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Chronique Vintage : From Cheese to the Hall of Fame…

Il y a un petit peu de nous autres dans l’intronisation de Mats Sundin au Temple de la Renommée… C’est mon collaborateur sur La Vie Est Une Puck Benoît AKA KeithActon (qui fait également un très bon blogue sur l’histoire, du football canadien) qui m’a fait parvenir cette vieille publicité de P’Tit Québec avec Mats Sundin datant de l’époque de la Sundin-Manie à Québec. Vous savez, avant que les Nordiques ne le donnent aux Maple Leafs contre (le très overraté) Wendel Clark. Remarquez que c’est quand même Wendel Clark qui a fait venir Claude Lemieux, le gros joueur des séries, au Colorado… Mais j’imagine que Sundin aurait apporté encore plus de punch à l’attaque de l’Avalanche des grosses années s’il n’avait pas été échangé. Ça lui aurait quand même fait gagner une chose dans la NHL, lui qui n’a jamais rien remporté individuellement ou en équipe dans la NHL… Je me pose réellement la question à savoir si Sundin a sa place au Temple de la Renommée…

C’est que je trouve que sa place et la place de beaucoup de joueurs intronisés dans les dernières années (Ciccarelli, Nieuwendyk, Oates, Belfour…) est assez « débattable »… L’idée d’introniser à tout prix 4 personnes par année fait en sorte, selon moi, que trop de très bons joueurs qui ne sont pas des joueurs exceptionnels font leur entrée. Au baseball par exemple, être intronisé au Temple de la Renommée est un acte assez complexe, s’il y a un débat sur l’intronisation d’un joueur c’est que l’intronisation de ce joueur ne doit pas être faite, n’étant pas un joueur qui fait l’unanimité afin d’être officiellement considéré comme un « immortel ». C’est pourquoi, selon moi, seul Joe Sakic aurait dû être intronisé cette année au Temple de la Renommée, celle des autres portes-ombrage au statut de joueur légendaire de ce grand joueur des Nordiques/Avalanches. Les autres sont selon moi l’équivalent de joueurs comme Will Clark au baseball, des excellents joueurs, mais non dignes d’être intronisés au Temple de la Renommée… Ça reste mon opinion, mais…

Pour revenir au fromage… Savez-vous que le P’Tit Québec est un produit de Kraft? Et bien, c’est ça, un fromage fait pour nous et qui nous ressemble…

Et pour la pub de Sundin, deux morceaux de robot pour le casque Cooper…


La meilleure photo de Jacques Plante de l’histoire des Canadiens

meilleure photo des canadiens

Le magazine Sports Illustrated a présenté cette semaine ses 100 meilleures photos de sport de l’histoire. Dans le cadre de cette chronique vintage du jeudi, nous n’avons pas le choix de mettre l’emphase sur cette photo de Jacques Plante prise lors d’un match Canadiens-Rangers le 18 décembre 1957. Réalisez-vous à quel point ce cliché est fou si on considère qu’en 1957 les appareils photo étaient d’aussi bonne qualité que la caméra de votre premier téléphone cellulaire? Bref, la photo de Jacques Plante est classée au 60e rang du palmarès S.I. Voyez cet excellent top 100 ici.


Chronique Vintage : Comment la NHL a quitté la ville d’Hamilton…

Vous n’êtes pas sans savoir que la NHL n’en est pas à son premier conflit de travail. Depuis que la ligue en tant que tel existe, des conflits ont eu lieu entre les joueurs et les propriétaire relativement à la part du gâteau qui revient aux joueurs. Un de ces conflit a eu une incidence dans le championnat de la Coupe Stanley en ce que l’équipe favorite pour remporter le bol en argent, les Tigers d’Hamilton, furent disqualifiées… Ce fut d’ailleurs le premier grand conflit de travail de la NHL.

