Suivez 25stanley sur Facebook!

L’agent d’Alex Semin est tout un personnage

Je n’ai pas livré de chronique ces deux dernières semaines parce que ma fin de session au cégep m’en empêchait. Je m’en excuse et pour ceux qui ont terriblement souffert de mon absence, et bien je reviens cette semaine avec mes impressions quant à la situation du Russe Alexander Semin, à Washington.

Son agent, Mark Gandler est tout un personnage et je peux en témoigner. Je vais vous raconter une petite histoire si vous me le permettez.

Remontons au 16 juillet 2010. RDS publiait une nouvelle a l’effet que les Islanders étaient intéressés à ramener Alexei Yashin à Long Island. L’information venait d’une entrevue qu’avait accordée l’agent de Yashin, le « sympathique » Mark Gandler, à une agence de nouvelles russe.

J’avais alors eu l’idée d’envoyer un courriel à Mark Gandler pour lui demander s’il pouvait répondre à quelques unes de mes questions. Il m’avait d’abord répondu ceci :

« Is this a serious joke »

Surpris par cette réplique, je lui répondis ceci, toujours par courriel :

« It’s not a joke… »

Le coloré Mark Gandler termina notre conversation sur un ton plutôt sarcastique :

« How about that: you deal in actual rumors and leave me out of it? »

Alexander Semin ne reviendra pas à Washington la saison prochaine et même si le 1er juillet est encore très loin, Mark Gandler s’est assuré de le faire savoir aux Capitals : « Alex n’était pas satisfait de son utilisation à Washington. Il ne savait jamais quand il allait jouer, mentionnait Gandler. C’est difficile de garder ton focus lorsque tu n’as aucune idée du moment qu’on aura besoin de toi »

Le hic avec un joueur comme Semin, c’est qu’en dépit de son talent indéniable, le joueur ne semble pas constant, ni très-très facile à motiver. Comme on peut le constater, il y aussi l’agent du joueur qui n’est pas évident. Tout un casse-tête.


Les contradictions de la recherche du prochain DG du Canadien

Des fois, j’ai vraiment l’impression de ne rien comprendre.

29 mars 2012 : Serge Savard, nouvellement promu au poste de conseiller spécial à Geoff Molson, accorde une entrevue au Réseau des Sports. Il mentionne ceci : « On va s’entendre sur un point, il [le prochain DG du Canadien] va parler français. Je pense que c’est primordial dans notre marché. Il n’est pas obligé d’être francophone, mais il doit s’exprimer en français ».

La semaine dernière, on apprenait que l’organisation du Canadien avait approché Jim Nill, un Albertain de 54 ans qui travaille pour les Red Wings de Détroi. À deux reprises aurait-on essayé de le convaincre d’accepter le poste de DG. Jim Nill ne parle pas français, c’est un unilingue anglophone.

Renaud Lavoie expliquait hier [mercredi] soir que le CH avait approché Nill parce qu’on ne pouvait pas passer à côté d’un tel candidat. Écoutez, je ne veux pas revenir sur le débat de la langue. À mon sens, le prochain DG et le prochain entraîneur doivent parler français et si possible, être Québécois, mais ce texte fait abstraction de tout cela.

Ce que je ne comprends pas, c’est cette contradiction béante. Molson engage Savard pour trouver le prochain DG, Savard assure que ce prochain directeur général parlera français et la première chose qu’on apprend cette semaine, c’est que Jim Nill a dit non au Canadien, donc qu’il a eu des pourparlers avec l’équipe.

Peut-être ais-je manqué un bout aussi, ça se peut, mais il me semble que tout a été bien formulé, on a tout de même pas approché monsieur Nill pour remplacer Pierre Gervais à l’équipement…

Cette organisation a-t-elle des couilles?


Est-il normal de voir des joueurs de la NHL sortir sur une civière?

Ce qui est à la fois intriguant et désolant avec le hockey d’aujourd’hui, c’est que c’est l’un des sports les plus sales et qu’il y en a pourtant bien d’autres plus enclins à l’être davantage. Ce que j’entends par « sale »? Tout le côté irrespectueux dans la dynamique de jeu, les joueurs ne semblent plus du tout faire la différence entre une mise en échec légale et intelligente et un contact illégal, illégitime et absolument pas nécessaire.

