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Chronique Vintage : Tom Glavine, joueur de hockey

Si vous aimiez le baseball des années 90, dans le temps où les Expos existaient encore et étaient relativement bons, vous connaissez certainement Tom Glavine. Il était un de ces redoutables lanceurs des méchants Braves d’Atlanta, cette équipe qui était plus souvent qu’à son tour plus forte que les Expos. Il faisait parti de cette esquade de lanceur qui comprenait également Greg Maddux, Steve Avery et John Smoltz qui faisait trembler la Ligue Nationale de baseball.

Savez-vous également que Tom Glavine a dû choisir entre une carrière de hockeyeur et une de lanceur dans les ligues majeures?

Tom Glavine est né en 1966 à Concord au Massachusetts et passa la majeure partie de sa jeunesse à Billerica au Massachusetts. Alors qu’il évoluait avec l’équipe de baseball de son high school, le Billerica Memorial High School, Glavine jouait non seulement au baseball mais également au hockey. Glavine étant né au Massachusetts, il a grandit en tant que fan des Bruins et s’adonnait au hockey. Il excella assez pour être reconnu pour être nommé meilleur joueur de la Merimack Valley pour la saison 1983-84.

Il faut savoir qu’au États-Unis, exceller dans plus d’un sport n’est pas chose rare. Souvent, pour recevoir des bourses d’études en sport, les jeunes doivent même pratiquer plus d’un sport. Ça ne veut pas dire qu’au sortir de l’école secondaire le jeune sera repêché dans les deux sports. Ce fut toutefois le cas pour Tom Glavine. À l’âge de 18 ans, en 1984, Tom Glavine fut bien sûr repêché par les Braves d’Atlanta au deuxième rang du repêchage du baseball majeur mais également par les Kings de Los Angeles en 4e ronde, 69e au total.

Il est à noter que repêcher des joueurs américain toujours au high school est encore une chose rare de nos jours, alors imaginez en 1984. La sélection de Glavine est d’autant plus impressionnante qu’elle se fit avant des Brett Hull et Luc Robitaille, pour ne nommer que ceux qui ont été sélectionné après lui qui ont été élu au Temple de la Renommée…

Glavine pourtant choisit le baseball au hockey. Glavine refusa même une bourse d’étude à l’University of Lowell pour se consacrer au baseball… Aimant les deux sports presque autant, il considéra qu’étant un lanceur gaucher, ses chance de devenir une superstar du baseball était plus probables. Les lanceurs gauchers étant rare comme de la m@rde de pape, ses chances d’atteindre les sommets au baseball étaient plus probables. Malheureusement, ce genre d’avantage n’existe pas pour les joueurs gaucher au hockey.

Tom Glavine demeura toutefois toujours un grand fan de hockey. On l’a déjà par exemple apperçu en train de pratiquer avec les Bruins de Boston. Plus récemment, on a souvent pu l’appercevoir aux matchs des Thrashers d’Atlanta, lui qui possédait des billets de saison pour l’équipe. Il a même tenter un plan ultime afin d’acheter l’équipe afin de la conserver à Atlanta. Ses trois enfants jouent d’ailleurs au hockey et Glavine est leur entraîneur… Le fils de Nik Antropov faisait également parti de l’équipe…

Et oui, après avoir choisi le baseball, Tom Glavine remporta le trophée Cy Young à deux reprises en 1991 et en 1998, a remporté la série mondiale en 1995, a connu plus de 5 saisons de plus de 20 victoires et plus de 300 victoires en carrière… Il sera fort probablement élu au Temple de la Renommée rapidement quand il sera éligible…

Sur cette vidéo, Tom Glavine a revêtu l’uniforme des Gladiators de Gwinett (Alors club école des dééfunts Thrashers dans la ECHL) l’an dernier afin d’ammasser des fonds pour des oeuvres caritatives…


Chronique Vintage : Les RCAF Flyers d’Ottawa

Vous avez certainement prit connaissance du nouveau logo des Jets de Winnipeg, ce logo comprenant à l’avant-plan le logo de l’aviation canadienne.

Et bien si vous ne le saviez pas, une autre équipe célèbre a porté le logo de la Royal Canadian Air Force dans les années 30 et 40 et cette fois il s’agissait d’une équipe de hockey militaire, contrairement aux Jets de Winnipeg. Il s’agissait des RCAF Flyers d’Ottawa…

Cette équipe formée de militaires de l’aviation canadienne fut fondée en 1934 et se joint alors à une ligue de hockey senior de la ville d’Ottawa pour la saison 1934-35.

