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Aaron Ekblad, espoir pour le repêchage 2014 de la LNH

Avec le repêchage dans moins de 3 semaines, on continue notre couverture sur les gars qui vont être repêchés en 1re ronde de cet encan amateur. Aujourd’hui, c’est au tour du gars qui sera sûrement repêché au tout premier rang à Philadelphie; le défenseur des Colts de Barrie, Aaron Ekblad.

Ekblad est le meilleur défenseur disponible lors de ce repêchage et il est fort probablement le meilleur espoir. À 6 pieds 3 pouces et 215 livres, il a le physique de l’emploi et il combine ça avec un talent qui fait de lui un espoir sans trop de risque.

En effet, selon Corey Pronman, un des gars les plus fiables au niveau des espoirs, même si Ekblad ne se développe pas comme on pense qu’il le fera, c’est difficile d’imaginer un scénario où il n’est pas un défenseur numéro 1 dans cette ligue. Il faut dire que sa vision du jeu jumelée à son coup de patin et son lancer puissant lui permettent d’être un joueur complet à la ligne bleue.

C’est également un gars rempli de maturité alors qu’il a déjà joué 3 saisons dans la OHL grâce au statut exceptionnel qu’il a obtenu à l’âge de 15 ans. Son expérience paraissait sur la glace cette année alors qu’il a amassé 53 points en 58 matchs à la ligne bleue de Barrie.

On sait que les Panthers veulent échanger le 1er choix au total, mais s’ils le gardent, ils ont déjà laissé savoir qu’Ekblad serait leur choix. Même s’il y avait une transaction, ce serait difficile d’imaginer un autre joueur de cette classe devancer le défenseur canadien.


Anthony DeAngelo, espoir pour le repêchage 2014 de la LNH


Alors qu’il nous reste un maximum de 5 matchs à la saison 2013-2014, le repêchage approche à grands pas. En effet, dans moins de 3 semaines, le 27 juin, les 30 équipes de la LNH seront à Philadelphie pour participer à la 1ère ronde.

On s’est dit que ce serait le temps de commencer à connaître les gars qui seront repêchés à ce moment-là. On commence avec un défenseur de 5 pieds 10 pouces qui pèse 175 livres qui devrait être disponible lors du choix du Canadien (26e au total) malgré le fait qu’il ait amassé 15 buts et 56 passes en 51 matchs cette saison avec le Sting de Sarnia dans la OHL; Anthony DeAngelo.

Comme on peut le voir avec ses statistiques, le petit défenseur est reconnu pour sa vitesse et son instinct offensif qui lui permettent de créer des chances de marquer à profusion. C’est également un des gars qui va travailler le plus fort sur la glace.

Par contre, s’il sera disponible au rang du Canadien, c’est qu’il a des faiblesses. Parmi celles-ci, on retrouve notamment sa taille. DeAngelo n’est pas le plus grand et ça fait en sorte que quelques recruteurs se demandent si son jeu s’adaptera bien au jeu de la LNH. Il y a également son jeu défensif qui fait défaut.

Ce n’est pas tout. Entre la première et la 2e période d’un match contre le Storm de Guelph le 31 janvier dernier, DeAngelo s’est engueulé avec un de ses coéquipiers dans le vestiaire. Pendant l’engueulade, le jeune défenseur a tenu des propos discriminatoires qui lui ont valu 8 matchs de suspension de la part de l’équipe. C’est le genre d’incident qui soulève des interrogations pour les recruteurs et il n’y a pas de doute qu’il a dû expliquer cet incident à plusieurs reprises avec les équipes. C’est clair que ces « problèmes d’attitude » vont lui coûter quelques rangs au repêchage.

Scouting report via Corey Pronman


Roland-Garros : Bouchard évincée par Sharapova

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Eugenie Bouchard avait l’occasion de participer à sa première finale dans un tournoi majeur (Grand Chelem) sur le circuit de la WTA. La Québécoise n’a pas réussi à créer la surprise et battre la championne de Roland-Garros de 2012.

Bouchard s’est inclinée en trois manches contre Maria Sharapova au compte de 6-4, 5-7, et 2-6. La meilleure joueuse de tennis au Canada a bien bataillé, mais elle a manqué d’opportunisme à la manche ultime.