D’ailleurs, j’ai une question pour les mordus : y-a-t-il un autre sport que le hockey où voir un athlète quitter en civière est quasiment rendu normal?

Hossa, Bergeron, Savard, Pacioretty et j’en passe. Si vous me dites que toutes ces mises en échec sont légales alors je vous crois, mais il faut tout de même changer les règlements. Que c’est stupide comme manière de voir les choses quand on y pense. Parce que c’est légal, il faudrait tolérer? Non, si c’est intolérable, il faut changer la loi.

J’ai honte de mon hockey. Je n’ai pas énormément d’expérience vu mon âge, mais il me semble qu’il y a cinq, six saisons, il y avait beaucoup moins de gestes salauds. Que s’est-il passé? Il faudrait analyser la situation en profondeur et ce texte est plus une invitation à l’analyse plutôt que cette dernière elle-même.

Je n’ai jamais vu Jean Pascal ou Lucian Bute donner de « véritables » coups vicieux. Pourtant, ces derniers sont boxeurs et compétionnent dans des circonstances beaucoup plus propices à ce genre de débordements. Peut-être est-ce la démonstration que le problème ne se trouve pas dans la formulation des règlements, mais plutôt entre les deux oreilles des joueurs.

Ce qui me fait le plus de peine dans cette histoire, c’est que la raison qui explique tous ces gestes salauds est très simple. Brendan Shanahan a fait savoir quelques semaines avant le début des séries qu’il serait moins sévère lors des quatre rondes éliminatoires. Si nous l’avons su, les joueurs l’ont su eux aussi. Parce que je ne crois pas aux hasards – sauf quand il s’agit de dés ou de pièces de monnaie – j’ai bien l’impression que les joueurs ont usé de logique. Brendan Shanahan a fait du bon boulot cette saison, mais quelle erreur fut celle d’envoyer ce message à l’aube des matchs les plus émotifs de l’année.

Des fois, j’ai bien de la difficulté à suivre le monde…


La réponse d’Andrei Markov à propos de PK Subban était parfaite

andrei markov

Cette semaine, Andrei Markov a donné une belle leçon aux journalistes affectés aux activités du Canadien et plus particulièrement aux jeunes qui apprennent leur métier sur le tas – c’est le moins qu’on puisse dire. Après s’être fait demander de commenter le développement de P.K Subban, le défenseur russe a tout simplement exigé qu’on passe à la question suivante. La journaliste a immédiatement répliqué  en lui demandant de confirmer qu’il ne voulait pas parler de P.K Subban. Markov ne voulait véritablement pas en parler.

Certains y ont vu la preuve d’une tension entre les deux joueurs. D’autres ont tout simplement voulu rappeler que Next question est une réponse habituelle de Markov. Pourtant, si celui qui est revenu au jeu il y a quelques semaines n’a pas voulu parler de Subban, ce n’est pas à cause de tout ça.

Serait-ce possible que Markov n’accepte tout simplement pas pourquoi on lui pose de telles questions? Serait-ce possible qu’il ait raison après tout? Est-ce pertinent de poser des questions de ce genre à un joueur comme lui?

Markov ne parle pas beaucoup, il n’a pas joué de la saison ou presque, il ne s’est pas entraîné souvent avec ses coéquipiers cette année. Bref, il est le moins bien placé pour évaluer le développement de P.K Subban. Cette question-là était inutile dans les circonstances. C’est comme si la journaliste l’avait posée juste pour pouvoir dire à son patron qu’elle avait posé une question. À quoi s’attendait-elle? Next question était la seule possibilité.

Il y a certains joueurs qui manquent de respect envers les journalistes – Tomas Kaberle, par exemple, qui est allé dire à Chantal Machabée qu’il avait été blessé après qu’elle lui ait demandé de justifier son absence. Andrei Markov en a surement marre de se faire demander de commenter des sujets qu’il ne maîtrise pas. Ce n’est pas à lui de commenter le développement de P.K Subban et sa réponse n’aurait pu être meilleure.

J’ai beaucoup de respect pour le métier de journaliste sportif, mais j’ai de plus en plus l’impression que les questions se répètent, ne volent pas haut en pertinence et sont parfois posées pour la simple forme. Comme l’a dit Jacques Martin à Tout le Monde en Parle dimanche dernier : « Si les journalistes posaient des questions plus créatives, peut-être que nos réponses seraient plus intéressantes ». Pour une fois, il a bien parlé et avait raison. Que le message se rende jusqu’à nos élites journalistiques.