Hamilton est quand même une ville étrange… Il s’agit d’une des villes les plus peuplées du Canada, mais on dirait une ville fantôme… Quand on la traverse, on a difficilement le goût d’y arrêter en voyant ces nuages de fumée et ce feu apocalyptique sortant des aciéries. On en vient presque à se poser la question à savoir si le Canadiens y ont installé leur club école afin de donner une ambiance de passage en enfer aux joueurs recalés… En dehors de cette équipe, la seule équipe sportive représentant la ville canadienne de l’acier est leur équipe de la ligue canadienne de football, les Tiger Cats.

Mais ce n’est pas un secret pour personne que le désir de cette ville d’obtenir une équipe de la NHL et ça ne date pas d’hier. L’aréna principale de la ville, le Copps Coliseum, nommé en honneur de Victor Copps, le papa de Sheila, a d’ailleurs été construit dans les années 80 avec le dessein avoué de pouvoir accueillir une franchise de la NHL. Malheureusement, les seuls utilisateurs de l’aréna sont depuis 13 ans les Bulldogs de la Ligue américaine…

Mais de 1920 à 1925, Hamilton possédait son équipe de la NHL, les Tigers d’Hamilton. C’est en 1920 que la NHL devint propriétaire de la franchise des Bulldogs de Québec qui fut par la suite vendu à un investisseur d’Hamilton, Percy Thompson de la Abso Pure Ice Company. L’équipe déménagea donc à Hamilton et fut renommée les Tigers. Les Bulldogs, disparus en 1917, avaient été remis sur pieds lors de la saison 1919-20 afin d’entrer dans la NHL. À cette occasion, le légendaire Joe Malone, que l’on voit ici dans l’uniforme des Tigers d’Hamilton, quitta le Canadiens de Montréal afin de retourner dans l’équipe de sa ville natale avec lequel il brilla avant de se joindre aux Canadiens. À l’image des dernières saisons des Bulldogs au sein de la NHA, l’unique saison de Québec dans la NHL fut une saison de misère et l’équipe connut des difficultés financières. La NHL prit la décision comme je l’ai dit plus haut de vendre l’équipe et de la déménager. Mis à part les deux saison où les Bulldogs de la NHA remportèrent la Coupe Stanley, en 1912 et 1913, l’équipe ne connut jamais vraiment de succès sur glace.

(Plogue : l’excellent journaliste de Radio-Canada Marc Durand a écrit un livre sur les Bulldogs de Québec qui sortira dans quelques semaines, avis aux intéressés)

Toutefois, tout comme lors des saisons précédentes, l’incomparable Joe Malone connut une saison exceptionnelle de 39 buts et 10 passes en 24 matchs et inscrivit son nom sur le trophée Art Ross pour la seconde fois en 3 ans lors de cette saison. Joe Malone, le Fantôme de Québec, fit le voyage vers Hamilton où il allait désormais occuper non seulement le poste de joueur vedette, mais également celui d’entraîneur. Il passa les deux saisons suivantes avec l’équipe, récoltant un total de 54 buts en 44 matchs lors des deux saisons. Il fut suspendu par l’équipe après avoir refusé de se reporter au camp d’entraînement de 1922. Malone retourna avec le Canadiens quelques mois plus tard avec qui il termina sa longue et glorieuse carrière.

Les Tigers d’Hamilton débutèrent leur histoire avec un gain surprenant de 5-0 contre le Canadien, mais ce ne fut qu’une surprise avant un océan de marasme. Les 4 premières saisons des Tigers furent désastreuses, terminant à chaque fois en dernière position de la NHL qui ne comptait que 4 équipes à l’époque, les Canadiens de Montréal, les St-Pats de Toronto (futurs Leafs), les Tigers d’Hamilton et les Senators d’Ottawa. À la saison 1924-25, les Tigers prirent des mesures drastiques afin d’améliorer le rendement de l’équipe et furent récompensés pour leur travail de réingénérie. Les Tigers remportèrent les 19 des 30 matchs de la saison, terminant au premier rang de la NHL. Le premier rang da la ligue donnait à l’époque un ticket pour la finale des séries d’après-saison de la NHL.