C’est tout de même un beau parcours pour la coqueluche du tennis féminin. Bouchard a atteint les demi-finales des deux premiers tournois majeurs cette année.

Son ascension vers le top 10 mondial ne cesse de s’accroître. Malgré cette défaite, la jeune de 20 ans peut quitter la porte d’Auteuil la tête haute.

En finale, Sharapova attendra la gagnante du match entre Simona Halep et Andrea Petkovic.


Roland-Garros : Eugenie Bouchard atteint les demi-finales

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Pour un deuxième tournoi majeur consécutif, Eugenie Bouchard accède aux demi-finales. Cette fois-ci, elle a battu Carla Suarez Navarro en trois manches de 7-6, 2-6 et 7-5 pour atteindre le carré d’as des Internationaux de France.

En janvier dernier, la Québécoise s’était frayée un chemin jusqu’aux demi-finales des Internationaux d’Australie. Elle s’était inclinée contre la Chinoise Na Li.

La meilleure joueuse au Canada croisera le fer avec la Russe Maria Sharapova lors des demi-finales. Bouchard affrontera donc son idole de jeunesse.


Eugenie Bouchard, la première Canadienne dans les quarts de finale depuis 1989

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Eugenie Bouchard a joué tout un match et elle s’est payé la neuvième joueuse mondiale pour passer au prochain tour aux Internationaux de France.

La Québécoise devient la première Canadienne à accéder aux quarts de finale à Roland-Garros depuis Helen Kelesi en 1989. Il s’agit d’un exploit de taille pour la joueuse de 20 ans.

Après sa demi-finale aux Internationaux d’Australie, Bouchard est assurée de s’être au moins rendu jusqu’aux quarts de finale à la porte d’Auteuil.

La 18e tête de série du tournoi a vaincu Angelique Kerber en deux manches de 6-1 et 6-2. Bouchard n’a pris que 52 minutes pour envoyer sa rivale au vestiaire.

Crédit photo : Globe & Mail


Eugenie Bouchard s’amuse avec Owen Wilson

Genie Bouchard est tout feu tout flamme à Roland-Garros. Lorsqu’on domine sur le court comme elle le fait, pas le choix d’avoir droit à une photo avec le comique acteur Owen Wilson qui est de passage à Paris.

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Le parcours d’Eugenie Bouchard se poursuit en France

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Eugenie Bouchard a défait Johanna Larsson en deux manches de 7-5 et 6-4 à Roland-Garros. Elle est la première Canadienne depuis Aleksandra Wozniak en 2009 à atteindre le quatrième tour des Internationaux de France.

La Québécoise de 20 ans aura comme prochaine rivale Angelique Kerber ou Daniela Hantuchova.


Chronique : ça tombe comme des mouches !

Philadelphia Flyers v Florida Panthers

Véritable fléau en devenir, les entraîneurs perdent leur emploi à un rythme fou dans la LNH et rares sont les chances de se racheter. Courte est la patience des directeurs généraux qui préfèrent congédier plutôt que de se faire eux-mêmes limoger. Vous en parlerez à Peter Horachek ou Ron Rolston qui n’ont même pas pu « coacher » leur équipe respective, dans ce cas-ci les Panthers et les Sabres, le temps d’une saison complète de 82 matches. Cette année, ce fut au tour de Kirk Muller, John Tortorella, Barry Trotz, Kevin Dineen, Peter Laviolette, Adam Oates et Claude Noël de perdre leur poste, incluant Rolston et Horachek. L’an passé, c’était Guy Boucher, Glen Gulutzan, Ralph Krueger et Joe Sacco. L’année d’avant, Scott Arniel, Jacques Martin, Randy Cunneyworth, Terry Murray, Davis Payne, Tom Renney, John Stevens, Brent Sutter et Ron Wilson. Et cette tendance semble se répéter année après année étant donné l’impatience des propriétaires et l’immense parité dans la ligue qui donne espoir à bien des équipes qu’un retournement brusque de situation est possible et ce dans un court laps de temps. Vous en parlerez aux partisans du Colorado et à un certain Patrick Roy. Barry Trotz en a aussi fait mention lors de sa récente conférence de presse suite à l’annonce de son embauche par les Capitals en disant qu’il possédait déjà un alignement gagnant à Washington. Trop d’optimisme ou un réalisme confiant ?