*Photo: Ultrawig


La vision du français de Geoff Molson et de Serge Savard

20120406-143920.jpg

Quand Geoff Molson et Serge Savard promettent que le prochain directeur général du Canadien sera bilingue, je me demande bien s’ils le font par principe ou parce qu’ils savent qu’ils vont essuyer d’innombrables critiques en engageant le meilleur candidat disponible, mais qu’il est unilingue.

On s’entend que l’important dans tout cela, c’est qu’à la fin, le DG soit bilingue, mais je pose quand même la question : Savard et Molson sont-ils d’honnêtes défenseurs du fait français ou ils n’ont tout simplement pas envie de se faire critiquer? Poser la question est y répondre.

Si Geoff Molson a laissé Pierre Gauthier remplacer Jacques Martin par un entraîneur-chef unilingue anglophone, c’est qu’à la base, l’idée ne le dérangeait pas. Quand il a constaté tout le brouhaha que cette embauche a créé, il a réalisé que de tels gestes ne se faisaient pas au Québec. Maintenant que tout ça est derrière lui, en tant qu’homme d’affaires compétent, il ne commettra pas deux fois la même erreur. Mais c’est triste qu’il n’y ait pas pensé plus tôt. C’est triste de constater que Geoff Molson n’a pas pensé aux francophones dès la première décision d’importance qu’il a eu à prendre cette saison.

Je suis tanné d’entendre les gens dire : « Molson est un Québécois, il a grandi à Montréal. » Tout cela est vrai, mais si Geoff Molson était véritablement un Québécois, il saurait qu’au Québec, près de 80% des gens ont comme langue maternelle le français. Il saurait aussi que le français est la seule langue officielle au Québec. Dans cette optique, il aurait dû imposer son droit de véto quand Gauthier est arrivé avec cette proposition.

N’allez pas me dire que Randy Cunneyworth était alors le seul candidat disponible s’il vous plaît. Combien d’équipes remplacent un entraîneur licencié par l’entraîneur de leur filiale dans la Ligue américaine chaque saison dans la LNH? C’est une tendance remarquée depuis bon nombre d’années. Le hasard fait bien les choses : l’entraîneur-chef des Bulldogs de Hamilton est Clément Jodoin. Molson aurait dû pencher de ce côté-là.

Ce qui m’énerve dans toute cette histoire-là, c’est que le prochain DG et le prochain entraîneur seront bilingues non pas parce que Molson considère le fait français comme important, mais plutôt parce que nous avons suffisament chiâlés pour qu’il le fasse. Il paraît que le Québécois francophone obtient toujours ce qu’il veut en criant et en se plaignant Ce n’est pas une réputation que j’accepte de me faire coller. Quand comprendront-ils que nous ne chiâlons pas? Nous survivons.


Les partisans du Canadien doivent-ils encourager la défaite?

Je participe aux avant-matchs du Canadien de Montréal sur le site ParlonsHockey.ca – je vous invite d’ailleurs à venir nous écouter, on commence une heure avant tous les matchs de l’équipe – et mardi, j’ai eu une discussion plutôt animée avec l’un de mes collègues. Il est sans contredit le plus grand partisan du Tricolore. Ce n’était pas la première fois qu’on ne s’entendait pas sur un point, mais cette fois, c’était vraiment sans espoir. On s’est promis de ne jamais se rejoindre sur ce point.

Mon collègue pense qu’un bon partisan du Canadien se doit d’encourager son équipe à gagner du début à la fin. Je suis d’accord avec lui sur ce point, mais là où on ne s’entend pas, c’est que je vois une exception à cette règle. Par exemple, en ce moment, je crois qu’un bon partisan devrait espérer voir le CH perdre ses cinq derniers matchs et assurer sa quinzième position dans l’Est. De cette manière, les chances de l’équipe d’aller chercher l’un des trois premiers choix de l’encan 2012 seraient meilleures.

