d’avoir fait quelque chose de super bien…

Une autre chose, Chiarelli devrait s’abstenir de commenter les guerres de mots, car son équipe aligne tout de même une bonne bande de « trash talkers ». Personne n’a à recevoir ne serait-ce qu’une leçon de la part de cet homme-là, à ce niveau. Le seul point positif de cette histoire-là, c’est que « l’objectif et neutre » commentateur de NESN, Jack Edwards, n’a pas profiter de cette situation pour nous démontrer encore une fois qu’il n’a pas sa place derrière un micro de télé. Y a toujours du positif!

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Photo: Ultrawig

 


La trop grande prudence de Jacques Martin avec ses joueurs blessés

Chroniqueur du jeudi, Rémi Villemure viens déposer son opinion, sa vision ou son analyse d’un sujet qui l’a touché dans l’actualité sportive. 

Dans le match entre les Oilers d’Edmonton et le Canadien de Montréal mardi, Tom Renney a involontairement envoyé un message à Jacques Martin. Parions que l’entraîneur-chef du CH l’a volontairement ignoré, visiblement trop occupé à s’écrire des commentaires dans son petit carnet noir.

Renney a, dès la première mise en jeu du match, utilisé à l’aile droite de son deuxième trio, un joueur qui revenait d’une blessure à l’épaule, Ales Hemsky. « Hein? », vous dites-vous! Je m’explique. Ales Hemsky a raté onze matchs en raison d’une blessure, mais s’il avait porté l’uniforme du Canadien hier soir, c’est sur le quatrième trio qu’il aurait débuté le match et ce, sous prétexte qu’ « il doit tranquillement reprendre son rythme. »

Je ne veux pas partir de chicane, ni de scandales – d’ailleurs, Don Cherry a refusé le doctorat honorifique (sujet abordé la semaine dernière) – mais force est d’admettre que la décision de Tom Renney était bien plus intelligente que la politique de Jacques Martin à ce sujet.

Quand Michael Cammalleri est revenu de sa blessure, qui l’a tenu à l’écart pour une durée de trois parties, Martin n’a pas jugé intelligent de l’introduire immédiatement sur les deux premiers trios. Oui, l’entraîneur-chef a renvoyé Cammalleri sur l’une des deux premières lignes un peu plus tard dans la rencontre (il a joué au-dessus de 19 minutes ce soir-là), mais j’ai de la difficulté avec cette perte de temps. Un match de hockey dure 60 minutes et quand l’équipe éprouve des difficultés, elle n’a pas les moyens de prendre son temps.

Espérons pour le Canadien qu’au moment du retour au jeu d’Andrei Kostitsyn, il n’ait pas à effectuer des présences à la « Mike Blunden », soit de quelques centièmes de secondes. Le CH a intérêt à le renvoyer dans la mêlée le plus rapidement possible.

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Plus de transparences dans les dossiers médicaux des joueurs

Pierre Gauthier c’est comme Jean Charest


Pour ou contre le doctorat honorifique du Collège militaire royal du Canada pour Don Cherry

Chroniqueur du jeudi, Rémi Villemure viens déposer son opinion, sa vision ou son analyse d’un sujet qui l’a touché dans l’actualité sportive. 

Je n’aime vraiment pas Don Cherry. D’ailleurs, je lui ai adressé une lettre ouverte peu de temps après ses commentaires impertinents à propos de Chris Nilan et des deux autres anciens bagarreurs, sur les ondes de CBC.

Je n’aime pas du tout Don Cherry, mais il y a quelque chose que j’aime encore moins – et oui, c’est possible! Il s’agit de me faire niaiser. Je m’explique.

Comme si ce n’était pas assez, le CMRC (Collège militaire royal du Canada) a décidé d’honorer un clown. En effet, Don Cherry recevra un doctorat honorifique dans les prochaines semaines. Moi qui croyais que le doctorat venait après le diplôme d’études secondaires…

Sérieusement, c’est une honte. Personnellement, ça ne me touche pas puisque je m’associerai à l’image des Forces canadiennes que si un jour, les poules ont des grillz. Mais quand même. Vous fiers Canadiens que vous êtes n’avez pas honte d’imaginer ce clown souriant avec une médaille au coup?

Même si Stephen Harper n’a sûrement pas été directement impliqué dans le processus de sélection, je vous invite à prendre une minute de votre temps et à réfléchir sur ce point. Aux dernières élections fédérales, le premier ministre du Canada est allé chercher 44,4% des voies en Ontario. Quand il a nommé Jacques Demers comme sénateur en août 2009, on a évidemment conclu que c’était une stratégie politique. Il ne « pognait » pas beaucoup au Québec et il a nommé le « bon Québécois » au Sénat. Là, je pense qu’il est allé piger chez nos voisins. Fidèle à son habitude, il n’agit pas dans l’intérêt de ses électeurs.

Don Cherry, pour sa part, est aux anges. Ah le pouvoir…

Qu’en pensez-vous?

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Sean Avery à Montréal

Pierre Gauthier c’est comme Jean Charest


Pierre Gauthier, c’est comme Jean Charest

Qu’on en commun le premier ministre du Québec et le DG Pierre Gauthier? Beaucoup de choses à vrai dire :

-        Les deux hommes font les manchettes par les temps qui courent,

-        Les deux sont très médiatisés en général,

-        Les deux occupent des postes plus qu’importants.

Et j’en passe. Il y a une autre chose qui les lie toutefois. Tout comme Jean Charest et sa « patente à gosse », Pierre Gauthier a pris une semi-décision hier en renvoyant Perry Pearn. L’intention du directeur général du Canadien de Montréal était, bien évidemment, de remuer ses troupes. Il me semble que la faim aurait pu justifier les moyens… J’entends effectivement le congédiement de Martin comme moyen approprié.