Washington : un exemple d’iniquité 

En parlant de Washington. L’exemple le plus probant de l’impatience des propriétaires face aux entraineurs en comparaison à celle qu’ils affichent envers leurs directeurs généraux cette saison se situe justement chez nos voisins du Sud, dans la capitale fédérale américaine. 17 ans. C’est la durée du règne de George McPhee à la barre des Capitals qui aura su mener l’équipe à une participation en finale de la coupe Stanley à sa première année en 1997, ne réussissant toutefois jamais à répéter l’exploit malgré 10 participations en séries d’après-saison, un trophée du président et deux championnats de conférence. Six entraineurs se sont succédé à Washington sous l’ère McPhee depuis Ron Wilson en 1997. Cela équivaut à un changement d’entraineur tous les 3 ans à peu près. Il aura pourtant fallu 15 ans pour que le propriétaire depuis 1999, l’homme d’affaires Ted Leonsis, se sente forcé de congédier son directeur général. Jamais un entraineur n’aura eu la même chance avec une même formation, surtout dans un contexte perdant. Du moins, c’est très rare. Les chiffres parlent d’eux-mêmes.

En effectuant quelques recherches, on s’aperçoit que 37 entraineurs sur une possibilité de 351 dans la LNH historiquement (environ 10 %) ont joui d’un emploi d’une durée d’au moins 6 ans avec la même équipe. Ce pourcentage diminue à environ 4 % lorsque la durée s’élève à une décennie. Seulement 3 entraineurs ont réussi l’exploit avec 2 équipes différentes (0,85 %). Actuellement, seulement 4 entraineurs en sont à leur 6e saison ou plus avec la même formation. En guise de comparaison, à l’heure actuelle, 11 DG sont en poste depuis plus de 6 ans, et ce malgré 7 changements de directeurs généraux en 2014 uniquement. Avant ces renvois, le chiffre s’élevait à 18 puisque tous les directeurs généraux renvoyés étaient avec leur équipe depuis plus de six ans. Ce qui signifie que plus de la moitié des DG en poste à travers la ligue l’étaient depuis 6 ans ou plus en 2013. Une stabilité qui nous fait réaliser qu’on est loin de la réalité des entraineurs-chefs. Voyez par vous-même :

1) Mike Babcock, 9 ans, Détroit, 2005-2014 (toujours en poste)

2) Claude Julien, 7 ans, Boston, 2007-2014 (toujours en poste)

3) Dan Bylsma, 6 ans, Pittsburgh, 2008-2014 (toujours en poste, pour le moment…)

4) Joel Quenneville, 8 ans, St-Louis, 1996-2004, en est à sa 6e saison à Chicago (2008-2014)

5) Barry Trotz, 15 ans, Nashville, 1999-2014

6) Lindy Ruff, 15 ans, Buffalo, 1997-2013

7) Alain Vigneault, 7 ans, Vancouver, 2006-2013

8) Randy Carlyle, 7 ans, Anaheim, 2005-2012

9) John Tortorella, 7 ans, Tampa Bay, 2000-2008

10) Dave Tippett, 6 ans, Dallas, 2002-2009 (en sera à sa 6e année avec Phoenix l’an prochain)

11) Paul Maurice, 9 ans, d’abord 2 ans avec les Whalers à Hartford qui déménageront en Caroline pour la saison 1997-1998, où il y restera 7 ans jusqu’en 2003-2004

12) Darryl Sutter, 6 ans, San Jose, 1997-2003

13) Ken Hitchcock, 7 ans, Dallas, 1995-2002

14) Jacques Lemaire, 8 ans, Minnesota, 2000-2009

15) Craig MacTavish, 8 ans, Edmonton, 2000-2009

16) Pat Quinn, 7 ans, Toronto, 1998-2006

17) Marc Crawford, 7 ans, Vancouver, 1998-2006

18) Jacques Martin, 9 ans, Ottawa, 1995-2004

19) Scotty Bowman, 8 ans à Montréal de 1971-1979 et 9 ans à Détroit de 1993-2002

20) Terry Crisp, 6 ans, Tampa Bay, 1992-1998

21) Al Arbour, 13 et 6 ans avec les Islanders, une première fois de 1973-1986 et une seconde fois de 1988-1994

