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À propos de MartinITFOR

Sage tenancier de l'art vernaculaire de la sociologie, Martin ITFOR livre son interprétation personnelle du hockey avec ses coups de style punk rock dans son temple nommé La Vie Est Une Puck et où le vent le mène...

Chronique Vintage : Tom Glavine, joueur de hockey

Tom Glavine est a été nommé au Temple de la renommée du baseball aujourd’hui. Pour souligner l’occasion, on vous repasse une chronique de MartinITFOR sur la carrière de hockeyeur de Glavine qui a été un choix de 4e ronde des Kings de Los Angeles à une époque.

Savez-vous également que Tom Glavine a dû choisir entre une carrière de hockeyeur et une de lanceur dans les ligues majeures?

Tom Glavine est né en 1966 à Concord au Massachusetts et passa la majeure partie de sa jeunesse à Billerica au Massachusetts. Alors qu’il évoluait avec l’équipe de baseball de son high school, le Billerica Memorial High School, Glavine jouait non seulement au baseball, mais également au hockey. Glavine étant né au Massachusetts, il a grandi en tant que fan des Bruins et s’adonnait au hockey. Il excella assez pour être reconnu pour être nommé meilleur joueur de la Merimack Valley pour la saison 1983-84.

Il faut savoir qu’aux États-Unis, exceller dans plus d’un sport n’est pas chose rare. Souvent, pour recevoir des bourses d’études en sport, les jeunes doivent même pratiquer plus d’un sport. Ça ne veut pas dire qu’au sortir de l’école secondaire le jeune sera repêché dans les deux sports. Ce fut toutefois le cas pour Tom Glavine. À l’âge de 18 ans, en 1984, Tom Glavine fut bien sûr repêché par les Braves d’Atlanta au deuxième rang du repêchage du baseball majeur, mais également par les Kings de Los Angeles en 4e ronde, 69e au total.

Il est à noter que repêcher des joueurs américains toujours au high school est encore une chose rare de nos jours, alors imaginez en 1984. La sélection de Glavine est d’autant plus impressionnante qu’elle se fit avant des Brett Hull et Luc Robitaille, pour ne nommer que ceux qui ont été sélectionnés après lui qui a été élu au Temple de la Renommée…

Glavine pourtant choisit le baseball au hockey. Glavine refusa même une bourse d’études à l’University of Lowell pour se consacrer au baseball… Aimant les deux sports presque autant, il considéra qu’étant un lanceur gaucher, ses chances de devenir une superstar du baseball étaient plus probables. Les lanceurs gauchers étant rares comme de la m@rde de pape, ses chances d’atteindre les sommets au baseball étaient plus probables. Malheureusement, ce genre d’avantage n’existe pas pour les joueurs gauchers au hockey.

Tom Glavine demeura toutefois toujours un grand fan de hockey. On l’a déjà par exemple aperçu en train de pratiquer avec les Bruins de Boston. Plus récemment, on a souvent pu l’apercevoir aux matchs des Thrashers d’Atlanta, lui qui possédait des billets de saison pour l’équipe. Il a même tenté un plan ultime afin d’acheter l’équipe afin de la conserver à Atlanta. Ses trois enfants jouent d’ailleurs au hockey et Glavine est leur entraîneur… Le fils de Nik Antropov faisait également partie de l’équipe…

Et oui, après avoir choisi le baseball, Tom Glavine remporta le trophée Cy Young à deux reprises en 1991 et en 1998, a remporté la série mondiale en 1995, a connu plus de 5 saisons de plus de 20 victoires et plus de 300 victoires en carrière…

Sur cette vidéo, Tom Glavine a revêtu l’uniforme des Gladiators de Gwinett (alors club-école des défunts Thrashers dans la ECHL) en 2010 afin d’amasser des fonds pour des œuvres caritatives…


La géographie selon la NHL…

J’ai écrit cet article à l’automne 2011 afin de parler du fait que les Jets de Winnipeg allaient évoluer dans la division Sud-Ouest et force est d’admettre qu’avec les discussion d’inclure les équipes de la Floride avec celles du nord-est de l’Amérique du Nord poursuit cette histoire que j’ai décrite sur La Vie Est une Puck en 2011 sur l’histoire de la logique géographique de la NHL : 

Au cas où vous ne le saviez pas, la NHL n’a pas revu ses divisions suite au déménagement des Thrashers d’Atlanta, ce qui fait que les Jets de Winnipeg évolueront dans la division Sud-Est de la NHL.