C’est durant la Seconde Guerre mondiale que l’équipe défraya la manchette pour la première fois lorsque des joueurs de la NHL alors enrôlés sous les drapeaux firent parti de l’alignement de l’équipe. Et ce n’est pas n’importe quel joueur qui devint un des Flyers lors durant la Guerre. La fameuse « Kraut Line » des Bruins formée de Milt Schmidt, Woody Dumart et Bobby Bauer qui terrorisait la NHL avant que ces trois joueurs ne se joignent à l’Armée Canadienne à l’hiver 1942 se sont joints aux Flyers. C’est d’ailleurs avec cette formation « boostée » de joueurs de la NHL lors de ce printemps 1942 que les Flyers se sont frayé un chemin à traversles échelons du hockey senior canadien jusqu’à remporter la célèbre Coupe Allan, trophée remis annuellement à la meilleure équipe amateur senior du Canada.

 

(Les trois membres de la Kraut Line des Bruins de Boston avec les RCAF Flyers d’Ottawa.)

À une autre époque, remporter la fameuse Coupe Allan était un haut fait. Avant la télévision, le hockey senior local était une chose très suivie et remporter la Coupe Allan était certes une grosse fierté. Sachez d’ailleurs que ce trophée qui est un petit peu « magané » de nos jours se remet toujours…

D’ailleurs, l’année après la conquête de la Coupe Allan des RCAF FLyers, une autre équipe militaire basée à Ottawa, les Commandos d’Ottawa, ont remporté la Coupe Allan…

C’est en 1948 que les RCAF Flyers d’Ottawa ont défrayé la manchette. À cette époque, les équipes représentant le Canada lors des compétitions internationales étaient des équipes séniors qui faisaient le voyage en Europe, parfois à leurs frais, pour aller représenter le Canada. Lors des Olympiques de 1948 qui se tenaient à St-Moritz en Suisse, ce fut les Flyers de la RCAF qui portaient les couleurs du Canada. Cette fois par contre, les joueurs de la NHL étaient repartis dans leurs équipes et l’équipe était réellement formée de militaires de carrière.

Le format du tournois Olympique n’allait pas donner le résultat escompté comme pour pourrait S’y attendre de nos jours. Le tournois olympique était à cette époque un tournois à la ronde où les trois meilleures équipes allaient être récompensées par les médailles.

Les Flyers terminèrent à égalité avec l’équipe Tchécoslovaque et leur célèbre gardien Bohumil Modrý, ayant d’ailleurs fait match nul contre cette équipe, mais se vit décerner la médaille d’or. Le bris d’égalité était le différentiel de buts accordés contre les buts marqués. Le Canada l’emporta avec un différentiel de +64 ayant accordé seulement 5 buts et en ayant récolté 69 contre un différentiel de +62 pour les tchécoslovaques qui marquèrent 80 buts et en accordèrent 18…

Dans les années suivant cette conquête, les RCAF Flyers évoluèrent dans une ligue nommée la Eastern Canada Senior Hockey League. En 1951-52, l’équipe remporta le championnat de cette ligue mais ne put se rendre plus loin dans les échelons pour atteindre la Coupe Allan. Ce fut la chant du cygne de l’équipe qui disparut après 18 ans d’existence…

En 2001, l’armée canadienne rendit hommage aux FLyers en les reconnaissant comme étant les meilleurs athlètes militaires canadiens du 21e siècle…

Reste à savoir maintenant si les Jets s’approprieront les couleurs des RCAF Flyers d’Ottawa avec leur nouveau chandail… Pourquoi pas tant qu’à y être…


Chronique Vintage : Le cas de Rogatien Vachon

Rogie Vachon Detroit Red Wings

On s’apprête à vivre ce moment de l’année où les joueurs en fin de contrat vont tester le marché afin de voir si le gazon est plus vert ailleurs qu’avec notre équipe. Il s’agit d’un geste assez exemplaire de l’individualisation d’un sport d’équipe, deux concepts qui peuvent paraître antithétiques mais qui se fondent bien dans notre société contemporaine… Le sport d’équipe, la primauté de l’équipe au-dessus de l’athlète, s’est estompé au profit d’un joueur mercenaire. Si vous n’aimez pas ce terme, dites-vous qu’il a pour étymologie le mot latin mercenarius, lui-même dérivé du mot merces qui signifie salaire. Une période où le salaire du joueur prime sur les décisions d’un sport, comment ne pas nommer cela du mercenarisme…

Anyway… Si nous sommes très habitué à ce mercenarisme sportif de nos jours, la pratique n’a pas en une autre période été courante.