Alors que les St-Pats de Toronto et les Canadiens de Montréal se disputaient la série demi-finale afin de décider qui allait affronter les Tigers, les joueurs de cette dernière équipe en profitèrent pour déclencher le premier conflit de travail de l’histoire de la jeune ligue de hockey. Alors que cette saison avait vu l’apparition de deux nouvelles équipes, les Maroons de Montréal et les Bruins de Boston, le calendrier de la ligue comportant désormais 6 équipes passa de 24 matchs à 30 matchs. Les joueurs des Tigers allèrent rencontrer le propriétaire Percy Thompson afin d’exiger une augmentation de 200$ afin de compenser pour les 6 matchs supplémentaires au calendrier. Il était d’ailleurs stipulé dans les contrats des joueurs que le montant de leur salaire était fixe, peu importe le nombre de matchs joués. Faisant abstraction de ce fait contractuel, les joueur menacèrent de ne pas jouer la finale de la NHL comme moyen de pression.

Le président de la NHL Frank Calder ne trouva pas la chose très rigolote et affirma que si les Tigers refusaient de jouer la finale, cette dernière serait annulée. Et devant l’intransigeance des joueurs, Calder passa à l’action en annulant la finale de la NHL en suspendant la franchise d’Hamilton et en donnant à chacun des joueurs une amande de 200$… Les Canadiens, vainqueurs de la demi-finale, devinrent les champions de la ligue et allèrent affronter les Cougars de Victoria en finale de la Coupe Stanley, finale que le CH perdit… Il s’agit d’ailleurs de la dernière finale de la Coupe Stanley où deux ligues se disputèrent le précieux trophée.

À l’été 1925, la NHL accorda une franchise à un contrebandier d’alcool de New York nommé « Big Bill » Dwyer qui allait devenir les Americans de New York. Dwyer acheta les droits des joueurs d’Hamilton pour 75000$ et consenti à leur donner une augmentation salariale. La franchise d’Hamilton fut officiellement révoquée le 22 septembre 1925… Les suspensions et les amendes aux joueurs furent également révoquées… S’en était donc fini de la NHL à Hamilton…

Lorsqu’il prit sa retraite en 1933, Billy Burch était le dernier joueur ayant porté les couleurs des Tigers d’Hamilton à évoluer dans la NHL… Lors de cette saison 1924-25, Burch se mérita d’ailleurs le Trophée Hart.

Les Americans de New York, alors rebaptisés les Americans de Brooklyn , cessèrent leurs activités à la saison 1941-42… Ils n’ont jamais remporté la Coupe Stanley, ne participant qu’à 5 reprises en 17 saisons d’existence aux séries éliminatoire de la NHL… À noter que malgré le nom Brooklyn, ils évoluaient au Madison Square Garden, donc la NHL ne sera donc techniquement pas de retour à Brooklyn en 2015…

 

(Texte paru originellement en 2009 sur La Vie Est Une Puck)


Carte de hockey de Dale McCourt des Red Wings faussement peinturée avec les Kings

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Si vous connaissez un peu les cartes de hockey, vous connaissez probablement cette étrange manie qu’avait Topps/O-Pee-Chee de peinturer par-dessus la photo du joueur aux couleurs de sa nouvelle équipe lorsqu’il fut échangé durant la période estivale. Ça a fait une myriade de cartes de hockey toutes plus laides les unes des autres. Je ne sais pas s’ils pensaient vraiment que les collectionneurs pensaient vraiment que c’était le joueur dans son nouvel uniforme, mais ils l’ont fait pendant plus de 15 ans. C’est déjà un tantinet mieux que leur ancienne habitude au début des années 70 de couper la tête du joueur et de la coller par-dessus une tête d’un de ses coéquipiers, mais ce n’était pas très sexy, si vous me permettez l’expression. Parfois, ce geste de l’unique compagnie de carte de hockey prit des proportions démesurées et a fait passer la compagnie pour une vraie bande de pee-wee. C’est le cas de cette carte O-Pee-Chee de 1979-80 de Dale McCourt… On voit clairement sur cette carte que l’uniforme des Kings de Dale McCourt a été peinturé par-dessus son uniforme normal, celui des Red Wings. Remarquez le collet. Jusqu’ici tout va bien, considérant qu’il n’est pas le seul à avoir eu ce traitement. Ce qui fait que le cas de Dale McCourt est unique, c’est qu’il n’a jamais joué pour les Kings…