Si vous trouvez ça un peu étrange que les Jets de Winnipeg évoluent dans la division Sud-Est pour la prochaine saison, sachez que la NHL a toujours eu un sens un peu confus de la géographie et ce, depuis sa création. Ce qui fait que si vous cherchez un prof de géographie pour votre cégep, ne prenez même pas soin de considérer une personne avec une expérience de travail pour la NHL, vous pourriez créer des générations de personnes avec une géographie déficiente. Remarquez qu’on a presque tous un GPS sur nous avec nos iPhone de nos jours, on est plus bien bien des cartographes comme Jacques-Cartier…

Voici des exemples de géographie douteuse de la NHL :

–>Dès les années 20, la NHL comptait plus d’équipes américaines que d’équipes canadiennes. En 1926, la NHL forma deux division, la division américaine et la division canadienne. La division canadienne comptait les Canadiens, les St-Pats/Maple Leafs, les Marroons, les Senators et… les Americans de New York. Donc les deux équipes de New York ne jouaient même pas dans la même division… Mais ce qui m’impressionne le plus, c’est que les Americans ne jouaient pas dans la division américaine…

–>Question d’avoir une géographie encore plus compliquée, quand les Senators devinrent les Eagles de St-Louis, en 1934, l’équipe demeura dans la division canadienne… St-Louis était bien sûr la ville le plus au sud et à l’ouest de la NHL.

–>De 1937-38 à 1967-68, la NHL ne comptait pas de divisions, donc pas de séparations géographiques étranges…

–>Avec l’arrive de 6 équipes en 1967, la NHL fit une séparation géographique assez arbitraire pour aider les nouvelles équipes à se développer en jouant ensemble et ainsi d’avoir une chance théorique de remporter la Coupe Stanley, ou du moins une chance réaliste de jouer en finale (au moins!). Ainsi, les six nouvelles équipes, Oakland, Philadelphie, Pittsburgh, Los Angeles, St-Louis et Minnesota évoluèrent dans la division Ouest alors que les 6 équipes classiques évoluaient dans la section Est. Remarquez que Pittsburgh et Philadelphie sont bien sûr plus à l’est que Detroit et Chicago…

–>Avec la seconde expansion qui vit l’arrivée des Sabres de Buffalo et des Canucks de Vancouver dans la NHL en 1970, on dut réaligner les divisions à nouveau. Les Canucks et les Sabres devinrent ainsi des équipes de l’Est et les Blackhawks de joignirent à la division Ouest. Vancouver, une des villes les plus à l’ouest encore de nos jours était dans l’Est…

–>Avec l’arrivée des Flames et des Islanders en 1972, New York se retrouva dans l’Est alors qu’Atlanta alla dans l’Ouest. L’affaire et un peu anodine, mais les Canucks étaient toujours dans l’Est et les Penguins ainsi que les Flyers dans l’Ouest…

–>Deux ans plus tard, avec l’arrivée de Kansas City et Washington dans la NHL, on adopta le principe de 4 divisions. C’est là que tout se complique…. Suivant une logique que Max Stirner, célèbre chialeux allemand du 19e siècle, aurait traité de mongole. Les divisions n’étaient plus trop géographiques et étaient divisées comme suit :

-Division Norris : Canadiens, Red Wings, Penguins, Kings, Capitals

-Division Adams : Bruins, Golden Seals, Maple Leafs, Sabres (Les Barons allaient demeurer dans cette division en 1976 lorsque les Golden Sealss déménagèrent à Cleveland, faisant ainsi une division un peu plus cohérente géographiquement…)

-Division Smythe : Blackhawks, Blues, Canucks, Scouts, North Stars (Les Rockies du Colorado demeurèrent dans cette division lorsque les Scouts prirent le chemin de Denver et Minnesota se déplaça dans la division Adams lorsque l’équipe fusionna avec les Barons de Cleveland.)