Il n’est pas d’accord, il croit que ce serait « trahir » l’équipe et les joueurs. Je réponds à cela qu’au contraire, ce serait encourager l’équipe à s’améliorer maintenant que tout est officiellement perdu. Je crois qu’un partisan se doit d’être émotif et fidèle, mais que les vrais partisans « purs » et « durs » sont aussi intelligents. La vision à long terme est un fruit de l’intelligence. Je ne suis pas en train de traiter les autres partisans d’imbéciles. Je crois qu’ils ne voient peut-être pas les choses de la même manière, mais qu’après réflexion, ils devraient se rendre à l’évidence : maintenant que tout est fini, il est temps de tomber pour mieux se relever, de perdre pour mieux repêcher.

Peut-on demander cela aux fans du Canadien de Montréal?

Qu’en pensez-vous?


Patrick Roy est-il le bon sauveur?

Je ne suis pas un grand partisan de la spéculation, mais quand le Canadien est dernier de son association et que les joueurs ainsi que les partisans s’avouent vaincus, il faut bien parler de quelque chose. Parce que rien n’a fonctionné cette saison, il est normal d’anticiper le départ de Randy Cunneyworth. Même si ça avait fonctionné avec lui, il aurait tout de même dû faire ses valises parce que la réaction de certains partisans à l’arrivée d’un entraîneur unilingue anglophone a fait en sorte que Cunneyworth est arrivé pour mieux repartir.

Qui le remplacera derrière le banc du Canadien? Le nom qui circule depuis quelques jours, c’est celui de Patrick Roy. L’ancien gardien du Tricolore et aujourd’hui entraîneur-chef, DG et copropriétaire des Remparts a bien évidemment rejeté les rumeurs du revers de la main. Ces rumeurs proviennent de la plume du site danslescoulisses et de Martin Leclerc, journaliste à Radio-Canada. Selon l’ancien de RueFrontenac.com, Geoff Molson aurait rencontré Patrick Roy et les deux hommes se seraient entendus sur les termes d’une entente. Roy serait déjà le nouvel entraîneur-chef du Canadien, toujours selon la rumeur.

À défaut de pouvoir confirmer quoi que ce soit, on peut au moins en parler. Croyez-vous au retour de Roy à Montréal? Mais surtout : croyez-vous à son retour, cette fois-ci, à titre d’entraîneur-chef?

Personnellement, je trouverais ça rafraichissant. Je suis tanné de la langue de bois et dès le premier point de  presse de Jacques Martin, je me suis ennuyé de Guy Carbonneau. Randy Cunneyworth a étudié à l’école « Jacques Martin » alors il n’est pas plus intéressant à écouter parler. Mais bon, il n’y pas que ça non plus.

Patrick Roy à Montréal, bien honnêtement, je n’y crois pas. Tout d’abord, la ville de Québec accueillera très bientôt une équipe de la LNH et parce que le « Casseau » y travaille depuis plus de cinq ans, je ne vois pas comment il pourrait ne pas être le premier entraîneur des « nouveaux » Nordiques. C’est inconcevable pour moi.

Ensuite, il y a cette semi-tension qui règne déjà entre Roy et les journalistes de Montréal. L’organisation du Canadien sait très bien comment ont terminé tous les règnes d’anciens joueurs du CH à la barre de l’équipe. Mario Tremblay, Guy Carbonneau, pour ne nommer que ceux-là. Ils n’ont pas quitté Montréal parce qu’ils ne s’entendaient pas avec les journalistes, mais ces derniers leur ont mis énormément de pression parce qu’ils étaient d’anciens joueurs vedettes. Imaginez deux secondes Patrick Roy comme entraîneur-chef. Le nombre de journalistes doublera, les questions se feront plus épicées parce qu’on saura très bien de quel bois se chauffe l’ancien numéro 33 après une défaite.

En parlant de ça, est-ce que Patrick Roy saura s’adapter à la LNH? Je crois que oui, mais est-ce que le Canadien voudra servir de baptême à celui qui a énormément de travail à faire pour être un entraîneur-chef respecté à travers la ligue? Ça, je n’en suis pas certain. Juste cette saison, Roy a demandé la démission de deux officiels, a remis en question les compétences du Préfet de discipline (Raymond Bolduc) et celles du commissaire (Gilles Courteau). Je crois que Roy a bien des défauts, mais que l’intelligence est l’une de ses qualités. S’il devient un jour entraîneur-chef, il ne demandera pas la démission d’officiels et ne remettra pas en question les compétences de son bon ami Brendan Shanahan et celles de Gary Bettman. Mais est-ce que le Canadien voudra prendre cette chance?