22) Bryan Murray, 9 ans, Washington, 1981-1990 (oui oui, il s’agit bel et bien de l’actuel directeur général des Sénateurs d’Ottawa)

23) Glen Sather, 14 ans, Edmonton dans deux ligues différentes, d’abord 3 ans dans la WHA (World Hockey Association)* puis 11 ans dans la ligue nationale, tout ça de 1976 à 1989 et remportant au passage 5 coupes Stanley avec les Oilers. Il est l’actuel Président et directeur général des Rangers de New York.

24) Michel Bergeron, 7 ans, Nordiques, 1980-1987

25) Fred Shero, 7 ans, Philadelphie, 1971-1978 (pour ceux qui se le demandent, c’est bel et bien le père de Ray Shero)

26) Billy Reay, 14 ans, Chicago, 1963-1977

27) Emile Francis, 10 ans, Rangers, 1965-1975

28) Punch Imlach, 11 ans, Toronto, 1958-1969

29) Toe Blake, 13 ans, Montréal, 1955-1968

30) Sir Abel, 11 ans, Détroit, 1957-1968

31) Milt Schmidt, 11 ans, Boston, 1954-1966

32) Dick Irvin, 15 ans à Montréal de 1940-1955 et 9 ans à Toronto de 1931-1940

33) Hap Day, 10 ans, Toronto, 1940-1950

34) Frank Boucher, 9 ans, Rangers, 1939-1948

35) Jack Adams, 20 ans avec 3 équipes de Détroit (même organisation), dont 3 ans avec les Cougars, 2 ans avec les Falcons et 15 ans avec les Red Wings, tout ça de 1927-1947

36) Lester Patrick, 13 ans, Rangers, 1926-1939

37) Pete Green, 6 ans, Ottawa, 1919-1925

Blâmer l’entraineur, une tendance forcée ?

Dans la nouvelle ère du hockey à masse salariale, on semble avoir trouvé la solution la plus économique et efficace de faire passer un message : renvoyer le coach. Mais peut-on vraiment blâmer les propriétaires ? Dans un contexte où les joueurs ont de plus en plus de pouvoir et demandent de plus en plus d’argent (on en a eu un bon exemple avec la saison écourtée l’an passé), les têtes dirigeantes ont les mains liées et ne disposent pas d’énormément de moyens pour changer les choses, et ce rapidement. Reprenons l’exemple du Colorado. On amène en Patrick Roy et Joe Sakic des hommes de hockey respectés à travers la ligue, qui ont eu du succès au sein de l’organisation de l’Avalanche et qui sont appréciés des partisans. À cela s’ajoute un premier choix au repêchage, un certain Nathan MacKinnon, futur récipiendaire du trophée Calder et PAF, on obtient une équipe gagnante qui part des bas-fonds du classement de l’Ouest pour se rendre dans un septième match des séries éliminatoires en à peine un an. Aussitôt, il y a de l’espoir. Et on est prêt à tout pour cet espoir. Il nous permet de gagner du temps, surtout dans des marchés exigeants à la tradition victorieuse.

Parlez-en à Geoff Molson qui a su appliquer le même patron que ses homologues du Colorado, et ce une saison auparavant. Un nouveau directeur général en Marc Bergevin, un nouvel entraineur-chef en Michel Therrien (deux francophones « de chez nous » avec de l’expérience dans le circuit Bettman = des partisans comblés), un troisième choix au repêchage en Alex Galchenyuk et une bonne première saison où l’équipe participe aux séries et le tour est joué ! Cette option est beaucoup plus simple à appliquer qu’une restructuration du personnel sur la glace. Les contrats à long terme, les clauses de non-échange, l’espace insuffisant sur la masse, tant de bâtons dans les roues des organisations qui ne peuvent y remédier à court terme. Les noms de Scott Gomez, Vincent Lecavalier, Rick DiPietro, Ilya Bryzgalov et Roberto Luongo me viennent automatiquement à l’esprit. Sans parler d’Ilya Kovalchuk. Bref, on ne peut pas en vouloir aux propriétaires qui, dans une « business » tant exigeante que payante qu’est devenue la LNH, font du mieux qu’ils peuvent afin d’éviter le fiasco.