-Division Patrick : Flyers, Rangers, Islanders, Flames

Le Canadien de Montréal, équipe la plus au nord-est, était donc dans la même division que les Kings de Los Angeles, équipe la plus au sud-ouest…

–>Comme tout est un peu mêlant et illogique, la NHL ne fit rien pour tout replacer en 1979-80 alors que 4 équipes de la WHA se joignirent à la NHL, ainsi :

-Les Nordiques se retrouvèrent dans la division Adams avec Minnesota, Toronto, Boston et Buffalo

-Les Oilers et les Jets se virent assignés la Division Smythe qui comptait maintenant 6 équipe, Chicago, Colorado, St-Louis et Vancouver en plus de celles que je viens de nommer.

-Les Whalers dans la division Norris avec Montréal, Los Angeles, Detroit et Pittsburgh

-Les Capitals quittèrent la division Norris pour se joindre à la division Patrick pour rejoindre New York (x2), Atlanta et Philadelphia. Si cette division était quelque peu plus logique que les autres géographiquement, elle le devint moins lorsque les Flames déménagèrent à Calgary tout en demeurant dans cette division.

–>C’est en 1981 qu’on prit finalement le modèle géographique tel qu’on l’a connu dans notre enfance à quelques exceptions près. Les conférences devinrent également basées sur un axe Est-Ouest, ce qui n’était pas le cas avant, mais j’ai voulu vous épargner… À noter que c’est dans ce chambardement que les Maple Leafs se firent envoyer dans l’Ouest… Ainsi les divisions devinrent celles-ci :

-Adams : Canadiens, Whalers, Nordiques, Sabres, Bruins

-Patrick : Flyers, Penguins, Capitals, Rangers, Islanders

-Norris : Maple Leafs, Blackhawks, Red Wings, Blues, Jets, North Stars

-Smythe : Rockies, Oilers, Flames, Caucks, Kings

En 1982, quand les Rockies du Colorado devinrent les Devils du New Jersey, ils se joignirent à la division Patrick (Quel avantage d’avoir une marge de manoeuvre avec une division qui doit avoir 6 équipes) et les Jets prirent le chemin de la division Smythe…

–>On a eu donc ainsi une certaine cohérence géographique dans la NHL pour la première fois de son histoire.

–>Le Lightning de Tampa Bay fut intrégré à la division Norris, division plus orientée vers les équipes du midwest, lorsqu’ils entrèrent dans la NHL.

–>En 1996, les Jets faisaient partis de la division centrale de la NHL et demeurèrent dans cette division lorsqu’ils devinrent les Coyotes de Phoenix jusqu’en 1998.

–>Vous pouvez peut-être trouver que Dallas est un peu loin du Pacifique, mais ils évoluent bien dans la division qui porte le nom de cet Océan encore de nos jours…

Donc évitez les leçons de géographie de la part de la NHL…


Les joueurs qui ont porté le #69 dans la NHL // Mel «The Mangler» Angelstad & Andrew Desjardins

nhl number 69

Bonne St-Valentin!

Quoi de mieux que de souligner cette fête païenne en évoquant le nom du premier joueur à avoir porté le numéro 69 dans la NHL, Mel Angelstad.

Le chemin pour parvenir à cet accomplissement fut très ardu…

Melvin Angelstad est né en 1971 à Saskatoon. Il n’a pas joué au niveau junior majeur, jouant plutôt au sein d’équipe au niveau junior inférieur. Il débuta sa carrière professionnelle dans la Colonial Hockey League en 1992-93 avec les Thunder Hawks de Thunder Bay. La suite est un long voyage qui l’amènera dans diverses ligues comme la ECHL, la Western Professionnal Hockey League, l’AHL, la IHL où il se développa une réputation de bagarreur sans peur et sans reproche. C’est avec les Pirates de Portland de l’IHL qu’Angelstad connut le plus de stabilité. Il évolua avec cette équipe qui était à l’époque le club-école des Capitals de Washington (et maintenant des Sabres de Buffalo) de 2001 à 2004. Auparavant, son plus long passage avec une équipe fut avec les K-Wings du Michigan lors de deux saisons, en 1998-99 et en 1999-2000. À cette époque, il appartenait aux Stars de Dallas avec qui il signa à titre d’agent libre en 1998. Il ne joua que quelques matchs pré-saisons avec eux où il eut d’ailleurs la chance d’affronter Bob Probert… C’est en tant que joueur des Pirates de Portland que les portes de la NHL s’ouvrirent à lui après 11 ans de vie dans les ligues mineures. À la fin de la saison 2003-04, Angelstad fut invité par les Capitals de Washington lors des deux derniers matchs de la saison, un contre les Rangers le 3 avril 2004 et le lendemain contre les Penguins de Pittsburgh. Ça sera le seul temps qu’il passa dans la NHL en saison régulière.