Et oui, juste de la spéculation, vous ne pourrez pas dire que je ne vous avais pas averti…


La transaction Rene Bourque – Mike Cammalleri sert à quoi?

Finalement, la transaction entre les Flames de Calgary et le Canadien de Montréal qui est survenue le 12 janvier dernier n’a pas changé grand-chose. Cammalleri a amassé onze points en 21 matchs depuis son départ de Montréal tandis que Bourque s’est contenté de sept points en 26 rencontres. Si on analyse la transaction au-delà des points, on réalise que les attitudes des deux joueurs sont semblables. Il est trop tôt pour conclure quoi que ce soit – je suis le premier à l’admettre – mais que reprochait-on à Michael Cammalleri au juste? Son individualisme, son orgueil et surtout son manque de productivité.

Rene Bourque n’a pas l’air aussi égoïste que Cammalleri, mais il a été le premier à avouer publiquement aux journalistes que la saison était terminée, ce qui, à mon sens, est inacceptable venant d’un nouveau joueur très discret sur la feuille de pointage. Il a dit cela tout juste avant le match contre les Oilers, il y a une semaine. Certains le défendront en disant qu’il a tout simplement dit tout haut ce que les autres pensaient tout bas. Quel heureux hasard : c’est exactement ce que les défenseurs de Cammalleri avaient donné comme argument après qu’il ait dénoncé l’attitude de perdants régnant au sein de l’équipe. C’est peut-être opportuniste comme lien, mais Bourque ne semble clairement pas à l’aise avec le Canadien.

Au niveau de la productivité, les statistiques sont bien claires. Bourque a inscrit 27 buts à chacune de ses deux dernières saisons. Il lui en manque 10 pour atteindre une troisième fois ce plateau et ce serait surprenant qu’il réussisse à le faire. Pourquoi? Parce que tout comme Cammalleri, il ne se donne pas beaucoup de chance. Lundi soir face aux Sabres, l’Albertain de 30 ans a eu droit à un temps de jeu de 17 minutes et quelques secondes. Résultat : aucun tir au but, aucune mise en échec. Difficile de débloquer dans de telles circonstances…

C’est comme si Rene Bourque était arrivé ici en sachant pertinemment que la saison était terminée et qu’il n’était plus vraiment important de livrer un effort constant. Si c’est cela, les partisans de la Sainte-Flanelle peuvent respirer puisqu’ils pourront compter sur le retour en force de Bourque la saison prochaine quand tout le monde repartira à zéro. Le hic, c’est que cette attitude semble suivre l’attaquant depuis très longtemps. C’est d’ailleurs Kelly Hrudey de la CBC qui avait averti tout le monde en novembre dernier : « Ce gars-là doit apprendre à jouer avec passion » avait-t-il dit.

Attendons encore un peu avant de paniquer. De toute façon, il paraît que ça ne sert à rien.

*Photo: http://twitpic.com/8vk4co 


Le snobisme de Pierre Gauthier

pierre gauthier canadiens

Y-a-t-il quelque chose de plus insultant que de se faire regarder de haut par quelqu’un? En ce qui me concerne, non. J’ai ce feeling-là à chaque fois que j’entends parler Pierre Gauthier et que je le regarde répondre aux journalistes comme s’ils étaient de vulgaires bouts de pneus abandonnés sur la 40. Je vous entends déjà me dire que des bouts de pneus, c’est quand il est en forme le Pierre Gauthier. Je suis peut-être paranoïaque, mais ce qui a de merveilleux avec Internet, c’est qu’on peut vérifier si on est le seul à penser quelque chose. Je vous envoie donc la question : avez-vous l’impression, vous aussi, que dans la tête à Pierre Gauthier, vous êtes un vulgaire morceau de pneu?

Ce n’est pas obligé d’être un morceau de pneu abandonné sur la 40, ça peut aussi être un crachat à côté d’un banc de parc ou un Syrien qu’on préfère à un Académicien.