Une tendance forcée… à quel point ?

Sauf que. Nous sommes en droit de nous demander s’il y a toutefois abus dans la pratique. 12 changements d’entraineurs en un an et 32 en trois ans. J’ose croire que ce n’est pas toujours de la faute du coach et qu’il y a exagération quelque part. Ce quelque part se situe à Ottawa et à Pittsburgh. Ironique, mais vrai, moins d’un an après avoir remporté le trophée Jack Adams remis au meilleur entraineur du circuit, Paul MacLean était sur le siège éjectable à Ottawa cette saison en raison du mauvais rendement de l’équipe. Très peu soulevèrent les piètres performances des gardiens de l’équipe, Anderson et Lehner, et l’échange selon moi lamentable de Ben Bishop à Tampa Bay en retour de Cory Conacher qui, je vous le rappelle, s’aligne avec Buffalo depuis qu’il a été réclamé au ballotage en mars dernier. Nul n’a pointé du doigt le travail plutôt ordinaire de Bryan Murray, confortablement en poste depuis 2007, ni l’absence du coeur et de l’âme de l’équipe depuis 18 ans en Daniel Alfredsson qui lui a décidé de quitter l’équipe pour tenter sa chance à Détroit, le tout dans des circonstances nébuleuses.

Scénario quasi identique à Pittsburgh, où Ray Shero fut congédié récemment suite à l’élimination hâtive des Penguins en série encore une fois cette année. L’ironie du sort : Shero est l’actuel détenteur du trophée remis au meilleur directeur général de la LNH. Lorsqu’on sait que deux des quatre derniers gagnants de cet honneur ont été congédiés par leur formation respective (Mike Gillis l’a remporté en 2011), c’est à se demander si ce prix créé en 2010 porte malheur. Ces deux exemples probants soulèvent des questionnements : les 30 directeurs généraux de la ligue nationale ainsi que les membres des médias et de la ligue choisis pour voter sont-ils incompétents au point de sélectionner des vainqueurs qui ne le méritent pas ? Ou s’agit-il simplement d’un énorme problème d’impatience qui se généralise lentement mais sûrement à l’ampleur de la ligue ? Je pencherais vers la seconde option.

Le modèle à suivre

Il apparait donc évident que parfois, les propriétaires perdent la tête. Et les directeurs généraux emboîtent immédiatement le pas afin d’éviter leur propre renvoi. Mieux vaut opter pour la stabilité et la compétence que de se précipiter dans des changements d’effectif trop hâtifs. Les exemples de Détroit et Boston en sont des bons de longévité et de compétence au sein du personnel hors glace. Je suis plutôt porté à dire qu’il faut donner la chance au coureur et ces organisations prônent une mentalité similaire. Tout dépend également du contexte et du marché touché. À Pittsburgh, tous s’entendent pour dire que l’équipe qu’ils possèdent sur papier est digne de remporter les grands honneurs et que rien de moins qu’une participation et même qu’une conquête de la Coupe Stanley est nécessaire. Sinon, le tout s’avère être un échec. C’était pareil à Boston cette année. Quand une équipe est aussi performante en saison régulière, tous s’attendent à de bons résultats au printemps. Et c’est légitime. Autrement, tous les efforts perpétrés précédemment l’auront été en vain. Vous en parlerez aux Sharks. Pourtant, on ne s’est pas mis à limoger tout le monde à Boston. Ni à San Jose. Ni à Détroit. On se dit que le problème est probablement sur la glace, où les résultats ne viennent pas. Avoir confiance en son personnel, analyser les performances et apporter les ajustements nécessaires par la suite. Voilà la recette du succès. Chicago en est un très bon exemple. Deux coupes en quatre ans dans le hockey d’aujourd’hui, c’est ce que j’appelle une dynastie des temps modernes. Cette dynastie s’est bâtie grâce au travail exemplaire de Joel Quenneville qui soutire le maximum des joueurs que lui offre Stan Bowman. Malgré de nombreux départs (Ladd, Byfuglien, Bolland), ils savent combler les écarts avec des joueurs provenant la plupart du temps de leur propre organisation (Saad, Shaw, Bickell). Cette dualité directionnelle fait de Chicago l’exemple à suivre selon moi. Détroit offre un modèle semblable avec leur tandem Holland-Babcock qui font des Red Wings une équipe compétitive année après année. 23 participations consécutives en séries éliminatoires avec en prime quatre coupes Stanley, ça ne se fait pas tout seul.