Il se promena encore longtemps après, allant même évoluer jusqu’en Australie et en Angleterre. Il joua pour la dernière fois au hockey professionnel en Amérique du Nord avec les Mechanics de Motor City de la Union Hockey League, ligue qui devint la IHL actuelle quelques saisons plus tard…

Connu comme étant l’un des bagarreurs les plus redoutés des ligues mineures, Mel Angelstad fut également un des plus populaires. Il lança même un DVD avec ses meilleurs combats…

Andrew Desjardins – #69

nhl number 69

Tout ça pour dire qu’il fut le premier à avoir le courage de porter le numéro 69 dans la NHL… Après deux matchs télévisés, Gary Bettman lui demanda de changer de numéro. En 2010-2011, Andrew Desjardins des Sharks de San Jose a ressortit ce numéro pour le porter pendant 93 matchs. Lors de l’été 2012, Andrew Desjardins a annoncé qu’il allait dorénavant porter le 10. Lorsqu’on l’a questionné à savoir pourquoi il avait choisi le #69, il a répondu: je pense que tout le monde sait pourquoi.

Bonne St-Valentin!


Chronique Vintage // La carte numéro 1 de Vladimir Malakhov

Vladimir Malakhov - carte - credit: upperdeck
carte Vladimir Malakhov - upper deck - credit: vintage

Le Mondial Junior se déroule en Russie. Je profite de cette occasion pour vous remémorer une carte d’un joueur Russe qui nous faisait sacrer comme on l’a fait contre le Canada ce matin. Pourquoi pas une superbe carte de Vladimir Malakhov lors de la Coupe Canada 91. Je ne sais pas ce que j’aime le plus sur cette carte; la face du coach, le chandail pas de logo, la position de Malakhov, le truc écrit en russe dans le bas ou encore le logo GM derrière… Non, ce que j’aime le plus, c’est que c’est la première carte de cette volumineuse série que fut la série Upper Deck 1991-92!

En passant, voici un « shitload » de cartes de tout acabit sur la Vie est une puck.


Chronique Vintage // La carte de Noël de Molson-O’Keefe avec les joueurs des Canadiens

carte noel molson - 1994 - credit: molson

Pour Noël, je vous ai montré les plus belles cartes des fêtes des Canadiens de Montréal. On voit que celles depuis 10 ans sont assez merdiques! On voici une de Molson-O’Keefe qui date de 1994 je crois. Elle est écoeurante! Êtes-vous capable de nommer tous les joueurs? Réjean Houle assis comme un enfant sur l’épaule de Pierre Bouchard, Guy Lafleur avec son chandail des Canadiens, Nordiques et Rangers, Guy Lapointe, Mario Tremblay qui boit une bière, Jacques Lemaire, Yvan Cournoyer et compagnie.

Via mon ami Sébastien.


La carte de hockey 1987-88 de Tony McKegney

carte hockey 1987-1988

Si j’ai bien compris, nous sommes tous des admirateurs de cartes de hockey avec des erreurs et surtout de ces superbes cartes « air-brushées». Celle-ci est sublime et elle représente un joueur que j’aime bien, Tony McKegney. Si vous regardez bien, vous voyez bien que Topps/O-Pee-Chee a essayé de nous en passer une bonne en peignant Tony aux couleurs de Blues. Ils ont oublié le logo des Rangers derrière le casque… Sachez que Tony, ayant été un gros voyageur, a au moins 3 cartes « air-brushées» si ce n’est pas plus…

Autre fait intéressant à propos de cette série. Toutes les photos ont été prises à Boston, Hartford ou New Jersey, ce qui fait que toutes les équipes à l’exception de celles mentionnées plus haut sont en gilets colorées.