L’histoire est assez compliquée… Commençons par le début. Dale McCourt connut une carrière junior remarquable et fut le premier choix du repêchage de 1977, devant des joueurs comme Mike Bossy et Doug Wilson… Les attentes envers ce jeune joueur étaient donc assez élevées, surtout que les Red Wings étaient une équipe très mauvaise à cette époque. Tout en n’étant pas autant explosif que Mike Bossy, McCourt connut une saison recrue assez vénérable en 1977-78, amassant 72 points, dont 33 buts. Un joueur recru qui performe de cette manière, j’en prendrais un au sein du Canadien n’importe quand. Sa seconde saison fut également tout autant satisfaisante, comptant un total de 71 points, dont 28 buts.

C’est là que l’histoire se complique… À l’été 1979, les Red Wings firent l’acquisition du vétéran gardien Rogatien Vachon à titre d’agent libre. Cette méthode d’acquisition n’étant pas nécessairement courante à cette époque (ah, le bon temps), les Kings demandèrent compensation pour le départ de leur gardien vedette. Le 8 août, un arbitre de la NHL nommé Ed Houston décida que les Kings devaient recevoir une compensation et que celle-ci allait être le jeune Dale McCourt et non Jim Rutherford et Bill Lochead, ce que les Red Wings proposaient. McCourt mentionna aussitôt qu’il refusait de se joindre aux Kings et ce malgré le contrat de 3 million de dollars que les Kings lui offrait. Une longue saga judiciaire s’en suivit et l’affaire fut réglée peu de temps avant d’atteindre la Cour Suprême des États-Unis… Les Red Wings durent céder André St-Laurent et leur choix de première ronde de 1980 et de 1981 afin de conserver McCourt. À noter que ce choix de 1980 servira à repêcher un futur membre du Temple de la renommée, Larry Murphy. Mais bon, McCourt pourrait demeurer avec les Red Wings… Entre temps, O-Pee-Chee avait publié cette horrible carte où McCourt apparaissait dans un uniforme des Kings peinturé par-dessus son uniforme des Red Wings…

Tout en se maintenant durant encore quelques saisons à ce rythme, la carrière de ce premier choix n’explosa pas comme on aurait pu s’y attendre. Peut-être qu’évoluer avec Marcel Dionne à Los Angeles aurait pu aider à sa carrière, mais il en a décidé autrement en demeurant avec une équipe de fond de classement. Sa meilleure saison fut en 1980-81 où il amassa 82 points, dont 30 buts. Dans le temps de la trappe, ça aurait été un très bon résultat, mais à l’époque de Bossy, Gretzky et compagnie, où une quinzaine de joueurs marquaient plus de 100 points et une dizaine en enfilait plus de 50 (genre que Wayne Babych en marqua 54 lors de cette saison), c’était très peu pour un premier choix au repêchage.

Il débuta avec les Red Wings la campagne de 1981-82 avant de passer aux Sabres de Buffalo en plein milieu de la saison. Il passa une autre saison complète avec les Sabres où sa production diminua significativement. McCourt signa à titre d’agent libre avec les Maple Leafs avec qui il évolua pendant une saison (1983-84) avant de prendre le chemin de la Suisse. Il évolua avec le HC Ambri-Piotta durant 8 saisons et c’est dans l’uniforme de cette équipe qu’il joua son dernier match en 1991.

Sans tambour ni trompette, Dale McCourt amassa 478 points en 532 matchs.

Son frère Dan fut un juge de ligne dans la NHL durant les années 80 et 90.