À éviter : le dossier Pittsburgh

Voilà pourquoi je ne suis pas un fan de la gestion des Penguins par Lemieux et Burkle. Renvoyer Shero qui sans l’ombre d’un doute se trouvera un emploi ailleurs, c’est répondre maladroitement à la pression entourant les attentes envers l’équipe. Constater l’échec ? Oui. Agir ? Oui. De cette façon ? Certainement pas. Il s’agit davantage d’un problème de « coaching » selon moi. Des rumeurs provenant du vestiaire des Penguins ont d’ailleurs laissé croire que Bylsma aurait perdu son vestiaire comme le dit le fameux dicton sportif. On a senti des frictions entre Bylsma et son capitaine, Crosby semblant frustré et insatisfait de son rendement et de son utilisation. De plus, on peut reprocher à l’actuel (mais sur la sellette) entraineur des Penguins sa mauvaise utilisation de ses centres vedettes, qui ont semblé plus à l’aise et plus productifs lorsque soit Crosby, soit Malkin n’était pas dans l’alignement. Est-ce qu’un nouveau directeur général pourra changer cette relation houleuse entre un capitaine de l’ampleur de Crosby et un coach comme Bylsma ? Je ne crois pas. Encore moins si les résultats ne sont pas convaincants. Le geste à poser pour le nouveau directeur général qui sera nommé sous peu sera donc de renvoyer Bylsma. L’erreur était de renvoyer Shero, mais puisqu’il est trop tard pour le rapatrier, mieux vaut assumer la décision des propriétaires à fond et changer complètement de direction, question de ne pas « perdre la face ».

La morale de cette chronique

Cette compilation démontre la piètre sécurité d’emploi que confère le poste d’entraineur-chef d’une formation de la ligue nationale. De plus, ces statistiques tiennent compte des entraineurs qu’on pourrait qualifier « d’une autre époque », où conserver son poste ne représentait pas un défi. On parle ici des Jack Adams, Toe Blake, Dick Irvin, etc. En considérant uniquement les données datant d’une génération plus récente de hockey (par exemple depuis les années 80), une bonne partie des noms sur cette liste auraient disparu. Et de là émerge la dure réalité du hockey d’aujourd’hui : gagner à tout prix.

 

*Lors de la saison 1979-1980, 4 équipes de la World Hockey Association ont intégré la LNH, dont les Oilers d’Edmonton, les Jets de Winnipeg, les Nordiques de Québec et les Whalers de la Nouvelle-Angleterre.


Roland-Garros : Bouchard poursuit sa route

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Eugenie Bouchard a accédé pour la première fois de sa jeune carrière au troisième tour des Internationaux de France. Avec une victoire de 2-6, 6-2, 6-1, la Québécoise a éliminé l’Allemande Julia Goerges.

La joueuse canadienne affrontera Johanna Larsson, tombeuse de l’Italienne Flavia Pennetta, 12e tête de série, lors du troisième tour.

Crédit photo :  Twitter


Roland-Garros : Bouchard se débarrasse de Peer

Genie Bouchard

Eugenie Bouchard a remporté son match de premier tour aux Internationaux de France de façon convaincante en disposant de l’Israélienne Shahar Peer en deux manches de 6-0 et 6-2.

La Québécoise n’a eu besoin que de 58 minutes de jeu pour battre sa rivale et accéder au second tour à la porte d’Auteuil.

Lors de son prochain match, la joueuse de 20 ans croisera le fer avec l’Allemande Julia Goerges ou la Portugaise Michelle Larcher de Brito.