La carte de hockey O-Pee-Chee de Jacques Lemaire avec les Sabres de Buffalo

carte hockey jacques lemaire

Tout ce que j’ai lu à propos de cette carte c’est que les gars d’O-Pee-Chee auraient eu vent d’une rumeur qui envoyait Jacques Lemaire aux Sabres de Buffalo. Ils ont fait la carte en pensant que ça avait été fait sans genre appeler les équipes pour vérifier. Ce n’était pas à l’ère des Twitters où les gens sont pluggés sur les nombrils des autres 24 heures sur 24. Une carte comme ça, c’est un monument à cette époque. Jacques Lemaire en close-up avec un chandail peint des Sabres de Buffalo. Imaginez les jeunes à l’époque qui déballait leur paquet de cartes pour ensuite s’étouffer avec la gomme qui était à l’intérieur: JACQUES LEMAIRE A ÉTÉ ÉCHANGÉ PIS ON NE L’A PAS SU! Imaginez les fans des Sabres qui apprenaient que Lemaire s’en venait. Ils l’attendent encore…

D’autres FAIL de cartes de hockey sur PuckTaVie.com


Chronique Vintage : From Cheese to the Hall of Fame…

Il y a un petit peu de nous autres dans l’intronisation de Mats Sundin au Temple de la Renommée… C’est mon collaborateur sur La Vie Est Une Puck Benoît AKA KeithActon (qui fait également un très bon blogue sur l’histoire, du football canadien) qui m’a fait parvenir cette vieille publicité de P’Tit Québec avec Mats Sundin datant de l’époque de la Sundin-Manie à Québec. Vous savez, avant que les Nordiques ne le donnent aux Maple Leafs contre (le très overraté) Wendel Clark. Remarquez que c’est quand même Wendel Clark qui a fait venir Claude Lemieux, le gros joueur des séries, au Colorado… Mais j’imagine que Sundin aurait apporté encore plus de punch à l’attaque de l’Avalanche des grosses années s’il n’avait pas été échangé. Ça lui aurait quand même fait gagner une chose dans la NHL, lui qui n’a jamais rien remporté individuellement ou en équipe dans la NHL… Je me pose réellement la question à savoir si Sundin a sa place au Temple de la Renommée…

C’est que je trouve que sa place et la place de beaucoup de joueurs intronisés dans les dernières années (Ciccarelli, Nieuwendyk, Oates, Belfour…) est assez « débattable »… L’idée d’introniser à tout prix 4 personnes par année fait en sorte, selon moi, que trop de très bons joueurs qui ne sont pas des joueurs exceptionnels font leur entrée. Au baseball par exemple, être intronisé au Temple de la Renommée est un acte assez complexe, s’il y a un débat sur l’intronisation d’un joueur c’est que l’intronisation de ce joueur ne doit pas être faite, n’étant pas un joueur qui fait l’unanimité afin d’être officiellement considéré comme un « immortel ». C’est pourquoi, selon moi, seul Joe Sakic aurait dû être intronisé cette année au Temple de la Renommée, celle des autres portes-ombrage au statut de joueur légendaire de ce grand joueur des Nordiques/Avalanches. Les autres sont selon moi l’équivalent de joueurs comme Will Clark au baseball, des excellents joueurs, mais non dignes d’être intronisés au Temple de la Renommée… Ça reste mon opinion, mais…

Pour revenir au fromage… Savez-vous que le P’Tit Québec est un produit de Kraft? Et bien, c’est ça, un fromage fait pour nous et qui nous ressemble…

Et pour la pub de Sundin, deux morceaux de robot pour le casque Cooper…


Chronique Vintage : Comment la NHL a quitté la ville d’Hamilton…

Vous n’êtes pas sans savoir que la NHL n’en est pas à son premier conflit de travail. Depuis que la ligue en tant que tel existe, des conflits ont eu lieu entre les joueurs et les propriétaire relativement à la part du gâteau qui revient aux joueurs. Un de ces conflit a eu une incidence dans le championnat de la Coupe Stanley en ce que l’équipe favorite pour remporter le bol en argent, les Tigers d’Hamilton, furent disqualifiées… Ce fut d’ailleurs le premier grand conflit de travail de la NHL.