Pierre Gauthier n’agit peut-être pas ainsi volontairement – je lui donne le bénéfice du doute – mais le résultat est le même. On a carrément l’impression qu’on ne vaut rien à ses yeux. J’ai encore une fois fait l’exercice lundi en fin d’après-midi et j’ai remarqué que le DG du Canadien ne regarde que très rarement les journalistes dans les yeux et qu’il ne répond qu’à l’occasion, à leurs questions. Vous voulez une preuve? Non? La voici quand même :

-        Question d’un journaliste lundi : « Y-a-t-il eu beaucoup d’offres pour Andrei Kostitsyn? »

-        Sa réponse : « Ça n’a pas été facile d’échanger monsieur Kostitsyn, c’est quelqu’un qui a été repêché par l’organisation et qui n’a jamais joué ailleurs. C’est une personne qui aimait beaucoup jouer pour le Canadien. À ce moment-ci, c’était la meilleure chose pour la franchise que d’effectuer cette transaction et monsieur Kostitsyn va rejoindre son frère à Nashville. »

Bref, il ne veut pas répondre à la question. Au lieu de sortir la cassette, peut-il simplement nous dire qu’en tant que DG, il ne peut pas dévoiler de telles informations? Il fait perdre du temps à tout le monde et ne nous apprend surtout absolument rien. Je pourrais vous sortir toutes les questions de la conférence et en venir à la même conclusion. On peut trouver tous les défauts qu’on veut à Randy Cunneyworth, mais il demeure l’un des seuls membres de cette organisation à avoir été honnête avec les journalistes cette saison. Je trouve ça triste qu’on accepte cela. Les journalistes n’ont pas vraiment le choix puisqu’ils savent qu’ils se feront barrer s’ils décident de confronter Pierre Gauthier. Il n’y a clairement pas équilibre des forces. Qu’en pensez-vous?


Mike Ribeiro explique l’importance de la patience avec les jeunes chez le Canadien

mike ribeiro canadiens

Quand Mike Ribeiro passe dans le coin, il faut bien en profiter. C’est ce que j’ai fait.

On peut critiquer Mike Ribeiro autant qu’on veut, il en demeure pas moins qu’il a lancé un message clair à l’organisation avant le match au Centre Bell. Oublions son but, sa première étoile, sa célébration et son salut à la Jaromir Jagr. Quand les journalistes l’ont entouré devant sa case dans le vestiaire des Stars, il s’est contenté d’une phrase assassine. Le reste, c’était une cassette préenregistrée. Au sujet de la transaction qui l’a envoyé à Dallas, l’ancien du Canadien a dit : « L’organisation gagnerait à prendre son temps avec les jeunes ».

Il portait peut-être sa casquette par en arrière à Montréal, il sortait peut-être assez souvent dans les bars et surtout, il divisait peut-être le vestiaire en deux, mais il a tout à fait raison sur ce point. Les jeunes joueurs que le Canadien a repêchés et qui, aujourd’hui, connaissent du succès ailleurs dans la ligue sont assez nombreux. Mike Ribeiro vient en tête de liste bien évidemment, mais Sergei Kostitsyn (84 pts en 131 matchs à Nashville), Mikhail Grabovsky, Matt d’Agostini – il a connu une très bonne saison l’an dernier –  et plusieurs autres reviennent constamment hanter le Canadien.

La patience est de mise avec les jeunes. C’est certain qu’ils doivent s’aider aussi en ne faisant pas exprès d’user cette dite patience, mais la plupart du temps, le Canadien a perdu patience quand ce n’était peut-être pas le temps de le faire.

Andrei Kostitsyn

Pierre Gauthier devrait étudier la possibilité d’offrir un nouveau contrat à Andrei Kostitsyn cet été. De toute façon, il va falloir le remplacer par quelqu’un si on décide de le laisser aller le 1er juillet et ce « quelqu’un », on ne le connaitra pas, on ne saura rien de lui et on devra apprendre à le connaître. Tout le contraire de l’aîné des frères Kostitsyn qui, oui, déçoit, qui, oui, pourrait en donner plus, mais qu’on connait très bien. On sait ce qu’il peut offrir comme travail sur la glace, on connait ses défauts – qui semblent parfois plus nombreux que ses bons côtés – et en le gardant, on est certain que s’il débloque un jour pour de bon, ça va avoir été à Montréal.

Ribeiro ne le sait peut-être pas, mais il vient d’alimenter les discussions pour longtemps ici.

Dans le fond, il le sait et il vit très bien avec ça.