Il est le neveu du légendaire Georges Armstrong, capitaine des Maple Leafs durant leurs années de gloire des années 60…

Il serait revenu d’Europe au début des années 2000 et travaillerait présentement comme camionneur…


31 vieux masques de gardien de but qui font peur

gray-bromley masque gardien

Encore une autre journée avant l’Halloween. Je donc reste dans une thématique d’horreur afin de vous présenter 31 vieux masques de gardien de but qui font peur. Les années 70 nous ont beaucoup aidé dans nos recherches.


La fois où Andy Warhol a tripé sur Wayne Gretzky

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Et oui, Andy Warhol, ce célèbre artiste du Pop-Art, courant qui reproduisait tout ce qui était populaire à certains moments, a reconnu en 1983 l’importance de Wayne Gretzky en faisant une œuvre avec le célèbre 99. Il réalisa une série de sérigraphie de Gretzky en 1983, à une époque où il fit (faire) des sérigraphies de différents sportifs comme Pélé, Muhammad Ali, Tom Seaver, Chris Evert, O.J. Simpson et de Dorothy Hamill le sujet de ses créations… L’origine de ces sérigraphies est une séries de photos Polaroids d’athlètes que Warhol prit à la fin des années 70 et au début des années 80. Ron Duguay et Rod Gilbert des Rangers firent également parti de ces photos. Il y aurait 300 de ces sérigraphies dans le monde…


Photo souvenir de Barlcay Plager crucifié par un Bruins

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Ce matin, je suis tombé sur l’incomparable blogue greatesthockeylegends.com. Je ne pouvais pas me retenir de lui subtiliser cette image pour la partager avec vous, chers lecteurs, aimant le hockey du bon vieux temps. Au moins, j’ai cité mes sources. Le joueur crucifié serait Barlcay Plager des Blues, le joueur des Bruins serait Johnny « Pie » McKenzie et l’autre Blues qui ne regarde pas son coéquipier se faire ramasser comme pas un n’est nul autre qu’André « Moose » Dupont. Ce dernier a joué à St-Louis entre novembre 1971 et décembre 1972 alors cette photo a été prise entre ces dates.


Quand les Backstreet Boys portaient des jerseys de hockey

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Vous vous rappelez des Backstreet Boys? Quelle question idiote, je me doute bien de votre réponse. Mais vous rappelez-vous des premières années des Backstreet Boys? Vous savez quand ils ont visité plus souvent le Québec que n’importe quel pays du monde. (Apparemment qu’ils faisaient des méchants party dans les hôtels de la province.) Les Backstreet Boys étaient tellement big au Canada qu’ils ont même déjà fait des séances de photos avec des chandail de hockey. Je ne me rappelais plus pantoute de ces photos, mais mon ami Guindon me l’a rappelé l’autre matin alors qu’on parlait des Olympiques de Gatineau, disant que cette équipe n’était plus la même depuis qu’elle ne s’appelle plus les Olympiques de Hull…

À cela, l’ami Guindon m’a envoyé cette pochette de cartable avec cette majestueuse photo:

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Vous remarquerez que Howie D porte un superbe chandail classique des Olympiques de Hull. La seule autre chose que je me pose comme question est à propos du chandail que Kevin, vous savez celui qui servait à rien, porte sur cette photo. Je vous lance la question…

La réponse? Il s’agit des défunts Thoroughblades du Kentucky, équipe qui a existé entre 1998 et 2011 qui a évolué dans la AHL… C’était le club-école des Sharks et des Islanders… Merci à Kevin Audet-Vallée de m’avoir donné la réponse.

jersey Thoroughblades du Kentucky

J’espère que le geek en vous est parti chez vos parents pour fouiller dans les affaires de votre soeur pour essayer de retrouver cette pochette à papier pour ajouter à votre collection de machins de hockey… Personnellement, je suis à la recherche de cette pièce de collection…

Il existe également d’autres photos avec d’autres chandails. Remarquez les photos et dites-moi ce qui est étrange à part le fait que Kevin n’a pas l’air à avoir du fun (comme d’habitude), que Brian a l’air con sur la première et que AJ est dangereusement à la mode 2012 (avec son chandail, on s’entend)…

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Avec-vous remarqué le chandail d’Howie D? Avez-vous remarqué que la barre grise dans le bas de son jersey n’es pas diagonale alors que tous les chandails « classiques » des Mighty Ducks. Si je me fies au site NHL Uniforms, les Mighty Duck n’ont jamais eu de barres horizontales dans le bas de leur chandail… Encore une fois, il est dans ma liste de chandails que je cherche, comme c’est un « Jersey Foul ».