Hamilton est quand même une ville étrange… Il s’agit d’une des villes les plus peuplées du Canada, mais on dirait une ville fantôme… Quand on la traverse, on a difficilement le goût d’y arrêter en voyant ces nuages de fumée et ce feu apocalyptique sortant des aciéries. On en vient presque à se poser la question à savoir si le Canadiens y ont installé leur club école afin de donner une ambiance de passage en enfer aux joueurs recalés… En dehors de cette équipe, la seule équipe sportive représentant la ville canadienne de l’acier est leur équipe de la ligue canadienne de football, les Tiger Cats.

Mais ce n’est pas un secret pour personne que le désir de cette ville d’obtenir une équipe de la NHL et ça ne date pas d’hier. L’aréna principale de la ville, le Copps Coliseum, nommé en honneur de Victor Copps, le papa de Sheila, a d’ailleurs été construit dans les années 80 avec le dessein avoué de pouvoir accueillir une franchise de la NHL. Malheureusement, les seuls utilisateurs de l’aréna sont depuis 13 ans les Bulldogs de la Ligue américaine…

Mais de 1920 à 1925, Hamilton possédait son équipe de la NHL, les Tigers d’Hamilton. C’est en 1920 que la NHL devint propriétaire de la franchise des Bulldogs de Québec qui fut par la suite vendu à un investisseur d’Hamilton, Percy Thompson de la Abso Pure Ice Company. L’équipe déménagea donc à Hamilton et fut renommée les Tigers. Les Bulldogs, disparus en 1917, avaient été remis sur pieds lors de la saison 1919-20 afin d’entrer dans la NHL. À cette occasion, le légendaire Joe Malone, que l’on voit ici dans l’uniforme des Tigers d’Hamilton, quitta le Canadiens de Montréal afin de retourner dans l’équipe de sa ville natale avec lequel il brilla avant de se joindre aux Canadiens. À l’image des dernières saisons des Bulldogs au sein de la NHA, l’unique saison de Québec dans la NHL fut une saison de misère et l’équipe connut des difficultés financières. La NHL prit la décision comme je l’ai dit plus haut de vendre l’équipe et de la déménager. Mis à part les deux saison où les Bulldogs de la NHA remportèrent la Coupe Stanley, en 1912 et 1913, l’équipe ne connut jamais vraiment de succès sur glace.

(Plogue : l’excellent journaliste de Radio-Canada Marc Durand a écrit un livre sur les Bulldogs de Québec qui sortira dans quelques semaines, avis aux intéressés)

Toutefois, tout comme lors des saisons précédentes, l’incomparable Joe Malone connut une saison exceptionnelle de 39 buts et 10 passes en 24 matchs et inscrivit son nom sur le trophée Art Ross pour la seconde fois en 3 ans lors de cette saison. Joe Malone, le Fantôme de Québec, fit le voyage vers Hamilton où il allait désormais occuper non seulement le poste de joueur vedette, mais également celui d’entraîneur. Il passa les deux saisons suivantes avec l’équipe, récoltant un total de 54 buts en 44 matchs lors des deux saisons. Il fut suspendu par l’équipe après avoir refusé de se reporter au camp d’entraînement de 1922. Malone retourna avec le Canadiens quelques mois plus tard avec qui il termina sa longue et glorieuse carrière.

Les Tigers d’Hamilton débutèrent leur histoire avec un gain surprenant de 5-0 contre le Canadien, mais ce ne fut qu’une surprise avant un océan de marasme. Les 4 premières saisons des Tigers furent désastreuses, terminant à chaque fois en dernière position de la NHL qui ne comptait que 4 équipes à l’époque, les Canadiens de Montréal, les St-Pats de Toronto (futurs Leafs), les Tigers d’Hamilton et les Senators d’Ottawa. À la saison 1924-25, les Tigers prirent des mesures drastiques afin d’améliorer le rendement de l’équipe et furent récompensés pour leur travail de réingénérie. Les Tigers remportèrent les 19 des 30 matchs de la saison, terminant au premier rang de la NHL. Le premier rang da la ligue donnait à l’époque un ticket pour la finale des séries d’après-saison de la NHL.