En fait, jusqu’au début des années 70, la plupart des joueurs avaient ce que l’on appelait une clause de réserve dans leur contrat. Cette clause faisait en sorte qu’une équipe possédait toujours les droits d’un joueur après que le contrat de ce dernier soit arrivé à terme. À l’inverse de notre époque, les dirigeants des équipes avaient le gros bout du bâton et le joueur n’était souvent qu’un pion. Donc à cette époque, si une autre équipe voulait donc acquérir un joueur dont le contrat était terminé, il devait transiger pour avec l’équipe qui possède toujours ses droits…

C’est avec l’arrivée de la WHA (World Hockey Association, Association Mondiale de Hockey) dans les années 70 que la pratique d’inclure une clause de réserve dans un contrat disparut. Le passage notamment de Bobby Hull vers les Jets de Winnipeg a fait en sorte que la NHL émit une injonction contre la nouvelle ligue en raison de cette clause de réserve. Le cas fut rejeté et la clause de réserve devint une chose obsolète dans le monde du hockey au même titre que la position de maraudeur, le gardien sans masque et le joueur sans casque plus tard…

Suite à cette décision les joueurs étaient donc maintenant libre de pouvoir aller où bon leur semblaient dès la fin de leur contrat. À cette époque, peu de joueurs n’ont fait de changement vers une autre équipe de la NHL après leur cotnrat, préférant essayer de jouer avec la ligue rivale souvent parce que les contarts étaient plus lucratifs et les problèmes que pourraient engendrer une clause de réserve n’étant pas nécessairement résolus. Ce n’était à l’origine que des joueurs de moindre importance, les journeymen, qui passaietn d’une équipe à l’autre à titre d’agents libre et souvent avec un mince dédommagement de la part de l’équipe qui faisait l’acquisition du joueur pour ne pas envenimer le débat.

C’est avec l’acquisition de Rogatien Vachon par les Red Wings en 1978 que l’ère des agents libres et de la mercenarisation des joueurs débuta officiellement…

En 1978, après plusieurs saisona avec les Kings où il a fortement contribué à faire de cette équipe d’expansion une des plus puissante équipe de la NHL, Rogatien Vachon décide de quitter la Californie pour évoluer avec une équipe qui connaissait des années de misère, les Red Wings. Jadis une des équipes les plus puissante de la NHL, les Red Wings étaient maintenant une équipe minable de fond de cave. Le directeur général de l’époque et légende vivante des Red Wings Ted Lindsay, convaincu de pouvoir changer la situation, offrit un très lucratif contrat à Vachon afin qu’il s’amène au Michigan en sauveur. Le prix payé par Lindsay représentait à cette époque le plus gros salaire jamais accordé à un gardien de but… Le contrat était d’environ 1,9 million de dollars.

La méthode d’acquisition n’étant pas nécessairement courante à cette époque les Kings demandèrent compensation pour le départ de leur gardien vedette. Le 8 août, un arbitre indépendant de la NHL nommé Ed Houston décida que les Kings devaient recevoir une compensation et que celle-ci allait être le jeune Dale McCourt et non Jim Rutherford (oui, l’actuel DG des Hurricanes de la Caroline) et Bill Lochead, ce que les Red Wings proposaient. McCourt, un jeune prospect, mentionna aussitôt qu’il refusait de se joindre aux Kings et ce malgré le contrat de 3 million de dollars que les Kings lui offrait. Une longue saga judiciaire s’en suivit et l’affaire fut réglé peu de temps avant d’atteindre la Cour Suprème des États-Unis… Les Red Wings durent céder André St-Laurent et leur choix de première ronde de 1980 et de 1981 afin de conserver McCourt.

À noter que ce choix de 1980 servira à repêcher un futur membre du Temple de la renommée, Larry Murphy. Mais bon, McCourt put demeurer avec les Red Wings… Entre temps, O-Pee-Chee avait publié cette horrible carte où McCourt apparaissait dans un uniforme des Kings peinturé par-dessus son uniforme des Red Wings…

Pour ce qui est de Vachon, son arrivée avec les Red Wings fut plutôt décevante, remportant que 6 de ses premiers 21 départs lors de cette saison 1978-79. Les fans des Red Wings se mirent aussitôt à réclamer le gardien Jim Rutherford en guise de protestation… Ce qui était anticipé comme un gros coup lors de la signature devint rapidement un flop et après deux difficile saisons avec les Red Wings, Rogatien Vachon fut cédé aux Bruins en retour du fameux « Gilles Gilbert du Boston. » Vachon termina sa carrière quelques saisons plus tard avec ces mêmes Bruins…

Le geste de signer Rogatien Vachon fut peut-être un flop sur la glace, mais fit énormément évoluer la cause des joueurs voulant changer d’équipe à la fin de leur contrat en ce que pour la première fois de l’histoire une vedette partit de son équipe pour aller vers une autre au sein de la NHL. La pratique s’est depuis régularisée, les compensations par exemple furent abandonnées, laissant le joueur plus souverain de son destin. On a même fait de nos jours une date importante dans le calendrier des fans de hockey avec la journée des l’ouverture des contrats, c’est peu dire…

Pour d’autres histoires de cartes de hockey étranges et de transaction uniques, lisez La Vie Est Une Puck