Aussi, ces chandails classiques des Senators et du Lightning sont tellement mieux que ceux qu’ils portent de nos jours, surtout celui de Tampa Bay. Comme je dis toujours, on ne change pas le chandail avec lequel on gagne la Coupe Stanley… C’est presque renier son histoire de gagnant selon moi…

Reste à savoir si ils s’intéressent ou s’intéressaient vraiment au hockey ou si c’téait une campagne pour séduire les marchés nordiques…


Des joueurs-métaphores… Partie 1

Comme nous sommes dans la saison creuse en matière d’information hockey, pourquoi pas un petit exercice de linguistique en quelques parties.

L’être humain est un animal qui communique, mais surtout qui utilise un certain niveau d’abstraction pour pouvoir représenter des choses pour les faire comprendre à un interlocuteur. Un peuple militaire utilise des termes martiaux afin d’expliquer des choses, des peuples religieux utilisent des termes religieux, ne faites que penser aux sacres québécois ou aux métaphores religieuses que l’on trouve dans notre langage courant, mais souvent, le sport est une manière assez facile d’expliquer des choses… Ici nous sommes des fans de hockey et dans notre langage, il y a beaucoup d’expressions de hockey qui peuvent servir à expliquer des choses. On peu même utiliser des noms de joueurs afin d’expliquer des attitudes comportementales de certains individus…

Je vous propose donc un glossaire de noms de joueurs de hockey que l’on peut utiliser. Nous appellerons ça des « joueurs-métaphores ». L’exercice est assez facile, vous allez comprendre en lisant. Je remercie d’ailleurs les lecteurs de mon blogue La Vie Est Une Puck pour l’aide! N’hésitez pas également à contribuer…

Voici les 7 premiers, vous comprendrez que l’ordre est un peu chaotique :

1- Wayne Gretzky – À tout seigneur, tout honneur. Wayne Gretzky est, statistiquement du moins, le plus grand joueur de tous les temps. De là l’expression « être le Wayne Gretzky de… » qui veut dire que la personne qui est le Wayne Gretzky de cette discipline est incontestablement le meilleur dans sa discipline. À noter par contre qu’on peut utiliser des alternatives comme « Être le Sidney Crosby » pour ceux qui n’ont jamais vu le numéro 99 évoluer dans l’uniforme des Oilers, « Être le Gordie Howe » si vous êtes nés avant 1955 ou encore « Être un Mario Lemieux ». Quoi que la référence à Sidney Crosby peut être utilisée pour définir le meilleur dans le moment présent dans une discipline. Mais reste que « Être le Wayne Gretzky » signifie être le meilleur dans une chose…

2- Brian Savage – Brian Savage sera toujours reconnu comme ayant été un joueur qui était bon en début de la saison, mais qui ralentissait en fin de saison. Alors « faire un Brian Savage de soi-même » signifie entreprendre quelque chose en grandes pompes pour ralentir la cadence par la suite au point de presque abandonner. Un de mes lecteurs me parlait du fait qu’il était le Brian Savage du ménage : je commence fort mais je toff pas le rythme pis je fini sur le divan juste avant que la visite arrive quand c`est le temps de clancher…

3 – Steve Bégin : On a tous aimé l’ancien numéro 22 du Canadien et pour cause, il était un joueur au talent limité mais qui se donnait corps et âme pour l’équipe. Donc, « Être un Steve Bégin » ça veut dire qu’on a un coeur gros comme le Soleil. Le problème avec le joueur-métaphore Steve Bégin, c’est que bien qu’on sous-tend que vous avec beaucoup de courage et de volonté, on laisse entrevoir que vous avez un talent limité dans cette discipline où vous êtes un Steve Bégin… Mais vous avez de la volonté, c’est déjà ça…