Alors que les St-Pats de Toronto et les Canadiens de Montréal se disputaient la série demi-finale afin de décider qui allait affronter les Tigers, les joueurs de cette dernière équipe en profitèrent pour déclencher le premier conflit de travail de l’histoire de la jeune ligue de hockey. Alors que cette saison avait vu l’apparition de deux nouvelles équipes, les Maroons de Montréal et les Bruins de Boston, le calendrier de la ligue comportant désormais 6 équipes passa de 24 matchs à 30 matchs. Les joueurs des Tigers allèrent rencontrer le propriétaire Percy Thompson afin d’exiger une augmentation de 200$ afin de compenser pour les 6 matchs supplémentaires au calendrier. Il était d’ailleurs stipulé dans les contrats des joueurs que le montant de leur salaire était fixe, peu importe le nombre de matchs joués. Faisant abstraction de ce fait contractuel, les joueur menacèrent de ne pas jouer la finale de la NHL comme moyen de pression.

Le président de la NHL Frank Calder ne trouva pas la chose très rigolote et affirma que si les Tigers refusaient de jouer la finale, cette dernière serait annulée. Et devant l’intransigeance des joueurs, Calder passa à l’action en annulant la finale de la NHL en suspendant la franchise d’Hamilton et en donnant à chacun des joueurs une amande de 200$… Les Canadiens, vainqueurs de la demi-finale, devinrent les champions de la ligue et allèrent affronter les Cougars de Victoria en finale de la Coupe Stanley, finale que le CH perdit… Il s’agit d’ailleurs de la dernière finale de la Coupe Stanley où deux ligues se disputèrent le précieux trophée.

À l’été 1925, la NHL accorda une franchise à un contrebandier d’alcool de New York nommé « Big Bill » Dwyer qui allait devenir les Americans de New York. Dwyer acheta les droits des joueurs d’Hamilton pour 75000$ et consenti à leur donner une augmentation salariale. La franchise d’Hamilton fut officiellement révoquée le 22 septembre 1925… Les suspensions et les amendes aux joueurs furent également révoquées… S’en était donc fini de la NHL à Hamilton…

Lorsqu’il prit sa retraite en 1933, Billy Burch était le dernier joueur ayant porté les couleurs des Tigers d’Hamilton à évoluer dans la NHL… Lors de cette saison 1924-25, Burch se mérita d’ailleurs le Trophée Hart.

Les Americans de New York, alors rebaptisés les Americans de Brooklyn , cessèrent leurs activités à la saison 1941-42… Ils n’ont jamais remporté la Coupe Stanley, ne participant qu’à 5 reprises en 17 saisons d’existence aux séries éliminatoire de la NHL… À noter que malgré le nom Brooklyn, ils évoluaient au Madison Square Garden, donc la NHL ne sera donc techniquement pas de retour à Brooklyn en 2015…

 

(Texte paru originellement en 2009 sur La Vie Est Une Puck)


Carte de hockey de Dale McCourt des Red Wings faussement peinturée avec les Kings

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Si vous connaissez un peu les cartes de hockey, vous connaissez probablement cette étrange manie qu’avait Topps/O-Pee-Chee de peinturer par-dessus la photo du joueur aux couleurs de sa nouvelle équipe lorsqu’il fut échangé durant la période estivale. Ça a fait une myriade de cartes de hockey toutes plus laides les unes des autres. Je ne sais pas s’ils pensaient vraiment que les collectionneurs pensaient vraiment que c’était le joueur dans son nouvel uniforme, mais ils l’ont fait pendant plus de 15 ans. C’est déjà un tantinet mieux que leur ancienne habitude au début des années 70 de couper la tête du joueur et de la coller par-dessus une tête d’un de ses coéquipiers, mais ce n’était pas très sexy, si vous me permettez l’expression. Parfois, ce geste de l’unique compagnie de carte de hockey prit des proportions démesurées et a fait passer la compagnie pour une vraie bande de pee-wee. C’est le cas de cette carte O-Pee-Chee de 1979-80 de Dale McCourt… On voit clairement sur cette carte que l’uniforme des Kings de Dale McCourt a été peinturé par-dessus son uniforme normal, celui des Red Wings. Remarquez le collet. Jusqu’ici tout va bien, considérant qu’il n’est pas le seul à avoir eu ce traitement. Ce qui fait que le cas de Dale McCourt est unique, c’est qu’il n’a jamais joué pour les Kings…