Ça n’arrivera pas de si tôt puisque deux hommes qui travaillent ensemble depuis 26 ans ne se diront pas au revoir sur un coup de tête, mais croyez-le ou non : l’idée a traversé l’esprit de Gauthier. Il n’a pas vraiment le choix de toute façon, car si ce n’est pas Martin qui part, c’est lui qui collectera son 15%.

Je ne crois pas que ça arrivera à court terme, mais nous sommes en droit de nous demander si Gauthier a déjà affiché ses couleurs. Une « méga » transaction impliquant Petteri Nokelainen – pour les « pas vite », c’est ironique bien sûr –, un congédiement. Quelle sera la prochaine étape?

Parions qu’il lâchera un coup de fil à monsieur Charest, le roi de la « patente à gosse » et de l’illusion politique.


Aimeriez-vous voir Sean Avery avec les Canadiens?

Alors que TVA et Patrice Brisebois cherchent à créer un buzz en publiant que les Leafs vont faire les séries et non le Canadien, je vous présente la deuxième chronique du jeudi de Rémi Villemure qui traite de Sean Avery.

J’aurais bien aimé voir Avery à Montréal.

Bon voilà, je l’ai dit.

Avant toute chose, je vais vous en concéder quelques unes :

1)     Il a une face à claque et si j’avais la chance de lui adresser la parole, ce ne serait pas nécessairement un autographe que je lui demanderais, mettons.

2)     Il a déjà manqué de respect envers les Québécois à l’époque où il évoluait avec les Kings. Avery à Montréal : ce serait en quelque sorte un genre de conflit d’intérêts, c’est vrai. Mais n’allez pas me dire que Jacques Duchesneau n’aurait pu s’en occuper quand même!

3)     Ça ne sert à rien d’écrire un article là-dessus Rémi, il n’a pas été réclamé au ballotage aujourd’hui et le jour où il évoluera à Montréal, les poules auront des grillz.

Je vous concède tout ça mes amis. Mais j’en ai quelques unes pour vous aussi, si je peux me permettre. « Ça manque de chien à Montréal », « On se fait écraser par tout le monde », « On a l’air d’une gang de moumounes avec des patins et des tutus ». Combien de fois avons-nous entendu ça à Bonsoir les sportifs?

En même temps, ce n’est pas Sean Avery qui va régler ce problème-là, mais ça à pas marché avec Georges Laraque alors serait-il le temps d’essayer quelque chose d’autre?

Ce qui est drôle à constater, c’est que si Avery n’avait pas ouvert sa grande trappe après le geste de Denis Gauthier il y a quelques années, il aurait pu être aimé ici. Les fans du CH aiment détester Milan Lucic, mais maudit qu’ils aimeraient ça l’avoir hein! C’est la même chose avec Avery. Il est baveux, il a une grande gueule et il « cherche la merde ». Comme Maxim Lapierre, mais lui, il laisse tomber les gants.

Je vous avertis tout de suite, j’ai ma veste pare-balles. Dans les commentaires ou sur Twitter (@villemureremi) Vous pouvez me fusiller, me briser, ça ne sert à rien. Je suis prêt à toute éventualité. Je vous avertis aussi : vous allez m’haïr, mais bon c’est pour Roger que je le fais.

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Autre chronique du jeudi de Rémi Villemure

Shanahan est ses petits vidéos


Shanahan et ses petits vidéos ne servent à rien… sauf aux partisans

En ce jeudi typiquement automnal, je vous présente un nouveau collaborateur. Ou plutôt devrais-je dire chroniqueur. Il se nomme Rémi Villemure. Il sévissait sur Fanatique.ca quand il était plus jeune. Chaque jeudi, il viendra déposer son opinion, sa vision ou son analyse d’un sujet qui l’a touché dans l’actualité sportive. Ha oui, c’est moi qui a choisi le titre et la photo. Mais le reste, c’est Rémi. N’hésitez pas à commenter ses propos.

Colin Campbell a changé de champ d’incompétence au terme de la dernière saison, comme vous le savez déjà, et la LNH a engagé l’ancienne vedette des Red Wings, Brendan Shanahan, pour le remplacer. Son approche est plus claire, plus schématique et il communique bien ses idées. En tout cas, mieux que « Colon » Campbell.

Shanahan réalise des vidéos d’environ une minute à chaque suspension décernée et il explique aux partisans – c’est bien ça le problème – le pourquoi de sa décision. Ses vidéos sont disponibles sur le NHL.com

NHL.com est le site officiel de la LNH, mais est-il le site le plus consulté par les joueurs de hockey? Parce qu’à la base, ce sont eux qui devraient être concernés par les vidéos de Shanahan et non les partisans, plutôt impuissants dans les circonstances. Mon voisin Roger a regardé tous les vidéos de Brendan Shanahan et il a ajusté son jeu. Dorénavant, le mercredi quand il joue avec ses chums de bureau, il ne distribue plus de mises en échec illégales.

Mission accomplie pour Brendan Shanahan? Roger est plus « propre », mais les Shelley, Parenteau et Cooke eux? Les deux premiers ont écopé de suspensions tandis que Cooke, un joueur « changé » selon lui, a recommencé ses niaiseries un peu plus tôt cette semaine.

Shanahan est plus sévère et s’il continue sur cette lancée, les joueurs vont comprendre à un moment donné. Mais quand même, il faudrait revoir le concept des vidéos parce que les principaux intéressés ne semblent pas les regarder. La saison n’est même pas commencée que déjà plus de dix suspensions ont été décernées…

Un petit mot sur Cooke

Je n’écrirai rien, il paraît qu’il aime ça avoir de l’attention…

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