4 – Alexandre Daigle – Pauvre Alexandre Daigle. Je crois que même quand il restera 4 humains sur la terre, on utilisera son nom à titre de joueur-métaphore pour décrire a priori un espoir raté. Mais en plus, « être un Alexandre Daigle » signifie que, malgré vos talents exemplaires, vous n’avez pas le profil du métier ou que vous n’avez pas le feu sacré pour l’emploi, l’anti-Steve Bégin, ce qui est pire qu’être une déception… Bref, que vous n’êtes pas à votre place. Remarqué que les gens de plus de 40 ans peuvent utiliser le joueur-métaphore différent, le Doug Wickenheiser… Donc si on vous dit que vous êtes le Alexandre Daigle du bureau, je crois que les patrons ne sont pas aussi enthousiastes à propos de vous qu’ils l’étaient lors de votre embauche…

5 – Martin St-Louis – Être un Martin St-Louis, c’est être la personne à qui on a souvent dit qu’il n’avait pas le profil de l’emploi mais qui, à bout de persévérance et de courage, s’est glissé parmi les meilleurs de sa profession, donc qui a su faire mentir les spécialistes. Remarquez qu’on peut également parler de David Desharnais maintenant, mais Martin St-Louis a fait ses preuves… On peut également utiliser le terme Martin St-Louis ou David Desharnais pour illustrer l’expression « Dans les petits pots les meilleurs onguents », mais selon moi résumer le nom de ces joueurs à leur taille est faire fi du fait qu’ils ont travaillé fort pour atteindre les sommets en dépit des pronostics…

6 - Lyle Odelein - Lors d’un match de février 1994 contre les défunts Whalers d’Hartford, le célèbre numéro 24 du Canadien égala un record d’équipe pour les défenseurs du grand Doug Harvey avec 5 passes dans un match. Ce joueur connu pour être un défenseur robuste joua, l’histoire d’une soirée, au défenseur offensif. Donc, « Faire un Lyle Odelein de soi-même« , ça veut dire, le temps d’un moment, non seulement agir différemment, mais y être excellent. Ça signifie du même coup que vous êtes pas mal ordinaire la plupart du temps quand vous êtes à votre naturel…

7 – Jim Carey – Rappelez-vous de la saison 1995-96, c’était l’année de Jim Carey. Ce gardien au nom similaire à un acteur qui était au zénith de sa carrière fut lui aussi au sommet de sa carrière. Malheureusement, Jim Carey au début de sa carrière dans la NHL. Rappelez également que Jim Carey fut impliqué par la suite dans un échange avec les Bruins de Boston dnas l’échange qui amena Adam Oates à Washington où il tomba vite dans l’oubli. Donc, « Être un Jim Carey« , ça veut dire qu’on a été le meilleur dans sa discipline le temps d’un moment et que l’organisation dont vous êtes associé à a utilisé vos succès pour augmenter son profil à vos dépends… Autrement, vous êtes un Steve Mason…

Il y aurait probablement quelque chose aussi à développer avec le fait d’avoir un homonyme plus connu qui agit dans un autre domaine qui vous mets de l’ombre. On peut également parler du fait que votre organisation a eu à choisir entre vous et un autre et a choisi l’autre qui est devenu le bon gardien… Mais je vais m’en tenir au statut de one hit wonder sur lequel on capitalise pour qualifier Jim Carey.