L’histoire est assez compliquée… Commençons par le début. Dale McCourt connut une carrière junior remarquable et fut le premier choix du repêchage de 1977, devant des joueurs comme Mike Bossy et Doug Wilson… Les attentes envers ce jeune joueur étaient donc assez élevées, surtout que les Red Wings étaient une équipe très mauvaise à cette époque. Tout en n’étant pas autant explosif que Mike Bossy, McCourt connut une saison recrue assez vénérable en 1977-78, amassant 72 points, dont 33 buts. Un joueur recru qui performe de cette manière, j’en prendrais un au sein du Canadien n’importe quand. Sa seconde saison fut également tout autant satisfaisante, comptant un total de 71 points, dont 28 buts.

C’est là que l’histoire se complique… À l’été 1979, les Red Wings firent l’acquisition du vétéran gardien Rogatien Vachon à titre d’agent libre. Cette méthode d’acquisition n’étant pas nécessairement courante à cette époque (ah, le bon temps), les Kings demandèrent compensation pour le départ de leur gardien vedette. Le 8 août, un arbitre de la NHL nommé Ed Houston décida que les Kings devaient recevoir une compensation et que celle-ci allait être le jeune Dale McCourt et non Jim Rutherford et Bill Lochead, ce que les Red Wings proposaient. McCourt mentionna aussitôt qu’il refusait de se joindre aux Kings et ce malgré le contrat de 3 million de dollars que les Kings lui offrait. Une longue saga judiciaire s’en suivit et l’affaire fut réglée peu de temps avant d’atteindre la Cour Suprême des États-Unis… Les Red Wings durent céder André St-Laurent et leur choix de première ronde de 1980 et de 1981 afin de conserver McCourt. À noter que ce choix de 1980 servira à repêcher un futur membre du Temple de la renommée, Larry Murphy. Mais bon, McCourt pourrait demeurer avec les Red Wings… Entre temps, O-Pee-Chee avait publié cette horrible carte où McCourt apparaissait dans un uniforme des Kings peinturé par-dessus son uniforme des Red Wings…

Tout en se maintenant durant encore quelques saisons à ce rythme, la carrière de ce premier choix n’explosa pas comme on aurait pu s’y attendre. Peut-être qu’évoluer avec Marcel Dionne à Los Angeles aurait pu aider à sa carrière, mais il en a décidé autrement en demeurant avec une équipe de fond de classement. Sa meilleure saison fut en 1980-81 où il amassa 82 points, dont 30 buts. Dans le temps de la trappe, ça aurait été un très bon résultat, mais à l’époque de Bossy, Gretzky et compagnie, où une quinzaine de joueurs marquaient plus de 100 points et une dizaine en enfilait plus de 50 (genre que Wayne Babych en marqua 54 lors de cette saison), c’était très peu pour un premier choix au repêchage.

Il débuta avec les Red Wings la campagne de 1981-82 avant de passer aux Sabres de Buffalo en plein milieu de la saison. Il passa une autre saison complète avec les Sabres où sa production diminua significativement. McCourt signa à titre d’agent libre avec les Maple Leafs avec qui il évolua pendant une saison (1983-84) avant de prendre le chemin de la Suisse. Il évolua avec le HC Ambri-Piotta durant 8 saisons et c’est dans l’uniforme de cette équipe qu’il joua son dernier match en 1991.

Sans tambour ni trompette, Dale McCourt amassa 478 points en 532 matchs.

Son frère Dan fut un juge de ligne dans la NHL durant les années 80 et 90.

Il est le neveu du légendaire Georges Armstrong, capitaine des Maple Leafs durant leurs années de gloire des années 60…

Il serait revenu d’Europe au début des années 2000 et travaillerait présentement comme camionneur…