Vous pouvez m’en recommander d’autres joueur-métaphore en me faisant vos recommandations sur Twitter @PuckTaVie


RIP Vladimir Krutov

Vladimir Krutov (Владимир Крутов) est décédé ce matin à Moscou des suites des séquelles d’un accident de voiture subit il y a quelques jours… Il avait 52 ans…

C’est triste parce qu’à sa manière, Vladimir Krutov a sa place dans l’histoire du hockey selon moi plus qu’on ne le pense…

C’était dans une autre époque dans un autre monde… Vous savez, on s’apprête même à voir être repêché le fils d’un des premiers russes à jouer en Amérique du Nord, Alex Galchenyuk, un jeune d’origine russe qui est né et a grandit aux États-Unis… On est définitivement dans un autre monde…

Vladimir Krutov représentait bien cette époque où les joueurs de hockey soviétique étaient des machines de guerre. On ne les voyaient pas souvent, mais ils faisaient peur à chaque fois… Des joueurs surentraînés, prêt à démolir l’ennemi, discipliné comme on ne peut s’imaginer en tant que nord-américains. C’est joueurs étaient presque des robots qui venaient de l’autre bout du monde… Le monde était justement tellement divisé que ces joueurs venaient presque d’une autre planète… Je me rappelle par contre quand j’ai entendu dire que des joueurs soviétique allaient maintenant pouvoir jouer dans la NHL, ils étaient relevés de leur fonctions militaires et pouvaient maintenant aller jouer en Amérique. La chose allait changer la face du hockey c’était certain, ces Makarov, Larionov et Fetisov enfin dans la NHL… Même les Nordiques allaient avoir leur gardien russe…

On se rappellera tous que la révolution ne s’est pas faite tout de suite, ces russes n’ont rien cassé à leur arrivée. On se rappelle que Sergei Makarov, autre membre de la fameuse ligne KLM (Krutov-Larionov-Makarov), a remporté le trophée Calder lors de cette saison (1989-90), mais c’est peut être plus afin de souligner l’arrivée de grands joueurs russes dans la NHL et, d’une manière plus significative, parce qu’il n’y avait pas tant de « vraies » recrues ayant connu des saisons remarquables…

De ce quintette soviétique (Je vous rappelle que les soviétique ne jouaient pas en termes de paire de  défenseurs et de trio offensif, mais en quintette, la formule sera reprise par les Red Wings des années 90) des années 80 de Fetisov, Makarov, Larionov, Kasatonov et Krutov qui terrorisait le monde du hockey, seul Krutov n’a pas su faire la transition dans la NHL. C’est le joueur qui passera à l’histoire pour ne pas s’être acclimaté de l’Occident…

Vladimir Krutov est arrivé avec son coéquipier Larionov dans une équipe des Canucks de Vancouver faibles qui n’allaient nulle part… À cette époque, Krutov n’était plus le joueur qu’il était, il faisait de l’embonpoint, ne trouvait pas ses repaires dans un monde de hockey différent. Les fans des Canucks, dont nous savons maintenant qu’ils peuvent être très caustiques, se mirent à l’appeler Vladimir Crouton, afin de marquer la douteuse et décevante forme physique du joueur lors de cette saison 1989-90… Après une saison, la direction des Canucks a décidé de ne pas renouveler son alliance avec l’ancienne vedette soviétique… La carrière nord-américaine de Krutov se résume à 61 matchs où il récolta 34 points dont un maigre 11 buts, ce qui n’est pas gros pour l’époque…

Krutov prit par la suite le chemin de l’Autriche où il fut chassé par un nouvel entraîneur, un canadien, à sa deuxième saison qui le jeta hors de l’équipe en refusant d’avoir ce joueur sur le déclin dans son alignement. Il prit par la suite le chemin de la Suède où il joua en seconde et en troisième division avant de se retirer pour de bon lors de la saison 1995-96…

Krutov marqua donc l’histoire du hockey comme ayant été un des membres d’une des plus redoutable ligne d’attaque de tous les temps mais également malheureusement pour avoir été celui de ce trio qui n’a pu s’acclimater à la NHL…

Il a néanmoins remporté deux médailles d’or Olympiques et cinq médaille d’or au Championnat du monde… On ne peut pas dire qu’il était un loser…

Il fut intronisé au Temple de la renommée de l’IIHF en 2010…

Son fils, Alexei Krutov, évolue avec le Avtomobilist Yekaterinburg dans la KHL…

Pour autres calomnies, suivez-moi sur Twitter @PuckTaVie et/ou sur mon blogue La Vie Est Une Puck  (d’où cet article a été originellement publié.)